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Dans les médias, les films, les livres Témoignages

Appel à témoignages pour Maxi

Nous avons reçu ceci :

Bon­jour,
Je suis jour­na­liste pour le maga­zine Maxi et je pré­pare une enquête sur les dif­fi­cul­tés d’ac­cès à l’ivg aujourd’­hui en France (fer­me­ture de centres d’or­tho­gé­nie, pro­pos ambi­gus voir car­ré­ment hos­tiles de cer­tains méde­cins…)… Je recherche des témoi­gnages, ano­nymes et sans pho­to je le pré­cise, de femmes entre 30 et 50, qui accep­te­raient de me par­ler de leur expé­rience.

Si vous êtes inté­res­sées, vous pou­vez la contac­ter à l’a­dresse : anne.ulpat@free.fr

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Manifestations Non classé

Communiqué de presse de la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception

Com­mu­ni­qué de presse de la Coor­di­na­tion des asso­cia­tions pour le droit à l’a­vor­te­ment et à la contra­cep­tion

Jusqu’où iront-ils dans leurs offen­sives contre les femmes ?

Elles ne peuvent ni avor­ter et bien­tôt plus accou­cher sauf à payer le prix fort.

71 femmes, aidées par le Plan­ning Fami­lial de Paris, ont été contraintes, cet été, d’aller avor­ter aux Pays-Bas faute de places dans les hôpi­taux pari­siens.

Cet été 2011, nous appre­nons la fer­me­ture de l’Institut de pué­ri­cul­ture de Paris, les menaces sur la Mater­ni­té des Lilas, la pos­sible dis­pa­ri­tion de la Mater­ni­té des Bluets : trois centres emblé­ma­tiques pour la qua­li­té des soins. Ces deux der­niers éta­blis­se­ments sont aus­si recon­nus pour l’accueil qu’ils réservent aux femmes qui dési­rent avor­ter.

Les élec­tions pré­si­den­tielles et légis­la­tives approchent. Mes­sieurs Mes­dames les poli­tiques, vous ne pou­vez conti­nuer à igno­rer les aspi­ra­tions et les besoins d’une majo­ri­té de femmes de ce pays.

Que pro­po­sez-vous pour main­te­nir la qua­li­té des soins et l’égalité face à la san­té ?

Il y a urgence à sus­pendre les direc­tives des Agences Régio­nales de San­té qui condui­ront à une catas­trophe sani­taire et sociale.

N’entendez-vous pas que se jouer de la jus­tice sociale c’est remettre en ques­tion notre socle démo­cra­tique com­mun ?

C’est pour­quoi nous appe­lons à mani­fes­ter le same­di 24 sep­tembre 2011 à 11h en sou­tien à la Mater­ni­té des Lilas 93. La mani­fes­ta­tion par­ti­ra de la Mater­ni­té elle même, rue du Coq Fran­çais, aux Lilas.

Coor­di­na­tion des Asso­cia­tions pour le Droit à l’Avortement et à la Contra­cep­tion — Le 11 sep­tembre 2011

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IVG : Femmes, vous allez le payer cher…

Déremboursement de l’avortement : deux projets inquiétants en Suisse et en Russie.

Les femmes russes et suisses qui dési­rent avor­ter pour­raient bien se retrou­ver face à une triple peine : morale, finan­cière et phy­sique. Dérem­bour­se­ment de l’a­vor­te­ment, condam­na­tion morale vio­lente des femmes avor­tant et péna­li­sa­tion des plus pauvres, voi­là quelques nou­velles en pro­ve­nance des fronts suisse et russe.

Suisse : « Financer l’avortement est une affaire privée »…

En Suisse, la triple peine est ‑notam­ment- deman­dée par un par­ti poli­tique, l’UDC (l’U­nion Démo­cra­tique du Centre). Ce par­ti de droite dure est, comme bien sou­vent, à la fois ultra conser­va­teur socia­le­ment et ultra libé­ral éco­no­mi­que­ment. Une rapide consul­ta­tion du site Inter­net du par­ti per­met de s’a­per­ce­voir (sans grande sur­prise) que l’UDC mène de nom­breuses croi­sades : contre l’a­vor­te­ment mais éga­le­ment contre tout ce qui semble de près ou de loin basa­né (et sur­tout musul­man).

Concer­nant l’a­vor­te­ment, une figure de l’UDC semble émer­ger. Il s’a­git du conseiller natio­nal Peter Föhn. Pour lui, l’a­vor­te­ment fait par­tie des « pres­ta­tions inutiles du cata­logue des pres­ta­tions de base de l’as­su­rance mala­die obli­ga­toire »: puisque « l’a­vor­te­ment n’est pas une mala­die » (on est bien d’ac­cord), il ne doit donc plus être pris en charge par l’as­su­rance mala­die.

Un souci « d’économies » ?

Pas vrai­ment, puisque Peter Föhn le recon­naît lui même : les « coûts rela­tifs aux inter­rup­tions de gros­sesse ne consti­tuent qu’une part réduite du sinistre affec­tant les caisses » mala­die. En réa­li­té, c’est sur­tout parce que Mon­sieur Föhn « par convic­tion », « répugne à cofi­nan­cer l’avortement, cet acte inad­mis­sible ». Pour lui donc, « ce sont tout par­ti­cu­liè­re­ment aus­si des motifs éthiques qui importent. » (source)

En voi­là une sur­prise. Regon­flé à bloc par ces « motifs éthiques », notre conseiller natio­nal a donc lan­cé en jan­vier 2010 « en com­pa­gnie de per­sonnes qui par­tagent les mêmes idées, l’i­ni­tia­tive popu­laire Finan­cer l’a­vor­te­ment est une affaire pri­vée ».