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	<title>Les filles des 343 salopes</title>
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		<title>A y est, vous pouvez réclamer notre livre à votre libraire</title>
		<link>http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/04/a-y-est-vous-pouvez-reclamer-notre-livre-a-votre-libraire/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 14:36:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Matériel]]></category>
		<category><![CDATA[Vient de paraître]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre livre est depuis le 18 avril disponible chez votre libraire si sa librairie est une bonne librairie. Sinon, commandez-le. Il est préfacé par Carine Favier, présidente du Mouvement français pour le planning familial et Danielle Gaudry, membre du bureau &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/04/a-y-est-vous-pouvez-reclamer-notre-livre-a-votre-libraire/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Notre <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/04/un-an-et-un-livre/">livre </a>est depuis le 18 avril disponible chez votre libraire si sa librairie est une bonne librairie. Sinon, commandez-le.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est préfacé par Carine Favier, présidente du Mouvement français pour le planning familial et Danielle Gaudry, membre du bureau confédéral du planning familial, chargée de la commission avortement.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici le début de l’introduction :</p>
<p style="text-align: justify;">Avant 1975, en France, les femmes avortent dans la clandestinité et à leurs risques et périls. Beaucoup en meurent ou sont mutilées à vie. Chacune fait ce qu’elle peut, en fonction de son carnet d’adresse et de ses moyens. Certaines ont assez d’argent pour aller avorter dans quelque clinique suisse ou anglaise, tandis que d’autres se retrouvent sur la table de cuisine « d’une faiseuse d’anges », entre la marmite de pot-au-feu et le buffet en formica, en échange de quelques billets. D’autres encore sont obligées de se débrouiller seules et utilisent ce qu’elles peuvent pour s’avorter : « aiguille à tricoter, baleine de parapluie ou de corset, épingle à cheveux » mais aussi « des bigoudis, des scoubidous, des tuyaux d’aquarium, des piques (que les vendeuses utilisaient pour marquer les prix) […] des ciseaux, des fourchettes, des branches d’arbre, des tiges de lierre ou de persil, des os de poulet, du fil de fer, du fil électrique, un bout de bois » (GAUTHIER (Xavière), Paroles d’avortées, quand l’avortement était clandestin, La Martinière, 2004, pages 20–21.).</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles que soient les conditions, avant 1975,lorsqu’une femme est déterminée à avorter, elle doit supporter le pire. Combien d’entre elles sont allées travailler avec une sonde introduite dans l’utérus, souffrant le martyre dans l’espoir d’interrompre une grossesse dont elles ne veulent pas ? Gisèle Halimi raconte ainsi qu’elle a plaidé des jours entiers au tribunal, avec une sonde sous sa robe d’avocate. Pendant le procès, elle se tient debout, malgré « une douleur intolérable,fulgurante », des « vertiges [qui lui] brouillaient la vue » et « une fatigue atroce » (HALIMI (Gisèle), La cause des femmes, Grasset, 1973, pages 47.). Pour déclencher l’avortement, les femmes essaient de provoquer une infection. Certaines arrivent à l’hôpital à temps :la grossesse est interrompue et l’infection peut se soigner ;d’autres arrivent trop tôt, et repartent avec leur grossesse etquelques médicaments pour soigner l’infection. Et puis il y acelles qui n’arrivent jamais à l’hôpital ou qui arrivent trop tard, alors que l’infection ne peut plus être enrayée : elles perdent alors leur utérus, leurs trompes ou leur vie, à la suite d’une septicémie, d’une hémorragie ou d’une embolie.</p>
<p style="text-align: justify;">De nombreux-ses militants-es luttent contre cette situation intolérable. En avril 1971, 343 femmes prennent le risque de déclarer publiquement avoir avorté, et ainsi enfreint l’article 317 du code pénal français. Ce faisant, elles s’exposent à une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement si le Ministère publicchoisit de les poursuivre – ce qu’il ne fit pas. Par cet acte de désobéissance civile, les femmes signataires du Manifeste des 343ont contribué à faire de l’avortement une question politique. Il faudra encore quatre années d’âpres luttes (Ces luttes furent menées par des femmes, des médecins, des avocat-es… On se souvient par exemple du MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de lacontraception), du MFPF (Mouvement français pour le planning familial), ou encore de l’association « Choisir la cause des femmes », fondée notamment par Gisèle Halimi.) pour que soit – difficilement – votée une loi autorisant le recours à l’avortement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette loi, d’abord votée pour un temps défini (cinq années) est arrachée dans un climat d’une grande violence, notamment vis-à-vis de la ministre de la Santé, Simone Veil, qui essuie de nombreuses insultes. Mais la loi est là. Elle permet enfin aux femmes d’avorter dans de bonnes conditions sanitaires, au sein d’hôpitaux français et sans risquer leur vie. Mieux, dès 1982, l’acte est enfin remboursé par la Sécurité sociale. Mais l’avortement est soumis à de nombreuses conditions : les femmes doivent obligatoirement se rendre à un « entretien social » avant chaque IVG, l’avortement n’est autorisé que dans un délai de 12 semaines d’aménorrhée (absence de règles), soit dix semaines de grossesse, et les jeunes femmes mineures doivent obtenir le consentement de leurs parents pour bénéficier d’une IVG. Il faudra attendre 2001 pour que le délai légal passe de 12 à 14 semaines d’aménorrhée (soit de 10 à 12 semaines de grossesse), que l’entretien préalable obligatoire soit supprimé pour les femmes majeures, et que les mineures puissent avorter sans le consentement de leurs parents.</p>
<p style="text-align: justify;">Dix années après la loi de 2001, trente-cinq ans après la loi Veil et plus de quarante années après le Manifeste des 343, où en sommes-nous avec l’avortement ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir à travers les témoignages de femmes, de militant-es et de soignant-es.</p>
<p style="text-align: justify;">« Vous devez vous sentir coupable » Notre action a débuté à l’occasion des 40 ans du Manifeste des 343, en avril 2011. Nous, filles des 343, avons souhaité donner à nouveau la parole aux femmes, pour lutter contre la culpabilité et le silence dans lesquels, encore actuellement, sont enfermées celles qui décident d’interrompre volontairement leur grossesse. À travers les témoignages que vous allez lire, se dessine l’image de l’avortement aujourd’hui en France – et cette image est, c’est le moins que l’on puisse dire, contrastée.</p>
<p style="text-align: justify;">Commençons par ce qui est encourageant. Les femmes venues témoigner sur le site IVG : je vais bien, merci !  sont combatives et lucides. Conscientes que ce droit fondamental est sans cesse menacé, elles ne semblent pas prêtes à baisser la garde.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Un an et Un livre !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 14:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Matériel]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Vient de paraître]]></category>
		<category><![CDATA[Autocollants IVG]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Interruption volontaire de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[IVG]]></category>
		<category><![CDATA[Je vais bien]]></category>
		<category><![CDATA[Livre : J'ai avorté et je vais bien]]></category>
		<category><![CDATA[merci !]]></category>

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		<description><![CDATA[Le site « IVG, je vais bien, merci ! » a un an ! L’année dernière, alors que le Manifeste des 343 fêtait ses 40 ans, nous avons décidé de créer un espace de parole déculpabilisé et déculpabilisant sur l’avortement.  Nous en &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/04/un-an-et-un-livre/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #e519a4;"><strong>Le site « IVG, je vais bien, merci ! » a un an !</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">L’année dernière, alors que le </span><a style="text-align: justify;" href="http://blog.jevaisbienmerci.net/lappel/le-manifeste-des-343-1971/">Manifeste des 343</a><span style="text-align: justify;"> fêtait ses 40 ans, nous avons décidé de créer un espace de parole déculpabilisé et déculpabilisant sur l’avortement. </span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous en avions assez qu’une majo­rité de médias, de poli­tiques et de méde­cins pré­sentent sans cesse l’avortement comme un drame et un trau­ma­tisme dont on ne se remet­trait pas. Selon nous, ces dis­cours sur l’avortement sont des slo­gans éloi­gnés de ce que vivent la grande majo­rité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, nous avons voulu dire :</p>
<blockquote>
<ul>
<li><em><span style="color: #000000;">Nous en avons marre que l’on nous dicte ce que nous devons pen­ser et ressentir;</span></em></li>
<li><em><span style="color: #000000;">Nous en avons assez de cette forme de mal­trai­tance poli­tique, médiatique, médicale;</span></em></li>
<li><em><span style="color: #000000;">Nous disons haut et fort que l’avortement est notre liberté et non un drame;</span></em></li>
<li><em><span style="color: #000000;">Nous décla­rons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien !</span></em></li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Nous avons lancé un appel et une pétition, qui a pour l’instant recueilli près de 3000 signatures, et que vous pouvez toujours signer en vous rendant à l’adresse <a href="http://jevaisbienmerci.net/">http://jevaisbienmerci.net/</a></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #e519a4;"><strong>UN AN, UN LIVRE !</strong></span></h2>
<div id="attachment_1114" class="wp-caption alignleft" style="width: 256px"><a href="http://www.lavillebrule.com/fr/j_ai_avorte_et_je_vais_bien_merci"><img class="wp-image-1114   " title="J'ai avorté et je vais bien, bientôt le livre !" src="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/Jai-avorté-et-je-vais-bien-bientôt-le-livre-.jpg" alt="" width="246" height="299" /></a><p class="wp-caption-text">J’ai avorté et je vais bien, merci : le livre !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Depuis avril 2011, nous avons recueilli sur ce site plus de 250 témoignages de femmes qui ont avorté, et vont très bien (merci !).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voulions absolument que ces témoignages puissent être lus et partagés par un maximum de femmes : nous avons donc décidé de les rassembler dans un livre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa sortie est prévue pour le 18 avril prochain, mais vous pouvez déjà <a href="http://www.lavillebrule.com/fr/j_ai_avorte_et_je_vais_bien_merci">l’acheter en ligne, sur le site des éditions la ville brûle</a>.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span id="more-1144"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous tenons absolument à remercier :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">les femmes qui ont témoigné sur ce site et accepté que leur témoignage soit publié dans cet ouvrage ;</li>
<li style="text-align: justify;">les militant.es et soignant.es qui témoignent dans cet ouvrage ;</li>
<li style="text-align: justify;">le <a href="http://www.planning-familial.org/">Planning Familial</a>, qui soutient le livre, et plus particulièrement Carine Favier, présidente du Planning Familial et Danielle Gaudry, membre du bureau confédéral du Planning Familial, chargée de la commission avortement, qui ont préfacé l’ouvrage ;</li>
<li style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavillebrule.com/fr/accueil">Les éditions « la ville brûle »</a> , parce que travailler avec un éditeur militant, c’est vraiment agréable ;</li>
<li style="text-align: justify;">Et enfin, tous les sites, blogs, associations, et personnes qui ont relayé notre appel et ont lutté avec nous.</li>
</ul>
<div id="attachment_1131" class="wp-caption aligncenter" style="width: 246px"><a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/contre-manif-tenon-2.jpg"><img class=" wp-image-1131   " title="Pancarte avec le titre du livre signée par des manifestantes" src="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/contre-manif-tenon-2.jpg" alt="" width="236" height="177" /></a><p class="wp-caption-text">Manifestation du 31/03/12, CIVG de TENON, des manifestantes signent une pancarte « J’ai avorté et je vais bien, merci »</p></div>
<h2><strong><span style="color: #e618a4;">UN AN, et toujours des autocollants !</span></strong></h2>
<p>Pourquoi des autocollants ? Eh bien, parce que :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">la défense du droit à l’avortement <a href="http://collectifivgtenon.wordpress.com/2012/03/29/appel-a-la-mobilisation-le-31-mars/">est un combat de plus en plus nécessaire…</a></li>
<li style="text-align: justify;">la défense du droit à l’avortement nécessite de ne plus se faire sur la défensive mais en relevant la tête…</li>
<li style="text-align: justify;">nous sommes passées d’une bataille pour le droit à dis­po­ser de son ventre… à une bataille pour le droit à dis­po­ser de son ventre ET de sa tête !…</li>
<li style="text-align: justify;">si en France, on ne meurt plus en avortant depuis 1975, en revanche, <strong>on est encore sommée d’en cre­ver… de honte et de culpabilité… </strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour toutes ces raisons, il y a deux autocollants, que vous pouvez acheter <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/boutique/">en cliquant sur ce lien</a>.</p>
<p><a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/autocollant-2.jpg"><img class="wp-image-417 alignleft" title="Autocollant &quot;Des moyens pour l'IVG&quot;" src="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/autocollant-2.jpg" alt="" width="185" height="259" /></a></p>
<p><a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/autocollant-1.jpg"><img class="wp-image-416 alignleft" title="Autocollant &quot;j'ai avorté et je vais bien&quot;" src="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/autocollant-1.jpg" alt="" width="185" height="259" /></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<h2><span style="color: #e01e87;"><strong>Un an et une bonne nouvelle : les avortées (qui vont bien, merci) ont fait des petites !</strong></span></h2>
<p>Grande nouvelle, donc, on sait maintenant que des avortées peuvent quand même « faire des petites » ! La preuve, il n’y a pas que nous qui avons avorté, et allons très bien : <a href="http://www.dailymotion.com/video/xpwyif_ivg-non-je-ne-regrette-rien_news" target="_blank">IVG : non je ne regrette rien !</a></p>
<p> </p>
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		<title>Les avortées décomplexées contre les cathos intégristes</title>
		<link>http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/04/les-avortees-decomplexees-contre-les-cathos-integristes/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 07:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attaques contre le droit à l'IVG]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 31 mars, les cathos intégristes ont organisé, comme chaque mois un rassemblement devant le centre IVG de l’hôpital Tenon. Une contre-manifestante a utilisé le titre de notre livre à venir. Et d’autres femmes sont venues spontanément signer sa pancarte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Samedi 31 mars, les cathos intégristes ont organisé, comme chaque mois un rassemblement devant le centre IVG de l’hôpital Tenon.</p>
<p style="text-align: justify;">Une contre-manifestante a utilisé le titre de notre livre à venir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/contre-manif-tenon-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1137" title="contre-manif-tenon 3" src="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/contre-manif-tenon-3.jpg" alt="" width="730" height="548" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et d’autres femmes sont venues spontanément signer sa pancarte.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/contre-manif-tenon-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1131" title="Pancarte avec le titre du livre signée par des manifestantes" src="http://blog.jevaisbienmerci.net/wp-content/uploads/contre-manif-tenon-2.jpg" alt="" width="803" height="602" /></a></p>
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		<title>J’ai avorté à 17 ans, et je vais bien, merci !</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 18:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Interruption volontaire de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[IVG]]></category>
		<category><![CDATA[violence médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le grand Professeur Nisand, sa collègue gynécologue Brigitte Letombe et Sophie Marinopoulos, psychanalyste, il faudrait «  s’inquiéter du recours à l’avortement des jeunes  ». Ces trois professionnels, qui affirment écouter les femmes, disent n’avoir jamais « rencontré de femmes pour qui l’avortement &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/03/jai-avorte-a-17-ans-et-je-vais-bien-merci/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Selon le grand Professeur Nisand, sa collègue gynécologue Brigitte Letombe et Sophie Marinopoulos, psychanalyste, il faudrait « <a href="http://www.liberation.fr/societe/01012394773-faut-il-s-inquieter-du-recours-a-l-avortement-des-jeunes-oui"> s’inquiéter du recours à l’avortement des jeunes </a> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois professionnels, qui affirment écouter les femmes, disent n’avoir jamais « rencontré de femmes pour qui l’avortement a[it] constitué <em>«un événement fondateur de leur vie d’adulte». </em>Pour eux, il s’agit même d’une<em> « </em> énormité ». Les énormités les saluent donc bien bas et leur présentent quatre témoignages de jeunes femmes ayant avorté à 17 ans. L’une d’elle, dit garder « <strong> une dent très nette contre cer­tains méde­cins, qui pro­jettent leur concep­tion du monde et leurs idées sur leurs patients, et peuvent cau­ser des trau­ma­tismes dont ils ne sont sans aucun doute pas conscients. </strong> » (Lili) , une autre écrit : « <strong> Je n’ai jamais res­senti de regret, de peine ou d’hésitation, depuis le depart tout était trés clair pour moi et je pense que cette expe­rience m’aura fait gran­dir et murir. </strong> » (Claire) ; la troisième affirme : « <strong> J’ai 17 ans, je suis lycéenne et je ne regrette pas une seconde ma décision </strong> ». (Lou) ; et la quatrième, enfin, déclare n’avoir  <strong>« pas vécu cette période comme difficile, ni même marquante </strong> » (Hélène).</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque ces trois professionnels se targuent d’écouter les femmes, en voici ! Et s’ils se demandent pourquoi ils n’entendent pas ces paroles dans le cadre de leur pratique, qu’ils s’interrogent sur les effets de censure que leurs représentations impriment sur les femmes qu’ils reçoivent…</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1115"></span></p>
<h2 style="text-align: center;">Hélène : « je n’ai pas vécu cette période comme difficile, ni même marquante »</h2>
<p style="text-align: justify;">J’avais 17 ans quand je me suis rendue compte que j’étais enceinte du garçon que je venais de quitter, à quelques jours du bac de français. Je n’ai pas voulu en parler à ma famille, je me suis rendue au Planning familial suffisamment tôt pour pouvoir pratiquer un avortement médicamenteux.<br />
Cette grossesse est arrivée juste au moment où je commençais à avoir de vrais projets pour mon orientation après le bac, alors je n’ai pas hésité une seconde, j’ai tout de suite su qu’il fallait que j’avorte.<br />
Je n’ai rien regretté, ni sur le moment, ni par la suite. En dehors du caractère désagréable de l’avortement en lui-même (qui rend d’ailleurs absurde les discours selon lesquels certaines s’en servent comme « moyen de contraception régulier »), je n’ai pas vécu cette période comme difficile, ni même marquante. C’est comme ça, c’était un choix entre moi et moi. Le fœtus avait la taille de l’ongle de mon petit doigt, ET il ne m’est pas venu à l’idée de culpabiliser.<br />
C’est seulement par la suite, devant la réaction de certaines amies plus « conservatrices » à qui j’ai parlé de cet avortement que j’ai pu sentir la pression sociale qui entoure les femmes qui avortent et me sentir culpabilisée (ou en tout cas, sentir que les gens auraient trouvé normal que je le sois).<br />
Aujourd’hui j’ai 25 ans, et je poursuis toujours mes études. Je n’ai vraiment pas l’intention d’avoir un enfant avant un bon moment, et si je devais à nouveau avorter un jour pour pouvoir mener ma vie comme je l’entends, je n’hésiterais pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour cet espace de partage déculpabilisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Hélène</p>
<h2 style="text-align: center;">Lou : « J’ai 17 ans, je suis lycéenne et je ne regrette pas une seconde ma décision ».</h2>
<p style="text-align: justify;">Cela fait 6 mois que j’ai avorté.<br />
J’ai 17 ans, je suis lycéenne et je ne regrette pas une seconde ma décision.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai tou­jours eu beau­coup de pro­blème avec mes contra­cep­tions. J’ai a peu près tout essayé: pilule, implant contra­cep­tif, anneau, patch… Rien a faire, à chaque fois, les effets secon­daires étaient trop impor­tants pour pou­voir conti­nuer. Sauf pour la pilule mais beau­coup de mal à la prendre de façon régulière.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, au moment ou je suis tom­bée enceinte, il y avait préservatif+pilule. Mais quand je me suis réveillée le len­de­main matin, j’ai senti qu’il se pas­sait quelque chose, sans pou­voir l’affirmer avec cer­ti­tude. J’ai attendu deux semaines avant de faire un pre­mier test, accom­pa­gnée de mes amies, qui était néga­tif mais qui ne m’a pas ras­su­rer pour un sous. Seins ten­dus, sen­sa­tions nau­séeuses. Ça sem­blait mal parti.<br />
Cinq jours plus tard, un samedi matin avant d’aller en cours, j’ai refait un test qui cette fois était positif.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’oublies pas cette sen­sa­tion mélan­gée entre de la satis­fac­tion (savoir que tout fonc­tion­nait nor­ma­le­ment chez moi à été un grand sou­la­ge­ment) mais égale­ment une sen­sa­tion d’impuissance totale.<br />
Je suis res­tée 10 minutes dans ma chambre, his­toire de reprendre mes esprits, et je suis direc­te­ment allé voir ma mère.<br />
« Maman, je suis enceinte, il faut que tu m’aides, je ne sais pas par où com­men­cer«<br />
Je savais qu’elle ne me juge­rais pas, car elle a elle même subit trois IVG avant de me dési­rer, et ne conce­vait pas l’idée de devoir subir une gros­sesse. Son idée est qu’il faut le vou­loir pour l’accepter.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défilé médi­cal à com­mencé. Au bout d’une semaine, je me suis enten­due dire que l’avortement médi­ca­men­teux n’était pas pos­sible, que le plan­ning fami­lial était com­plet pour trois mois, et que j’avais inté­rêt à aller dans une cli­nique pri­vée très chère pour pou­voir avoir une place.<br />
On a donc décidé, avec ma mère, d’en par­ler à mon beau-père car il avait un ami gyné­co­logue. Deux heures plus tard, j’étais dans son cabi­net, il me fai­sait une écho­gra­phie, et m’annonçait que je pou­vais très bien prendre la pilule RU. Ce que j’ai fais trois jours plus tard.<br />
Cinq minutes après la prise du com­primé, j’étais tor­due de dou­leur, à vou­loir m’arracher les tripes.<br />
Cela à durer envi­ron une heure, en se cal­mant petit à petit. Ma mère et un ami étaient là pour m’accompagner. Et mes règles sont arri­vées normalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas souf­fert mora­le­ment de cet avor­te­ment, c’était la seule chose à faire, et la seule solu­tion conce­vable dans ma tête. Un peu mélan­co­lique sur le moment, certes, mais aucuns regrets.<br />
Je vois bien d’ici les cari­ca­tures qu’on peut faire de ma situa­tion. Lycéenne et enceinte, quelle irres­pon­sable !<br />
Et bien non, je n’ai pas honte de ce qui m’est arrivé. Et per­sonne ne devrait.<br />
Pour le « père », je ne lui ai jamais dit. Non pas que j’ai honte de lui avouer, mais c’est qu’il n’y avait pas matière à dis­cu­ter, et que ce n’est pas vrai­ment une per­sonne de confiance.<br />
Mes amis, eux, sont au cou­rant, et ils ne me regardent pas de tra­vers.<br />
Je n’oublis pas cette période de ma vie, mais je suis très loin d’en faire des cau­che­mars la nuit.<br />
Je suis fière de ce que je suis, et cette épreuve fait par­tie de mon his­toire.<br />
Alors, je vais bien, merci !</p>
<p style="text-align: justify;">Lou.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Claire : « Je n’ai jamais res­senti de regret, de peine ou d’hésitation, depuis le depart tout était trés clair pour moi et je pense que cette expe­rience m’aura fait gran­dir et murir. »</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est arrivé en 2007, j’avais 17ans.<br />
C’était il y a presque trois ans. J’avais un copain depuis quelques mois et puis pas envie de le dire aux parents, pas envie de deman­der la pilule, pas envi de leur étaler ma vie…<br />
Donc pen­dant ces quelques mois rap­ports peu voir pas pro­tégé, pour­tant je suis d’un milieu social moyen donc tout à fait au cou­rant des risques encou­rus. Pas assez appa­re­ment puisque je suis tombé enceinte en sep­tembre, j’avais pris la pilule du len­de­main… trop tar­di­ve­ment.<br />
Deux semaines plus tard les rêgles qui n’arrivent pas, la peur qui com­mence à se faire sen­tir.<br />
J’ai donc pris rendez-vous au plan­ning famil­liale de ma ville puisqu’il était hors de ques­tion pour moi de par­ler de quoi que se soit avec mes parents.<br />
Le fameux rendez-vous arrive: le test aussi, on vous fait faire pipi dans un bocal, la « gen­til » infir­miere y trempe un petit bout de papier… il faut attendre… C’est a se moment qu’elle me regarde, l’air plein de com­pas­sion avant de me dire :  » ah bah oui, parce que la vous etes enceinte ! «<br />
Merci pour le tact, même s’il n’y a pas 100 facons d’annoncer se genre de chose j’imagine qu’elle aurait pu s’y prendre autre­ment.<br />
J’encaisse le coup, je pleurs, et la elle me demande se que je sou­haite faire .<br />
Je doit avouer que sur le moment je n’ai même pas com­pris sa ques­tion: « com­ment ca se que je veux faire ?«<br />
-« Bah oui, vous sou­hai­tez le gar­der ou pas ?«<br />
-« NON !«<br />
-« Vous ne vou­lez pas y refle­chir ?«<br />
-« Ah mais non mais c’est deja tout vu pour moi !«<br />
Aprés ca, elle vous annonce qu’elle va vous exa­mi­ner pour confir­mer le diag­nos­tique. Ima­gi­nez , moi gamine de 17ans qui n’a jamais vu un gynéco de sa vie.…<br />
Pour faire une paren­thèse je dirait que ce qui m’as le plus mar­qué dans toute cette his­toire ce n’est pas l’avortement en sois, ni l’acte en lui même (ça c’est fait pas médi­ca­ment) ni le coté éthique de tout ça mais bien toutes les démarches et la facon dont vous etes traité. Du betail. Dans la salle d’attente minus­cule où les murs sont peint rouges sang (très sub­til comme colo­rie) on été bien une 10aines à attendre deux heures qu’un gyneco nous exa­mine.<br />
Suite à ca, l’infirmiere me demande com­ment je compte en par­ler à mes parents; je lui répond que je n’ai pas l’intention de leur en par­ler.<br />
Voila que cette trés chère madame m’explique que je suis obli­gée etc… Or m’étant tout de même ren­sei­gné avant je savais qu’il suf­fi­sait d’être accom­pa­gné de quelqu’un de majeur.<br />
La conver­sa­tion close, je doit ren­con­trer une psy quelques jours plus tard pour voir si je confirme ma décision (avec du recul‚ j’ai eu l’impression que tout était fait pour dis­sua­der les femmes d’avorter)<br />
Le ren­dez vous avec la psy:<br />
Pour le coup, j’ai eu à faire avec une per­sonne agréable, com­pré­hen­sive et qui m’a bien expli­qué mes droits. Sou­la­ge­ment.<br />
Sou­la­ge­ment aussi de savoir que comme j’avais réagi rapi­de­ment, il n’y aurait pas d’intervention chi­rur­gi­cale mais une prise de médi­ca­ment en deux etapes.<br />
Avant la pre­miere prise qui doit per­mettre à la muqueuse ute­rine de se déta­cher et donc d’emporter les indé­si­rables cel­lules avec elle, j’ai du faire une prise de sang.<br />
La prise de sang:<br />
Nou­veau pro­blème, ayant tout payé, je demande à ne rien rece­voir chez moi. Mais un beau jour en ren­trant des cours, je trouve un mes­sage sur le répon­deur de la secre­taire de mon méde­cin disant qu’elle ne pou­vait rien dire à ma mère et que celle ci devrait voir avec moi.<br />
Affo­lée, j’appel le méde­cin, et sous cou­vert de celui ci j’ai pu racon­ter que cette prise de sang allé ser­vir à ce que je puisse prendre la pilule.<br />
Mini savon de la part des parents… rien de bien méchant en com­pa­rai­son de ce que je leur caché.<br />
A se moment là, je n’avais plus qu’une hâte: en finir et vite.<br />
Je ne sup­por­tais plus de savoir que quelque chose était en train de pous­ser dans mon ventre.<br />
J’ai donc pris à l’hopital les pre­miers médi­ca­ments et 48h apres j’ai passé une mâtiné à l’hopital pour la deuxième prise.<br />
Autant vous dire que se ne fut pas une par­tie de plai­sir, je pense n’avoir jamais autant souf­fert de ma vie. Entre les bouf­fées de cha­leurs dut aux hor­mones et la dou­leur du aux contrac­tions j’était plu­tot mal !<br />
Le soir même ca allé deja mieux et j’avais mes règles « clas­siques », c’est aussi la que j’ai com­mencé la pilule.<br />
Par la suite j’ai eu une visite de controle pour voir que tout allait bien.</p>
<p style="text-align: justify;">A aucun moment je n’ai eu de regret mais le sen­ti­ment qui m’habite même après 3ans c’est tou­jours celui de la honte.<br />
Honte d’avoir cru que ca ne pou­vait arri­ver qu’aux autres, aux « pauvres filles », et honte de se que les gens pour­raient pen­ser de moi s’ils le savaient.<br />
La plu­part de mes amies étaient au cou­rant, je n’ai jamais été jugé.<br />
Pour ce qui est du gar­çon et bien il a été absent de toute ces démarches comme s’il ne se ren­dait pas réelle­ment compte des enjeux. La seule chose qu’il a pu faire pour m’aider c’est me prê­ter de l’argent pour les médoc.<br />
Là ou je fus agréa­ble­ment sur­prise c’est lorsque je dus par­ler de tout ca à une Cpe de mon lycée car le len­de­main de l’intervention j’était tres mal en cours (merci les hor­mones).<br />
La Cpe vou­lait me faire voir l’infirmière mais je lui ai sim­ple­ment dit que sa ne ser­vait à rien et que si j’était comme ca c’est parce que je venais d’avorter.<br />
Elle m’as sim­ple­ment dit en sou­riant que si je l’avais gar­dé j’aurais été comme ca pen­dant 9mois ! Sa légèreté ma fait du bien.<br />
Der­nier (faux) pro­blème, quelques jours plus tard elle me convoque et me res­sort tout les mots d’absences fait et signé par mes soins , en me disant qu’elle sup­pose que mes parents ne sont pas derrière tout ca.<br />
Effec­ti­ve­ment.<br />
Elle m’a juste dit que j’aurais dut lui en par­ler plus tôt. Et puis c’est tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j’y repense j’ai eu de la chance car mes parents n’ont jamais rien su de tout ca, en France on peu « soit disant » avorté sans leur en par­ler mais dans les faits c’est un vrai par­cours du com­bat­tant.<br />
J’ai été aidé par de bonnes per­sonnes: mon méde­cin, sa secre­taite, mes amies, la Cpe,la psy, cer­taines infir­mières…<br />
Mais les lour­deurs admi­nis­tra­tives rendent le tout trés com­pli­qué, l’attente aussi auront été le plus dur pour moi.<br />
Fina­le­ment toutes ces choses ont fait que je m’inquiété plus de gar­der mon secret que de me poser réel­le­ment la ques­tion de l’avortement.<br />
Je n’ai jamais res­senti de regret, de peine ou d’hésitation, depuis le depart tout était trés clair pour moi et je pense que cette expe­rience m’aura fait gran­dir et murir.<br />
Certes si j’avais pu l’éviter cela aurait été mille fois mieux mais bon.…<br />
C’est la pre­mière fis que j’en parle de façon aussi détaillé, et je pense que je peux enfin tour­ner une page sur tout ca. Plus de m’éloigne de ces dou­lou­reux moments (au sens strict du terme) mieux c’est.</p>
<p style="text-align: justify;">Claire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Lili : « j’en garde une dent très nette contre cer­tains méde­cins, qui pro­jettent leur concep­tion du monde et leurs idées sur leurs patients, et peuvent cau­ser des trau­ma­tismes dont ils ne sont sans aucun doute pas conscients. »</h2>
<p style="text-align: justify;">J’ai avorté en 1999, à 17 ans. Combo d’erreurs fatales: pre­mier chéri, pre­mier rap­port, pré­ser­va­tif qui claque, et pilule qui appa­rem­ment n’avait pas fait son effet suite à une gastro-entérite cara­bi­née. J’étais alors à la fac, prête à pas­ser un concours. Décembre 1999, règles en retard, sen­sa­tions d mal-être géné­ral. Croyant à un retour en force de sou­cis gyné­co­lo­giques, je me suis donc poin­tée aux urgences gynéco, où un interne m’a gen­ti­ment annoncé « Mais vous êtes enceinte, made­moi­selle! » Le monde m’est tombé sur la tête. J’ai tout de suite émis l’hypothèse d’une IVG, sans me poser d’autres ques­tions. 17 ans, mineure, en études, à peine par­tie de chez mes parents, et déjà maman, c’était non. J’ai tout de même eu droit à un ser­mon de la part de l’interne, qui m’a bien rap­pelé qu’il faut faire atten­tion (non, sans blague?), qu’à 17 ans on n’est pas capable de prendre de déci­sions par soi-même (ah tiens), et qu’en prime, vu, je cite dans le texte, « mon bel uté­rus, ma bonne santé [je ferai] tout à fait une bonne mère ». Et m’a aussi conseillé, par la même occa­sion, un accou­che­ment sous X. Avec l’argumentaire, je pense, assez clas­sique: « Pen­sez aux couples sté­riles qui n’ont pas la chance de pro­créer, offrez la vie ». Me voilà donc en rendez-vous avec le psy­cho­logue de l’hôpital, qui a écouté ce que j’avais à dire (j’en étais arri­vée à un extrême: soit j’avorte, soit vous avez un cas pour votre légiste) avant de m’envoyer vers un ser­vice d’orthogénie qui ne deman­dait qu’une auto­ri­sa­tion écrite des parents (et non un extrait de livret de famille, et la pré­sence obli­ga­toire d’un tuteur légal – gros avan­tage, une signa­ture paren­tale, ça s’imite). J’en avais parlé à mon copain de l’époque, qui n’a abso­lu­ment pas per­cuté ce qui se pas­sait, j’y suis donc allée toute seule. Ledit copain ayant pré­féré ne pas venir. C’était assez bizarre, je n’ai pas senti grand chose, je n’en garde que le sou­ve­nir d’un flou artis­tique. Et d’un goû­ter avec com­pote et gaufre. En revanche, je n’avais pas énor­mé­ment appré­cié le « Et vous vou­lez le voir? » de la part du gynéco de ser­vice. Quand on est allon­gée, les cuisses écar­tées, sur une table, j’estime qu’on est déjà en posi­tion de fai­blesse. Alors rajou­ter de la culpa­bi­lité ou que sais-je, une forme de curio­sité mal­saine, c’est pour le moins ori­gi­nal et tota­le­ment déplacé.<br />
Ren­trée à la mai­son, j’ai beau­coup pleuré, raté mon année d’études dans la fou­lée. Je n’ai pu réus­sir à en par­ler à mes proches qu’au bout de quelques années.<br />
Sur l’instant, et dans les mois qui ont suivi, je pense que ça a été un des moments les plus dou­lou­reux de ma vie. D’autant qu’à ma propre culpa­bi­lité et à mes angoisses se sont ajou­tées les pro­jec­tions du corps médi­cal, que je juge, a pos­te­riori, bles­santes et tota­le­ment infan­ti­li­santes.<br />
Main­te­nant, j’ai trente ans, un métier, des pro­jets, une vie. Un chéri avec qui on parle de faire des bébés, quand le moment se pré­sen­tera, quand on aura déjà construit notre quo­ti­dien à deux avant de pou­voir l’envisager à trois.<br />
Le temps a gommé dou­ce­ment les bles­sures; main­te­nant je vais bien. Mais j’en garde une dent très nette contre cer­tains méde­cins, qui pro­jettent leur concep­tion du monde et leurs idées sur leurs patients, et peuvent cau­ser des trau­ma­tismes dont ils ne sont sans aucun doute pas conscients.</p>
<p style="text-align: justify;">Lili.</p>
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		<item>
		<title>Avortement aux Etats-Unis: des projets de lois comme s’il en pleuvait</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 18:31:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>emcee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attaques contre le droit à l'IVG]]></category>

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		<description><![CDATA[Les projets de lois pour limiter, entraver, et abolir de fait, le droit des femmes à l’avortement se multiplient aujourd’hui sur tout le territoire USaméricain. Les républicains (en particulier) se sont fait une spécialité de tenter d’abolir, sans y arriver, &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/03/avortement-aux-etats-unis-des-projets-de-lois-comme-sil-en-pleuvait/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les projets de lois pour limiter, entraver, et abolir de fait, le droit des femmes à l’avortement se multiplient aujourd’hui sur tout le territoire USaméricain.</p>
<p style="text-align: justify;">Les républicains (en particulier) se sont fait une spécialité de tenter d’abolir, sans y arriver, toutefois, l’arrêt Roe v. Wade<em>, </em>qui reconnaît l’avortement depuis 1973 comme un droit constitutionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, les groupes anti-IVG sont parvenus à rendre l’avortement toujours plus difficile d’accès, grâce à la complicité des élus de certains états qui, soit ont omis volontairement de prendre des mesures pour faire appliquer le droit à l’avortement, soit ont adopté des lois sournoises pour le limiter – qu’il s’agisse du remboursement de l’acte, d’examens obligatoires à la charge de la patiente, d’obligation de consulter un « cabinet de conseils » en matière de soins reproductifs ou de l’inaccessibilité des centres d’IVG.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans parler de l’autorisation de se prévaloir de la « clause de conscience » pour les personnels soignants, les pharmaciens ou les centres hospitaliers, de l’indifférence des autorités au harcèlement et aux menaces que subissent les personnels de ces centres, leurs familles et les femmes qui s’y rendent pour avorter.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela, en vertu du 1er Amendement qui garantit la liberté d’expression et la liberté de conscience en matière de religion.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, ces mesures ne sont toujours pas satisfaisantes pour le lobby anti-avortement, qui revient à la charge avec d’autres projets de loi visant à porter un coup fatal à la loi sur l’IVG, et qui est soutenu par certains élus des congrès des états qui débordent d’imagination pour interdire aux femmes – et plus particulièrement aux plus démunies — l’accès à l’IVG.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/02/viol-legal-lois-sur-lechographie-transvaginale-en-virginie-au-texas-et-dans-liowa/">Virginie, le Texas, et l’Iowa</a> , entre autres,  c’est maintenant au tour de la Louisiane de remettre sa copie au Congrès de l’état.</p>
<p style="text-align: justify;">L’état de Louisiane présente aujourd’hui un projet de loi qui interdira à quiconque de pratiquer des avortements s’il n’est pas médecin agréé.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon <a href="http://www.nola.com/politics/index.ssf/2012/03/abortions_not_performed_by_phy.html">NOLA.com</a> (publié le 1 mars 2012) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Les avortements pratiqués par toute personne qui n’est pas docteur en médecine accrédité par l’état de Louisiane seraient considérés comme un crime en vertu de la loi proposée jeudi 1 mars par le sénateur démocrate Rick Ward III. Ward  a déclaré que sa proposition de loi concernerait les infirmier-ère-s diplomé-e-s d’état, les infirmiers auxiliaires, les assistants des médecins, les aides-soignant-e-s et ceux qui n’ont reçu aucune formation médicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de loi de Ward introduit la notion d’ »homicide volontaire aggravé par le démembrement du fœtus » quand ceux qui ne sont pas docteurs en médecine se seront servis de pinces, de forceps ou d’autres moyens pour démembrer le fœtus au cours de l’avortement. Quiconque accusé de ce crime serait passible d’une peine de un à dix ans de prison, d’un amende entre 10 000 et 100000 dollars, ou à la fois d’une amende et d’une peine de prison.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre aspect intéressant de ce projet de loi, c’est que les médecins doivent attester par écrit qu’une femme qui a subi une intervention à la suite d’un avortement spontané ou d’une grossesse qui se passait mal, nécessitait vraiment une intervention pour ce motif, en joignant à son dossier les documents et échographies prouvant le diagnostic du médecin ».</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Viol légal : lois sur l’échographie transvaginale en Virginie, au Texas, et dans l’Iowa</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 10:59:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attaques contre le droit à l'IVG]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Interruption volontaire de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[IVG]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.jevaisbienmerci.net/?p=1087</guid>
		<description><![CDATA[Titre original: «  State-Sanctioned Rape: Trans-Vaginal Ultrasound Laws in Virginia, Texas, and Iowa  », par Andy Kopsa, 15 février 2012. (Traduction, emcee) La Virginie s’apprête à faire signer au gouverneur Bob McDonnell deux des propositions de loi les plus abjectes contre l’avortement. Le &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/02/viol-legal-lois-sur-lechographie-transvaginale-en-virginie-au-texas-et-dans-liowa/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Titre original: « <a href="http://www.alternet.org/newsandviews/article/789838/state-sanctioned_rape%3A_vile_trans-vaginal_ultrasound_laws_in_virginia,_texas,_and_iowa/  "> State-Sanctioned Rape: Trans-Vaginal Ultrasound Laws in Virginia, Texas, and Iowa </a> », par <span style="line-height: 24px;">Andy Kopsa, 15 février 2012. <em>(</em></span><em>Traduction, <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/">emcee</a>)</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">La Virginie s’apprête à faire signer au gouverneur Bob McDonnell deux des propositions de loi les plus abjectes contre l’avortement. Le gouverneur, les yeux braqués sur le poste de vice-président, a annoncé qu’il comptait ratifier au moins une des deux propositions de loi, si ce n’est les deux. La première concerne l’obligation qu’auront les femmes de subir une échographie transvaginale pour obtenir l’autorisation d’avorter.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="" class="wp-caption alignleft" style="width: 385px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class=" " src="http://www.rhrealitycheck.org/files/imagecache/Teaser-Image/teaser-images/2012-02-16-vaginal-ultrasound.jpg" alt="ultrasound" width="375" height="250" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Illustration de l’article original « State-Sanctioned Rape: Vile Trans-Vaginal Ultrasound Laws in Virginia, Texas, and Iowa », montrant l’introduction de la sonde dans le vagin pour l’examen.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Comme d’autres propositions de loi qui ont été rejetées, celle de Virginie interdirait non seulement l’avortement mais également certains moyens de contraception hormonale.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Si le gouverneur a déclaré qu’il réfléchirait sur le statut de personne pour l’embryon, il a clairement dit qu’il ratifierait celle qui concerne l’obligation de subir une échographie. Mais appelons cet acte de son vrai nom : un viol légal.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><span id="more-1087"></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">En Virginie, la loi définit le viol en ces termes:</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">« Si quiconque a eu des rapports sexuels avec une personne qui a porté plainte, que ce soit ou non son conjoint, ou a incité une plaignante, que ce soit ou non son conjoint, à avoir des rapports sexuels avec une autre personne et si cet acte a été accompli sans le consentement de la plaignante par la force, la menace ou l’intimidation à l’encontre de la plaignante ou d’une autre personne; ou a profité d’une personne qui souffre de troubles mentaux ou est atteinte d’un handicap physique, ou si la victime est un(e) enfant de moins de 13 ans, cette personne sera déclarée coupable de viol ».</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">J’ai téléphoné et envoyé des mails à Jeff Caldwell, le porte-parole de McDonnell, pour lui demander si la loi imposant une échographie transvaginale n’abrogeait celle qui définissait le viol. Je n’ai eu aucune réponse de sa part à ce jour.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Au cours des débats, Todd Gilbert, représentant républicain de la Chambre de l’état de Virginie a déclaré:</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">« L’immense majorité de ces affaires [d’avortement] sont des questions de convenance personnelle », et: « nous estimons, en matière de convenance personnelle et autres, qu’il est juste et approprié qu’une femme soit parfaitement informée de ce qu’elle fait ».</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Tarina Keene, directrice de NARAL-Virginie, une association pro-choix, a déclaré, parlant de cette loi sur l’échographie et de la déclaration scandaleuse de Gilbert:</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">« Cette loi et les commentaires qui ont été faits lors des débats à la Chambre montrent le mépris qu’éprouvent les élus anti-avortement envers les choix personnels et privés des femmes en matière de procréation, des décisions prises avec leurs médecins et leurs familles ».</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Gilbert résume à lui seul la nature des débats en une seule phrase ; les femmes choisissent d’avorter sans trop savoir pourquoi et les femmes ne sont pas assez futées pour prendre les décisions elles-mêmes en ce qui concerne leur corps et c’est donc l’Etat et les hommes qui le font à leur place (il a depuis présenté ses excuses).</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">L’ignorance dont a fait preuve Gilbert est la norme et j’ai été confrontée à la même bêtise lors d’un échange violent sur Facebook à propos de la loi sur l’échographie obligatoire du Texas avant un avortement (…). L’homme qui a écrit le premier commentaire félicitait la Cour Suprême du Texas d’avoir entériné cette loi.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Cette tribune libre du « Houston Chronicle » donne une idée de ce que signifierait probablement une loi sur les échographies obligatoires au Texas:</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">D’après le Guttmacher Institute, 88% des avortements ont lieu au cours des 12 premières semaines de grossesse. Le fœtus étant tellement petit à ce stade, les échographies traditionnelles pratiquées à travers la paroi abdominale, ne produisent pas une bonne image en général. Et, donc, une sonde transvaginale est nécessaire, dans la plupart des cas, surtout jusqu’à 10–12 semaines de grossesse. La sonde est insérée dans le vagin, envoyant des ultrasons dans le corps qui se réfléchissent sur les organes internes pour produire une image du fœtus. Selon la nouvelle loi, le vagin d’une femme sera pénétré sans quelle ait la possibilité de refuser à cause de la coercition exercée par les soi-disant « agents de l’Etat » qui ont proposé et voté cette loi.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"> Selon le code pénal texan, la pénétration du vagin d’une femme sans son consentement est considérée comme une agression sexuelle. En d’autres termes, c’est un viol – un crime passible de peines d’emprisonnement.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Lors de l’échange sur Facebook, un homme m’a écrit avec morgue que le viol légal était comparable au fait de payer des impôts, « si vous voulez parler de viol légal, parlons de l’argent qu’on donne au fisc ».</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">(…)</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Et ensuite, il y a l’Iowa – l’état de l’Iowa est coutumier des guerres contre les droits des femmes en matière de procréation, c’est là-bas le passetemps de la droite depuis des années. Les élus républicains à la chambre ont proposé trois projets de loi: une pour conférer le statut de personne à l’embryon, un pour imposer l’échographie et une soi-disant loi sur le « droit des femmes à être informées ».</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Le projet de loi sur l’échographie a été voté par une sous-commission de la chambre et est examinée par l’ensemble des membres de la commission sur les Ressources Humaines, et sera ensuite débattue en séance plénière à la chambre et soumise au vote. Cette loi sera probablement adoptée à la chambre, mais le sénateur Steve Sodders, élu au sénat de l’état de l’Iowa m’a dit que (si jamais elle était adoptée à la chambre) elle serait certainement enterrée au sénat. Le sénat de l’Iowa est la chambre saine d’esprit à majorité démocrate dont le groupe est présidé par le bulldog Mike Gronstal.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">S’il est vraisemblable que la loi sur l’échographie ne sera pas adoptée dans l’Iowa, il faut sans cesse dénoncer ces tentatives de faire adopter des lois sur les échographies obligatoires et autres lois misogynes, que la loi soit votée ou non. Et, comme au Texas et en Virginie, la loi sur l’échographie de l’Iowa pourrait forcer les femmes à subir des échographies transvaginales.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Marge Baker, Vice Présidente de l’association « People for the American Way » explique, en parlant de la loi de Virginie, mais cela pourrait s’appliquer partout ailleurs:</p>
<p style="text-align: justify;">« Avec cette loi sur l’échographie obligatoire, la guerre contre les femmes franchit un nouveau palier. Non contents d’envahir les chambres d’hôpital des femmes, ces élus exigent d’elles qu’elles subissent un examen incroyablement invasif sans leur consentement. Non seulement c’est une insulte faite aux femmes, mais cela va à l’encontre de nos valeurs démocratiques. (…)</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">————————————</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="" class="wp-caption alignleft" style="width: 226px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img style="line-height: 24px; border-style: initial; border-color: initial; font-size: 16px;" src="http://m.static.newsvine.com/servista/imagesizer?file=laura-conawayBD1F81AD-D69B-C251-E3B2-AAA9B07F7ED1.jpg&amp;width=600" alt="" width="216" height="162" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Photographie de la manifestation, illustrant l’article « Silent protest outside, Virginia House puts off ultrasound vote »</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Lundi 20 février, jour où la Chambre des Représentants devait voter la loi sur l’échographie transvaginale, un millier de manifestant-es avaient organisé une chaîne tout le long de la route qu’empruntent les élus pour se rendre au Capitole. Le vote a été reporté à une date ultérieure.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">La manifestation était silencieuse, le règlement du Capitole interdisant de « scander des slogans, de brandir des pancartes ou de manifester bruyamment« illier de manifestant-es avaient organisé une chaîne tout le long de la route qu’empruntent les élus pour se rendre au Capitole. Le vote a été reporté à une date ultérieure. (voir l’article « <a href=" http://maddowblog.msnbc.msn.com/_news/2012/02/20/10459213-silent-protest-outside-virginia-house-puts-off-ultrasound-vote"> Silent protest outside, Virginia House puts off ultrasound vote </a> », en anglais)</p>
<p style="text-align: justify;" lang="en-GB" align="JUSTIFY"><strong><em>Mise à jour (24/02/2012) :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;" lang="en-GB" align="JUSTIFY"><em>Finalement, le gouverneur de Virginie s’est prononcé, ce 22 février, contre la disposition concernant l’échographie transvaginale.</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>Voici, en résumé, ce qu’a dit gouverneur Bob McDonnell:</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>« Donc, après avoir étudié cette proposition de loi, je pense qu’il n’est nul besoin d’imposer par la loi un examen invasif. Ordonner un geste invasif n’est pas le rôle de l’Etat. </em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>Pour cette raison, j’ai recommandé au Congrès d’apporter une série d’amendements à ce projet de loi. Je demande que l’Assemblée Générale amende ce projet de loi de façon à indiquer explicitement qu’aucune femme en Virginie ne sera contrainte de subir une échographie transvaginale. Je demande à l’Assemblée Générale de stipuler dans cette loi que seule une échographie trans-abdominale ou externe sera exigée pour déterminer l’âge du fœtus. Si un médecin devait décider qu’une autre forme d’échographie est nécessaire pour obtenir les images et les informations nécessaires, cela ne concernera que le médecin et sa patiente. L’état ne jouera aucun rôle dans cette décision médicale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>Mais ce n’est qu’une victoire défensive, due à la mobilisation des organisations pro-choix, car il est toujours obligatoire de subir une échographie externe, à sa charge – comme l’avortement, sauf cas spécifiques (voir plus bas).</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>D’autre part, depuis un an, les droits à l’avortement ont déjà été considérablement réduits en Virginie.</em></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY"><em>Ainsi, depuis janvier 2011:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une mineure doit avoir l’autorisation d’un de ses parents pour avorter.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une femme qui veut avorter doit obligatoirement rencontrer un-e conseiller-e qui lui donnera, entre autres, des informations destinées à la décourager d’avorter et elle devra ensuite attendre 24 heures avant de pouvoir le faire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les aides publiques ne seront accordées que si la vie de la mère est en danger, ou en cas de viol, d’inceste ou de malformation du fœtus.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Seuls ces mêmes cas donnent droit au remboursement de l’IVG quand il s’agit de contrats d’assurances-maladie destinés aux fonctionnaires ou bien des nouvelles dispositions de la réforme de santé d’Obama.  </em></p>
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		<title>Nouvelle menace sur le droit à l’avortement : payer les femmes pauvres pour qu’elles y renoncent</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 17:43:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attaques contre le droit à l'IVG]]></category>

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		<description><![CDATA[Les grands esprits réactionnaires se rencontrent. La région du Piémont en Italie a pour projet de verser une allocation de 250 euros pendant un an et demi aux femmes qui renoncent à avorter pour cause de pauvreté, tandis qu’en Allemagne, &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/02/nouvelle-menace-sur-le-droit-a-lavortement-payer-les-femmes-pauvres-pour-quelles-y-renoncent/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les grands esprits réactionnaires se rencontrent. La région du Piémont en Italie a pour projet de verser une allocation de 250 euros pendant un an et demi aux femmes qui renoncent à avorter pour cause de pauvreté, tandis qu’en Allemagne, une petite caisse d’assurance maladie promet 300 euros de prime aux femmes qui s’engagent à ne pas avorter en adhérant à l’association Prolife.</p>
<h1><strong>En Italie</strong></h1>
<p><strong><a href="http://www3.lastampa.it/torino/sezioni/cronaca/articolo/lstp/442725/">Chèque anti IVG, le premier oui !</a></strong></p>
<p>Pour qui renonce à avorter, 250 euros par mois pendant un an et demi</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Une contribution financière qui crée déjà la polémique, avant même son approbation définitive par le Conseil Régional. La commission Bilancio de la Région Piémont a donné son accord à la création d’un fond destiné à soutenir toutes les femmes qui renonceront à avorter si leur décision a été prise à cause de problèmes économiques.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Ce fond, durement critiqué par les associations laïques et féminines de tout le pays et particulièrement par la «casa delle Donne» qui travaille depuis des années sur le terrain et offre des aides dans les domaines de la santé, des violences faites aux femmes et de la maternité, sera distribué sous la forme d’un chèque mensuel. Le montant envisagé serait de 250 euros par mois pendant dix-huit mois.</p>
<p align="JUSTIFY">L’approbation en Commission d’un amendement de la loi financière régionale présenté par le leader du groupe «Progett’Azione» du Pdl, Gian Luca Vignale, a permis de donner la voie libre à l’initiative dans les centres de consultation.</p>
<p align="JUSTIFY">L’amendement prévoit l’implication des centres de consultations qui auront pour tâche de planifier, pour chaque femme, un projet spécifique personnalisé. Les bénéficiaires recevront une carte prépayée, sur laquelle, une fois par mois, sera versée la contribution. A condition, par contre, d’être capable de prouver que le choix d’avorter était dû à « l’indigence ».</p>
<p align="JUSTIFY">« <em>Personne</em>, a commenté sur son site le Coordinamento laico nazionale, <em>ne dit comment feront ses femmes pour résoudre miraculeusement leurs problèmes en dix-huit mois si elles n’ont pas de travail, pas d’allocations chômage suffisantes, pas d’accès aux crèches ni à toutes les structures sociales qui devraient soutenir la famille </em>»</p>
<p align="JUSTIFY">La mesure est soutenue par la majorité de centre droit Pdl-Lega Nord mais l’approbation définitive ne subviendra qu’après l’examen du projet par le Conseil Régional. L’amendement n’a été approuvé que par les votes du Pdl : l’opposition de centre gauche et la Lega ont demandé que le projet soit examiné en séance.</p>
<p align="JUSTIFY">La Lega, par ailleurs, a déjà prévu d’autres modifications. Mario Carossa, son chef de file au Conseil Régional a annoncé sa volonté d’imposer une condition indispensable pour pouvoir bénéficier du chèque anti avortement : la femme enceinte devra résider dans la région Piémont depuis au moins trois ans. Par contre, la proposition de Gianna Pentenero, conseillère Pd, qui préconisait l’institution d’un fond pour les femmes enceintes en difficulté à partir du quatrième mois de grossesse, rendant ainsi la contribution économique indépendante de la pratique ou non de l’IVG, a été rejetée.</p>
<p align="JUSTIFY">Le Pd a aussi protesté au niveau national « <em>Les femmes subissent les conséquences de la crise et n’ont certainement pas besoin d’une humiliation supplémentaire </em>» a déclaré Livia Turco qui a ajouté «  <em>Je ne doute pas que le Conseil Régional rejettera cette proposition </em>»</p>
<p align="JUSTIFY">ELENA LISA / TORINO / 16/02/2012</p>
<h1 align="JUSTIFY">En Allemagne</h1>
<p><a href="http://fr.myeurop.info/2012/02/16/300-euros-contre-une-promesse-de-ne-pas-avorter-4607"><strong>300 euros contre une promesse de ne pas avorter</strong></a></p>
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<div id="article-body-header">
<p style="text-align: justify;">Une caisse d’assurance maladie allemande encourage ses membres à renoncer à l’IVG. Une prime de 300 euros est accordée à la naissance d’un enfant, en échange d’une promesse solennelle: ne jamais avorter.</p>
</div>
<div id="article-body">
<p style="text-align: justify;">300 euros de prime pour la naissance d’un enfant. C’est ce qu’offre la petite caisse-maladie d’entreprise pour le commerce, l’industrie et les assurances (BKK IHV) de Wiesbaden, près de Francfort. A priori rien d’étonnant dans un pays à la natalité moribonde qui tente de relancer sa natalité.</p>
<p>Sauf que cette prime n’est pas allouée sans contrepartie. Seuls les assurés qui auront adhéré à l’association « ProLife », partenaire de la BKK IHV, pourront y avoir droit. Et pour devenir membre il faut faire une promesse solennelle: celle de ne jamais avorter.</p>
<p>Soutien des catholiques conservateurs</p>
<p>ProLife est, en effet, une association née en Suisse en 1989, qui milite contre l’interruption volontaire de grossesse. Faire à nouveau interdire l’avortement paraissant relativement compromis, ProLife a développé une autre stratégie: s’associer avec des caisses d’assurances maladies pour inciter les femmes à renoncer d’elles-mêmes à l’IVG. Elle compterait actuellement 50.000 membres. Depuis 2009, l’association s’est exportée en Allemagne. Et en 2010, elle est devenue partenaire de la BKK IHV.</p>
<p>Cette initiative est largement saluée dans les milieux catholiques conservateurs. Ainsi la branche allemande de la controversée confrérie sacerdotale de Saint Pie X fait son éloge sur son site internet.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Dans cette caisse d’assurance maladie peuvent être rassemblés tous ceux qui se battent pour la vie »</em></p>
<p>peut-on y lire. Et la confrérie appelle clairement à rejoindre l’association ProLife. Car selon elle, si les membres des autres assurances  <em>« peuvent aussi refuser l’avortement tacitement, ce renoncement silencieux n’est reconnu par personne et cette protestation reste inaudible »</em> .</p>
<p>En fin de texte, on peut même trouver les indications pratiques pour rejoindre l’association ainsi qu’un lien direct vers le contrat d’adhésion.</p>
<p>Un conseil d’administration sous influence ProLife</p>
<p>A ce jour, environ 1.200 des 16.000 assurés de la BKK IHV ont décidé de renoncer à l’IVG au travers de ProLife. Cependant, ce positionnement de la caisse d’assurance n’est pas tout à fait légal. En effet, selon la loi allemande, les assurances sont dans l’obligation de financer les avortements légaux. De plus, en tant que personnes morales de droit public, elles ont un devoir de neutralité. Militer pour certains buts idéologiques est donc interdit.</p>
<p>Résultat: la BKK IHV est actuellement surveillée de près par l’Office fédéral des assurances sociales (Bundesversicherungsamt, BVA), l’instance étatique qui contrôle les quelques 200 caisses dans le pays. L’Office examine depuis 2011 les différentes offres de l’assurance pour vérifier leur légalité.</p>
<p>De son côté, le directeur de la BKK IHV, Heinz-Werner Stumpf, reste assez silencieux sur le sujet. Selon le magazine <em>Der Spiegel</em>, ses seules déclarations consistent à assurer que les offres de sa caisse sont parfaitement conformes au droit allemand.  <em>« Il ne répond aux questions que par mail, et il met par principe ses avocats en copie »</em> , précise le journaliste de l’hebdomadaire.</p>
<p>Et selon lui, Stumpf ne risque pas d’interrompre la coopération avec ProLife de son plein gré.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Dans cette affaire, le conseil d’administration de la BKK IHV a également son mot à dire et plusieurs membres de ce comité ont un profil bien spécial : ils appartiennent à ProLife. »</em></p>
<p style="text-align: left;">Deborah Berlioz / Berlin / 16/02/2012</p>
</div>
</div>
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		<title>IVG : quel est votre profil ?</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 08:52:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attaques contre le droit à l'IVG]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Interruption volontaire de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[IVG]]></category>

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		<description><![CDATA[L’expression « IVG de confort » ressort régulièrement dans les médias, ou dans la bouche de porte-paroles de certains partis politiques… Rappelons que « IVG » signifie Interruption VOLONTAIRE de grossesse. Il s’agit donc de l’interruption d’une grossesse sur décision de la femme concernée… &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/02/ivg-quel-est-votre-profil/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’expression « IVG de confort » ressort régulièrement <a href="http://sante.lefigaro.fr/actualite/2009/02/25/9442-plus-plus-davortements-confort">dans les médias</a>, ou dans <a href="http://www.francetv.fr/info/louis-aliot-denonce-des-ivg-de-confort_56611.html">la bouche de porte-paroles de certains partis politiques</a>… Rappelons que « IVG » signifie Interruption VOLONTAIRE de grossesse. Il s’agit donc de l’interruption d’une grossesse <strong>sur décision de la femme</strong> concernée… <em><strong>et non pas « sur décision [jugée acceptable par autrui] de la femme concernée ».</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Répétons-le, puisque visiblement il est nécessaire de le faire… les femmes ne sont pas des abruties irresponsables. Lorsqu’une femme prend la décision de ne pas poursuivre sa grossesse, sa décision lui appartient et doit être respectée.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on juge les femmes incapables de prendre cette décision, si on les prend pour des imbéciles qui avortent sans réfléchir… alors pourquoi ne pas établir un questionnaire à l’entrée des centres IVG du type :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Bienvenue, espèce d’idiote irresponsable,</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez demandé à interrompre votre grossesse… Veuillez nous préciser quelle type d’IVG vous demandez :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. une IVG de confort</strong> : le locataire à l’intérieur prend trop de place, les nausées vous gênent, vous n’avez pas envie d’avoir d’enfant, vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">= l’acte ne vous sera pas remboursé ET vous serez tondue.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2. une IVG de contraception</strong> : c’est votre moyen habituel de contraception, étourdie comme vous êtes ; vous n’avez pas réalisé encore que prendre un contraceptif est moins contraignant que d’avorter régulièrement (vous êtes lente), vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">= l’acte ne vous sera pas remboursé ET vous serez flagellée en place publique avec un écriteau « je suis trop stupide pour prendre la pilule ».<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3. une IVG de plaisir</strong> : vous êtes masochiste, vous aimez souffrir (ça tombe bien, vous êtes née avec le bon sexe), vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">= l’acte ne vous sera pas remboursé ET vous serez déchue de votre nationalité française (la flagellation vous ravirait). <strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4. une IVG de flemme</strong> : vous ne vouliez pas aller bosser aujourd’hui, vous êtes — comme les bénéficiaires du RSA — le « cancer » de notre société, vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">= l’acte ne vous sera pas remboursé ET vous serez contrainte à travailler gratuitement pour la Patrie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5.</strong> <strong>une IVG préventive  :</strong> vous êtes hypocondriaque et persuadée que tout élément qui grandit en vous est une maladie qui ne dit pas son nom, vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">= l’acte ne vous sera pas remboursé ET tous vos examens médicaux futurs ne vous seront plus remboursés désormais.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6.</strong> <strong>une IVG fashion-victim</strong> : vous venez d’acheter une jupe en 34 et il est hors de question de ne pas pouvoir la porter dans 2 mois, vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p>= l’acte ne vous sera pas remboursé ET vous serez condamnée à faire une taille 36 (horreur et damnation), à porter un serre-tête en velours et un gilet à bouton doré pendant le reste de votre vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>7.</strong> <strong>une IVG facebook :</strong> vous n’avez pas de vie, ça vous fera quelque chose à raconter, vous êtes un monstre d’irresponsabilité et d’égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">= l’acte ne vous sera pas remboursé ET votre connexion Internet sera bloquée.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>IVG : « Ce qui m’a mar­qué, c’est le silence ».</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 07:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Interruption volontaire de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[IVG]]></category>
		<category><![CDATA[violence médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai avorté 3 fois dans ma vie. Je dois faire par­tie de celles que cer­tains dési­gne­raient comme pre­nant l’avortement pour une contra­cep­tion. Cette idée quand elle ne me met pas en colère me fait mar­rer : non mais est-ce qu’ils &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2012/01/ivg-ce-qui-m%e2%80%99a-mar%c2%adque-c%e2%80%99est-le-silence/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p>J’ai avorté 3 fois dans ma vie. Je dois faire par­tie de celles que cer­tains dési­gne­raient comme pre­nant l’avortement pour une contra­cep­tion. Cette idée quand elle ne me met pas en colère me fait mar­rer : non mais est-ce qu’ils s’imaginent vrai­ment qu’en 20 ans de vie sexuelle je n’ai baisé que 4 fois en comp­tant mon môme ?</p>
<p><span id="more-1046"></span></p>
<p>La pre­mière fois j’avais 17 ans. Quand je m’en suis aper­çue, j’ai été au plan­ning fami­lial, la per­sonne qui m’a reçue, une femme assez douce, m’a expli­qué qu’il fal­lait l’autorisation de mes parents pour pou­voir avor­ter. C’est cette annonce qui a été le plus dur, j’ai trainé… mais je n’ai pas hésité un ins­tant sur la déci­sion à prendre. Je ne vou­lais pas être mère à 17 ans point.</p>
<p>La deuxième fois j’avais 27 ans. Suite à l’obtention d’un concours de la fonc­tion publique, entre la prise de poste et le démé­na­ge­ment 15 jours avant, uti­li­sant tou­jours une pilule comme contra­cep­tion, une période agi­tée a suffi cer­tai­ne­ment à ce que je merde dans la prise sans m’en rendre compte. J’avais déjà un enfant avec mon com­pa­gnon de l’époque, nous étions ensemble depuis quasi 10 ans. lui n’avait pas de désir d’un autre enfant, et moi, plus vrai­ment, et sur­tout ce n’était pas le moment, l’envie n’était pas là.<br />
J’ai pris rendez-vous avec le plan­ning après avoir été vue par un méde­cin géné­ra­liste. J’ai ren­con­tré un femme, assis­tante sociale je crois, entre­tien obli­ga­toire avant le délai de 7 jours de « réflexion ». Je me sou­viens avoir pleu­rer. Pas parce que j’avais peur, ni que je souf­frais de cette déci­sion, mais parce que je me sen­tais nulle et hon­teuse d’avoir mer­der ma contra­cep­tion. L’avortement a eu lieu 10 jours plus tard, sous anes­thé­sie géné­rale. J’ai signé une décharge et je suis repar­tie cher­cher mon fils à l’école.</p>
<p>En fait, ce qui a été pénible, c’est que tout le temps où j’ai été enceinte, entre le moment de l’annonce et quelques temps après l’avortement, mon com­pa­gnon de l’époque ne m’a quasi pas adressé la parole, en dehors des phrases inévi­tables liées au quo­ti­dien. Il ne s’est occupé de rien,surtout pas de moi, je ne crois même pas qu’il ait su quel jour j’avais avorté. Je me dis après coup que si jamais j’avais eu des doutes sur ma déci­sion, ce qui n’était pas le cas, il me les aurait enlevé direct! <img src="../wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" /></p>
<p>Je l’ai quitté 2 ans plus tard ( je sais je suis lente <img src="../wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" /> ) et ai mené ma vie en ayant quelques his­toires ou aven­tures avec d’autres hommes, ce qui m’a conduit il y a 6 ans à avor­ter à nou­veau. Un bête acci­dent de capote avec un mec que je voyais depuis 1 ou 2 mois de manière épiso­dique. Il était évident que j’allais avor­ter, je n’avais pas envie d’un enfant, et encore moins avec ce mec là que je connais­sais à peine et avec qui je m’amusais bien au lit et ailleurs, mais sans plus. Fina­le­ment ce fut le même scé­na­rio, même cli­nique, et sur­tout même silence de la part du mec : il ne m’a pas rap­pelé, j’ai fini par le faire parce que j’avais besoin que quelqu’un vienne me cher­cher, ça m’évitait de signer une décharge comme la der­nière fois, ainsi que le taxi. Il a dit oui, mais il est jamais venu.</p>
<p>Ce qui m’a mar­qué, c’est le silence. Le silence de ces deux hommes oui, mais aussi le silence des soi­gnants. Je n’ai pas vrai­ment subi de pro­pos désa­gréable, pas vrai­ment de froi­deur non plus, juste une espèce d’économie de mots dans les échanges. l’échographiste, le méde­cin qui d’un coup n’ont plus rien à dire lorsque tu leur annonces que tu comptes avor­ter, le sou­rire qui s’efface et le visage qui devient grave. Le drame imposé.</p>
<p>Je me sou­viens par contre avec une cer­taine recon­nais­sance du méde­cin que j’ai ren­con­tré au plan­ning avant le troi­sième IVG. Elle n’était pas silen­cieuse, et on a pu parlé de contra­cep­tion, lon­gue­ment et sans juge­ment. Cette entre­vue avec elle m’a libéré de l’espèce de tabou dans lequel j’étais à pro­pos de la contra­cep­tion. Le silence, je me le suis imposé long­temps, comme une sorte de fata­lité, je méri­tais cer­tai­ne­ment puisque j’étais une incons­ciente pas fou­tue de prendre une pilule cor­rec­te­ment. A part elle, je n’ai pas de sou­ve­nir de méde­cin avec qui j’ai pu par­ler de contra­cep­tion, que ce soit avec mes pré­cé­dents avor­te­ments, à la mater­nité, les méde­cins géné­ra­listes ou les quelques gyne­cos que j’ai pu voir. Ca a tou­jours été : voilà une ordon­nance pour 3 mois de pilule merci au revoir. C’est bien la seule qui m’ait offert un choix réel en me pré­sen­tant ce qui exis­tait, mais aussi en dis­cu­tant avec moi pour conve­nir de ce qui serait le plus adapté à qui je suis et à ma vie.<br />
Avoir été aussi long­temps dans le silence, peu­plé d’évidence erro­née qui ne mérite pas de mots et encore moins d’échange, ça fait un drôle de bilan. Je ne suis ni une idiote, ni une incon­sé­quente. Mais ça a pu m’arriver, peu importe les rai­sons ou leurs absences. Et alors? Prendre un trai­te­ment sans faille pen­dant au moins 30 ans , elle est là la difficulté!</p>
<p>Ces avor­te­ments furent un sou­la­ge­ment à chaque fois.<br />
Je les ai voulu, je ne les ai jamais regretté, et je vais très bien merci !</p>
<p>Ariane, avril 2011.</p>
</div>
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		<title>IVG : « Il FALLAIT pleu­rer. L’institution nous OBLIGE à pleurer »</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 10:17:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les filles des 343</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Interruption volontaire de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[IVG]]></category>
		<category><![CDATA[violence médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était il y a envi­ron 5 ans. J’avais 22 ans. Si je témoigne aujourd’hui c’est sur­tout pour dénon­cer les com­por­te­ments et le mépris dont j’ai été vic­time, qui plus est, com­por­te­ments qui ont failli me coû­ter la vie. Je me suis &#8230; <a href="http://blog.jevaisbienmerci.net/2011/12/ivg-il-fallait-pleu%c2%adrer-l%e2%80%99institution-nous-oblige-a-pleurer/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p>C’était il y a envi­ron 5 ans. J’avais 22 ans. Si je témoigne aujourd’hui c’est sur­tout pour dénon­cer les com­por­te­ments et le mépris dont j’ai été vic­time, qui plus est, com­por­te­ments qui ont failli me coû­ter la vie.</p>
<p>Je me suis retrou­vée enceinte. Bizar­re­ment, je l’avais pres­senti dès la pre­mière semaine. Un jour où je ne me sen­tais pas bien, je me suis dit « je ne suis pas seule »… Allez savoir pour­quoi ?<br />
Bref un mois plus tard, j’ai fait un test et celui-ci s’est révélé posi­tif. J’en ai tout de suite fait part à mon ami. La déci­sion a été rapide à prendre : nous étions jeunes, en couple depuis peu, étudiants, sans le sou.<br />
Je suis donc allée très rapi­de­ment prendre un rendez-vous pour un avor­te­ment à l’hôpital. La liste d’attente était telle que j’ai eu un rendez-vous un mois plus tard, soit à 11 semaines de grossesse!</p>
<p><span id="more-1003"></span></p>
<p>J’ai très mal vécu ce mois d’attente. Non que j’étais mal psy­cho­lo­gi­que­ment (bien que par­fois prise par des doutes…) mais sur­tout j’étais mal phy­si­que­ment : très fati­guée, à perdre du poids, des sai­gne­ments… (je n’étais pas suivi par une gynéco : des mois d’attente pour les conven­tion­nés et sinon des tarifs exagérés !)</p>
<p>Bref, mon ami et moi nous sommes rendus au rendez-vous (c’était un 18 février : cette date m’a pro­fon­dé­ment mar­quée et tous les 18 février depuis, je me dis : « tiens, j’ai pas oublié quelque chose cette année »). Non qu’elle m’ait mar­quée parce que j’allais me faire avor­ter, mais cette date m’a mar­quée pour la suite.</p>
<p>Le gynéco me reçoit (un homme, d’une cin­quan­taine d’années). Il nous a posé quelques ques­tions à mon ami et moi-même puis a mis manu mili­tari mon ami à la porte. Il était très mépri­sant (le gynéco, pas mon ami !). Il m’a demandé de m’allonger et m’a fait l’examen (en cachant bien évidemment l’écran, comme si de voir un fœtus de la taille d’un ongle allait nous trau­ma­ti­ser). Je lui ai expli­qué que l’examen était dou­lou­reux (écho­gra­phie intra-vaginale) et que depuis un mois j’avais des petites pertes de sang (détail qui a son impor­tance, vous le com­pren­drez par la suite). Je me tor­dais de dou­leur, c’était comme si on me don­nait des coups de cou­teau dans le bas ventre. Il m’a rétor­qué « arrê­tez de gigo­ter sinon j’arrête l’examen et vous ren­trez chez vous ». J’ai pris sur moi (quand j’y repense je ne sais pas com­ment, j’avais tel­le­ment mal!). Et là il m’annonce: « je ne vois pas de fœtus, ou du moins celui-ci fait 6 mm (pour une gros­sesse de 11 semaines, c’est sur­pre­nant : je lui ai d’ailleurs fait la réflexion) : vous faites une fausse couche ». Là je lui demande si c’est pour ça que j’ai si mal et que je saigne, il me répond (ima­gi­nez le scé­na­rio : un homme, méde­cin (toute puissance) méprisant, auto­ri­taire, anti­pa­thique face à une gamine apeu­rée) : « vous croyez quoi ? qu’une fausse couche est une par­tie de jambe en l’air ! fal­lait y pen­ser avant made­moi­selle ». Sur ces belles paroles, il me demande de me rha­biller et me met à la porte.<br />
Mon ami m’attendait dehors. Je lui explique. Là, nous sommes reçus par une psy­cho­logue qui nous tend des mou­choirs (j’avais envie de pleu­rer, oui, mais pas parce que avor­ter c’est dur, parce que j’avais HORRIBLEMENT mal dans le bas ventre depuis l’examen). Elle nous explique que du fait de notre situa­tion (fausse couche) c’était moins dif­fi­cile, puisque le bébé n’était pas amené à vivre de toute manière (une petite dose de culpa­bi­lité!!!) Nous la regar­dions, un peu atterrés, je dois vous avouer… d’un air de dire : qu’est ce qu’on fout là ?? Vrai­ment je me suis posé la ques­tion. C’était tel­lement hors de nos pré­oc­cu­pa­tions. Il FALLAIT pleu­rer. L’institution nous OBLIGE à pleurer.</p>
<p>On rentre. Je ne me sou­viens plus vrai­ment de la jour­née, seule­ment de la nuit car c’est la pire que j’aie passée jusqu’à aujourd’hui. C’est simple j’ai déliré, j’ai eu des accès de fièvre, j’avais mal au ventre, comme si on me tor­dait de l’intérieur tous mes organes et par­ti­cu­liè­re­ment mes ovaires. Heu­reu­se­ment mon ami était là. Il m’a obligée à appe­ler ma mère le len­de­main pour qu’elle m’emmène aux urgences. Moi je ne vou­lais pas, puisque « c’était nor­mal d’avoir mal, je fai­sais une fausse couche ». Il a insisté, il ne vou­lait pas par­tir tra­vailler tant que je n’appelais pas ma mère (vous pou­vez vous dire, pour­quoi ne l’a-t-il pas emmené lui même : sa direc­trice atten­dait un faux pas de sa part pour le foutre à la porte). J’ai capi­tulé et appelé ma mère. Elle m’a emme­née aux urgences gyné­co­lo­giques.<br />
J’ai été reçu par un jeune méde­cin, beau­coup plus sym­pa­thique et empa­thique que son trou du c… de col­lègue. Je lui explique ma situa­tion. Il m’ausculte en pre­nant soin de ne pas me faire mal (OUFFFF). Et là, il me semble assez sur­pris, il me pose pas mal de ques­tions quant à l’examen de la veille. Je lui demande ce qu’il y a. Et là, il m’explique qu’il sem­ble­rait que je fasse une gros­sesse extra-utérine, que mon œuf est tel­lement gros, qu’au départ, il l’a pris pour mon uté­rus et que visi­ble­ment, le méde­cin d’hier a confondu mon uté­rus et mon œuf, alors même que je lui avais fait part de tous les symp­tômes de la gros­sesse extra-utérine : maux de ventre, saignement!</p>
<p>J’ai été opérée en urgence et j’ai perdu une trompe.</p>
<p>Si mon ami n’avait pas autant insisté pour que j’aille aux urgences et si j’avais écouté ce trou du c… d’incompétent j’aurai pu perdre bien plus qu’une trompe et faire une hémor­ra­gie interne.</p>
<p>J’ai entamé une pro­cé­dure après ça mais ils ont inter­prété mon cour­rier dans le sens que ça les arran­geait… J’ai laissé tom­ber, j’en avais pas la force à ce moment, j’avais envie d’oublier toute cette his­toire. Aujourd’hui je le regrette. L’avortement est le seul acte pour lequel les méde­cins signent une clause de conscience (quelle conne­rie ! c’est scan­da­leux). Ce méde­cin m’a mal­traité et a mis ma vie en dan­ger. Pour­quoi ? Pour­quoi ? Parce que je me fai­sais avor­ter sans l’ombre d’un regret ? Parce que je ne pleu­rais pas ? Parce que je savais que cette déci­sion était la bonne ?</p>
<p>Je vais bien aujourd’hui, oui !! mais pas grâce à l’institution hos­pi­ta­lière qui nous méprise et nous juge ! Dans quel siècle vivons-nous ? Le droit de dis­po­ser de son corps est bien loin d’être acquis dans la tête de nom­breuses personnes !</p>
<p>Peut-être que le jour où ce droit inaliénable sera acquis dans les faits et dans les têtes, nous irons nous faire avor­ter en vivant bien cette expé­rience parce que per­sonne ne nous jugera et atten­dra de nous que nous pleu­rons. On res­pec­tera et com­pren­dra notre choix !</p>
<p>Lucie, 13 avril 2011.</p>
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