L’APPEL

IVG : je vais bien, merci.

- les filles des 343 salopes -

http://jevaisbienmerci.net/

Plus de 200 000 femmes avortent chaque année en France.

Cet acte, pra­ti­qué sous contrôle médi­cal, est des plus simples. Pour­tant, le par­cours des femmes qui avortent, lui, l’est de moins en moins :

Le droit à l’IVG est menacé : en pra­tique, par la casse métho­dique du ser­vice public hos­pi­ta­lier, et dans les dis­cours, car l’avortement est régu­liè­re­ment pré­senté comme un drame dont on ne se remet pas, un trau­ma­tisme systématique.

Ces dis­cours sur l’avortement sont des slo­gans éloi­gnés de ce que vivent la grande majo­rité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.

Nous en avons marre que l’on nous dicte ce que nous devons pen­ser et res­sen­tir.
Depuis le vote de la loi Veil en 1975, a-t-on cessé de pré­dire le pire aux femmes qui décident d’avorter ?

Nous en avons assez de cette forme de mal­trai­tance poli­tique, média­tique, médicale.

Avor­ter est notre droit, avor­ter est notre déci­sion. Cette déci­sion doit être res­pec­tée : nous ne sommes pas des idiotes ou des incon­sé­quentes. Nous n’avons pas à nous sen­tir cou­pables, hon­teuses ou for­cé­ment malheureuses.

Nous reven­di­quons le droit d’avorter la tête haute, parce que défendre le droit à l’avortement ne doit pas se limi­ter à qué­man­der des miettes de tolé­rance ou un allon­ge­ment de la corde autour du piquet.

Nous disons haut et fort que l’avortement est notre liberté et non un drame.

Nous décla­rons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien.

Nous récla­mons des moyens pour que le droit à l’IVG soit enfin res­pecté. Nous récla­mons son accès incon­di­tion­nel et gra­tuit mais éga­le­ment la liberté de faire ce que nous vou­lons de notre corps sans que l’on nous dise com­ment nous devons nous sentir.

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3 réponses à L’APPEL

  1. geslin dit :

    Bravo et conti­nuez, car les « bien-pensants » reviennent, sour­noi­se­ment, mais reviennent. Une grand-mère.

    • Esther dit :

      Heu­reuse de consta­ter cette mobi­li­sa­tion, cet appel!
      Vous êtes for­mi­dables! En occi­dent, les femmes « ont l’air plus pro­té­gées », mais la vio­lence (psy­cho­lo­gique, notam­ment) conti­nue sournoisement.

      Ni poule ni pondeuse.

      Les femmes n’auraient pas droit de pen­ser à elles? Tou­jours faire sem­blant que tout ira bien pen­dant l’acte sous contra­cep­tifs. Le risque zéro n’existe pas. Cer­tains le savent mais ils nous regardent de tra­vers quand on dit le com­ment, le pour­quoi de l’avortement! On ne fait jamais assez atten­tion? Alors tous ces hommes qui aiment tant nous rem­plir pour nous prou­ver com­bien ils nous aiment pourraient-ils nous aimer en ayant assez d’écoute envers nous? Serait-il pos­sible, lors de « leur décla­ra­tion d’amour », qu’ils arrêtent de ne pen­ser qu’à leur plai­sir, et croire qu’on peut tout sup­por­ter du risque qu’on court pour eux? Pour res­ter dans leur bras, en ayant peur de les déçe­voir (pour cer­taines) d’oser refu­ser un rap­port parce qu’il ne vaut mieux pas ris­quer une gros­sesse et même ris­quer un avor­te­ment. Aucune recon­nais­sance en géné­ral! L’acte est bana­lisé à leur yeux dès qu’ils savent qu’on est sous contra­cep­tifs: femme qui s’assume ne veut pas dire femme qui peut tout sup­por­ter d’un homme! On espère tou­jours s’en sor­tir indemne parce que même une gros­sesse peut nous coû­ter la vie! Ils doivent savoir ce qu’on res­sent, ce qu’on vit! Nous n’avons pas à nous cacher de cela, c’est le début d’une longue bataile: nous ne sommes pas leur objet.

  2. Ping : Le délai de réflexion pour une IVG est enfin supprimé | Sans Compromis

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