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Attaques contre le droit à l'IVG

Et si vouloir avorter suffisait ?

Un « Rap­port rela­tif à l’ac­cès à l’IVG » (Volet 2 : accès à l’IVG dans les ter­ri­toires) a été ren­du par le Haut conseil à l’é­ga­li­té entre les femmes et les hommes à la ministre des Droits des femmes en novembre 2013.

Ce rap­port recom­mande 40 mesures, dont 3 dans la par­tie « Droit : faire de l’IVG un droit à part entière ». Et on ne peut qu’être d’ac­cord avec les trois recom­man­da­tions qui enté­rinent le fait que les femmes sont aptes à prendre seules les déci­sions les concer­nant, sans contrôle des psy ou des méde­cins…

RECOMMANDATION N°1
Rem­pla­cer dans l’Article L2212‑1 du Code de la san­té publique auto­ri­sant l’avortement l’expression « La femme enceinte que son état place dans une situa­tion de détresse peut deman­der à un méde­cin l’in­ter­rup­tion de sa gros­sesse » par l’expression « La femme qui ne sou­haite pas pour­suivre une gros­sesse peut deman­der à un‑e méde­cin de l’in­ter­rompre »

RECOMMANDATION N°2
Sup­pri­mer l’obligation du délai de réflexion de 7 jours pré­vu aujourd’hui entre les deux pre­mières consul­ta­tions néces­saires avec un‑e méde­cin avant une IVG

RECOMMANDATION N°3
Sup­pri­mer de l’article L.2212–8 du Code de la san­té publique la men­tion expli­cite de la clause de conscience for­mu­lée ain­si : « Un méde­cin n’est jamais tenu de pra­ti­quer une inter­rup­tion volon­taire de gros­sesse », ain­si que pour les autres pro­fes­sion­nel-le‑s de san­té men­tion­né-e‑s dans le même article. La pos­si­bi­li­té de recours à la « clause de conscience » est déjà accor­dée de manière géné­rale à tout le per­son­nel soi­gnant pour l’ensemble des actes médi­caux.

Un amen­de­ment a été ajou­té mer­cre­di, en com­mis­sion, au pro­jet de loi « pour l’é­ga­li­té entre les femmes et les hommes » qui sera dis­cu­té à l’As­sem­blée natio­nale à par­tir du 20 jan­vier. Cet amen­de­ment reprend la recom­man­da­tion 1.

L’a­li­bi de la détresse obli­ga­toire, sans doute néces­saire pour faire pas­ser  la loi de dépé­na­li­sa­tion, n’a plus lieu d’être et la loi va (peut-être) le recon­naître. Si une femme ne veut pas d’une gros­sesse, elle a le droit incon­di­tion­nel d’a­vor­ter.

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De l'autre côté de la canule

J’y vais, j’ai les adresses — Un site pour faciliter l’IVG en Ile de France

Pour faci­li­ter le par­cours des femmes qui sou­haitent recou­rir à une IVG, REVHO (Réseau Entre la Ville et l’Hô­pi­tal pour l’Or­tho­gé­nie), sou­te­nu par l’A­gence Régio­nale de San­té Ile-de-France, met à dis­po­si­tion du grand public un site inter­net lan­cé aujourd’­hui 7 mars 2013.

Créé en 2004 par des méde­cins, REVHO est une asso­cia­tion loi 1901 dont l’ob­jec­tif est de faci­li­ter l’ac­cès à l’IVG en Ile-de-France. Les pro­fes­sion­nels du réseau font le constat, dans leur tra­vail de ter­rain auprès des femmes qui sou­haitent avor­ter d’une réelle dif­fi­cul­té à obte­nir adresses et numé­ros de télé­phone des struc­tures pra­ti­quant des IVG. Par ailleurs, l’in­for­ma­tion sur l’IVG via inter­net — source pri­vi­lé­giée des patientes — est court-cir­cui­tée par les sites anti-IVG à réfé­ren­ce­ment payant, dont les dis­cours masquent une lutte contre l’a­vor­te­ment, sou­vent invi­sible aux yeux non aver­tis.

J’y vais, j’ai les adresses !  per­met­tra aux fran­ci­liennes de trou­ver en 3 clics les infor­ma­tions sur les lieux, les struc­tures, les méthodes pour avor­ter selon leur choix.

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Témoignages

Une étudiante assistante sociale nous sollicite pour enquête sur l’IVG chez les mineures

Elle com­mence par nous écrire ceci :

Cela fait un moment que je me rend sur votre blog (que je trouve fort
inté­res­sant d’ailleurs!) et que j’hé­site à lais­ser un mes­sage.

J’ai appris l’exis­tence de ce blog par une amie conseillère conju­gale
et fami­liale qui exerce dans un centre de plan­ni­fi­ca­tion en Bre­tagne.

J’ai beau­coup appris en lisant vos articles et en me bala­dant sur tous
les sites d’in­for­ma­tions que vous indi­quez, donc tout d’a­bord, mer­ci!

Du coup, for­cé­ment, on veut bien l’ai­der. Voi­ci son mes­sage :

Bon­jour,

Je suis actuel­le­ment en der­nière année de for­ma­tion d’as­sis­tante de ser­vice social et j’ai choi­si d’o­rien­ter mes recherches de mémoire de fin d’é­tude sur le thème de l’IVG.

Plus par­ti­cu­liè­re­ment je m’in­té­resse au par­cours de l’IVG chez les mineures ou ado­les­centes (jus­qu’à 19 ans envi­ron).
Quels sont les obsatcles ren­con­trés , les freins ou au contraire les encour­ga­ments, inci­ta­tions..?? Existe t‑il des pres­sions dans le che­mi­ne­ment de cette prise de déci­sion?

Pour cela j’ai­me­rai ren­con­trer ou échan­ger avec des femmes ayant vécu cette situa­tion.
Je suis en étude sur Bor­deaux mais je suis assez mobile sur toute la France car ma famille habite en Bre­tagne et sur Paris.

Bien sûr dans le cadre de ma for­ma­tion (et de mon futur métier) je suis tenue au secret pro­fes­sion­nel. Par consé­quent tout ce qui pour­ra être dit res­te­ra confi­den­tiel et ano­nyme.

Je vous laisse mon adresse mail et mon numé­ro de télé­phone si vous vou­lez prendre contact avec moi:
maudjuhel@hotmail.fr 06.84.72.23.35

Mer­ci de votre aide.
Maud Juhel

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Nos autocollants sont à nouveau disponibles

Nos auto­col­lants sont à nou­veau dis­po­nibles et vous pou­vez les com­man­der.