Je vais avorter bientôt

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83 réponses à Je vais avorter bientôt

  1. Valérie dit :

    J’ai fait l’erreur d’appeler ivg.net pour des infor­ma­tions concer­nant
    une ivg !
    Au secours !
    Ensuite j’étais tel­le­ment dubi­ta­tive voir cho­quée par leurs pro­pos
    que je suis allée fouiller sur les site de vraies infor­ma­tions.
    Je vous ai trouvé ainsi que les articles du Monde et du Figaro.
    J’ai 46 ans, 3 enfants, j’ai eu 2 gros­sesses à risque et une
    hémor­ra­gie au der­nier accou­che­ment et j’ai failli y pas­ser. J’ai
    éga­le­ment évo­qué mes 2 dépres­sions post natales sérieuses …
    Mon inter­lo­cu­trice m’a pous­sée à gar­der l’enfant au risque de ma vie
    et celles de mes filles : maman fati­guée , voir dépri­mée avec un
    qua­trième enfant à charge non sou­haité !!!
    Je suis outrée et je pense aux autres femmes qui vont appe­ler !
    Que pou­vons nous faire, ils sont dangereux !

    • Minaou dit :

      bon­jour,

      j’ai moi aussi appelé IVG. Net qui m’a averti que mes enfants pour­raient déve­lop­per le syn­drome du sur­vi­vant si je le faisais(désordre affec­tif à l’adolescence).

      j’ai vu une vraie psy­cho­logue aujourd’hui qui m’a plus fait posé les bonnes ques­tions que de me mettre un far­deau supplémentaire

    • maman-perdu dit :

      bon­soir, ce soir j’ai fait ler­reur d’appeler et je suis cho­qué est écoeuré des pro­pos tenue

  2. magagaia dit :

    Bon­jour, je vais bien­tôt avor­ter! Je l’ai déjà fait il y a 3 ans, sans aucun pro­blème par aspi­ra­tion et anes­thé­sie locale. Nickel. Je vou­lais donc opter pour la même pro­cé­dure, seule­ment là, je dois attendre 3 semaines, car ma gros­sesse est encore trop jeune pour une aspi­ra­tion. Du coup j’hésite avec la prise de médi­ca­ments, car j’aimerai bien me débar­ras­ser au plus vite des nau­sées intenses et de cette fatigue que je traine. Je ne sais pas quoi faire, car j’ai assisté une amie dans son IVG médi­ca­men­teuse et c’était pas glo­rieux: ça a duré long­temps, c’était très dou­lou­reux et elle a eu des sai­gne­ments pen­dant presque un mois! Très peu pour moi!! en même temps si je dois vomir et avoir des sueurs pen­dant 3 semaines, c’est la même!
    Quelqu’un peut il me conseiller? Merci!!

  3. Tomasi dit :

    Bon­jour,
    j’ai 27 ans je suis artiste aérienne, mon corps est donc mon outils de tra­vail. Je suis très dési­reuse d’avoir un jour une jolie famille, j’ai d’ailleurs deja trouvé son père idéal, mais nous ne nous sommes pas encore enga­gés, pas ins­tal­lés, et nous n’avons pas vécu cer­tains de nos désirs artis­tiques. Cette année a été très éprou­vante dans sa famille et on se dit tou­jours un décès vaut une nais­sance… Ca a été ma pre­mière réac­tion quand j’ai sus­pecté ma gros­sesse  » c est peut être un signe, ca doit fina­le­ment être le moment… » Ce qui n’a rien aidé la date d’accouchement pré­vue le jour de l’anniversaire de mon amou­reux!!!
    Alors nous sommes pas­sés par plu­sieurs étapes : sous le choc, heu­reux, dubitatifs,douteux …
    5 heure du matin, Lorsque le test nous a confirmé la gros­sesse ( moi qui ai tou­jours voulu avoir des enfants et qui ai tou­jours eu peur de ne pas réus­sir à en avoir)les yeux grands ouverts et un sou­rire sur le visage  » qu est ce qu’on fait?, est ce bien rai­son­nable ? Est on prêt? Est ce le moment? » ( nous habi­tons un petit 2 pièces avec un chien et ma situa­tion d inter­mit­tente n est pas au meilleur de sa forme!) .
    Pen­dant tout le reste de la nuit des ques­tions tournent dans ma tête com­ment ça se passe si nous ne vou­lons pas le gar­der…? Je cherche alors sur inter­net quels sont les pro­cé­dures d’avortements et je tombe sur le très bon site, que j’avais consulté il y a peu, choisirsacontraception.fr ( je suis tom­bée enceinte alors que j étais en tran­si­tion entre la pilule et ma nou­velle méthode de contra­cep­tion). Les termes « IVG médi­ca­men­teuse » et « IVG chi­rur­gi­cale » appa­raissent alors et cette der­nière ne me ras­sure pas du tout!
    Des le len­de­main j’obtiens un rdv avec la conseillère de la PMI, une dame char­mante avec qui je passe 1 heure à dis­cu­ter et qui me ras­sure sur les pro­cé­dures et m’aide à voir clair dans les démarches à effec­tuer, elle l’obtient même un rdv dès le len­de­main pour une écho de data­tion.
    Avant le deuxième rdv avec la PMI mon com­pa­gnon et moi même pen­chons pour gar­der ce fœtus mais les doutes sont tou­jours très pré­sents.
    Ça n est qu’après ce 2 eme rdv et plu­sieurs jours que lui puis moi, l’euphorie redes­cen­due, com­men­çons à réel­le­ment dou­ter et moi à reje­ter un peu ce petit hari­cot qui me rend sacré­ment malade et me fatigue énor­mé­ment lors de mes entraî­ne­ments quo­ti­diens. Je ne com­prend d’ailleurs pas pour­quoi si enthou­siaste au départ j’arrive à me sen­tir si mal et si dou­teuse tout à coup. L’instabilité finan­cière et pro­fes­sion­nelle nous décou­ragent mais notre amour et notre désir de fon­der pro­chai­ne­ment et plus serei­ne­ment une famille nous ras­sure.
    Nous allons donc faire les choses etape par étape, et puis on se dit « ça à très bien fonc­tionné une fois alors ça ne peut que refonc­tion­ner lorsqu’on sera prêt! « 
      Alors ça y est notre déci­sion est prise et c est la bonne. nous ne nous sen­tons que plus res­pon­sable en fai­sant ce choix , celui d attendre le bon moment pour accueillir un enfant dans les meilleurs condi­tions et pas  » à l’arrache » en ce disant que ça ira naï­ve­ment. Nous ne vou­lons pas ris­quer de tout gâcher en pré­ci­pi­tant les choses. Alors voilà nous avons ren­dez vous la semaine pro­chaine au pre­mier ren­dez vous à l hôpi­tal, je ne sais pas à quelle anes­thé­sie je vais avoir le droit à cause ou grâce au délai tar­dif ça sera chi­rur­gi­cal pour moi( à la PMI elle a joli­ment com­paré l aspi­ra­tion à celle du den­tiste mais avec un tube plus fin! C est très ras­su­rant merci).
    Mon com­pa­gnon est très pré­sent je n en ai que très peu parlé mais c est essen­tiel il sera avec moi pour les pro­chaines étapes et nous sommes encore plus proches et plus sou­dés depuis que tout ça nous arrive, il est une épaule solide et pri­mor­diale à toute cette réflexion. Je l’aime de tout mon cœur et j’ai très vite envie de construire un bon nid douillé pour qu’il devienne le père de mon enfant!
    Je vais faire ce qu’a dit une autre femme dans un témoi­gnage, je vais par­ler à mon fœtus lui dire que je l’aime qu’il a déjà changé ma vie pour la rendre plus belle et plus Vrai, et que son âme sera la bien­ve­nue Pour accom­pa­gner la pro­chaine vie que nous met­trons en route.
    Merci d’avoir créer ce blog qui sou­lage ! Merci aux per­sonnes sen­sibles qui nous accom­pagnent dans toutes nos démarches et à mes amies. Je serais pro­ba­ble­ment un peu ébran­lée au cours des quelques semaines à venir mais je sais que vous êtes toutes là pour lire et peut être sou­te­nir alors je suis sereine et heu­reuse !
    Je vais avor­tée et je vais bien je vais sau­ver une vie de trop de dif­fi­cul­tées et je vais pro­ba­ble­ment nous sau­ver! Petit fœtus je t’aime alors je te protége.

  4. eva dit :

    Bon­jour,
    Je viens d’apprendre que j’etais enceinte.
    En effet , hier apres 1 semaine de retard , je suis allée ache­ter un test et verdict.Positif.
    Je suis avec mon conjoint depuis 3 ans , nous nous aimons et nous nous appre­tons à offi­cia­li­ser notre union (mariage) en 2014.
    Nean­mois , je ne me suis jamais sen­tie prete à etre mere dans l’immediat.
    J’ai 31 ans , nous avons tous les deux une situa­tion pro­fes­sion­nelle confor­table , un chez nous, mais le hic, c’est que je sou­haite avant tout , pro­fi­ter de notre union, voya­ger et peut etre dans 2 ans pen­ser à avoir un enfant.
    J’ai fait beau­coup de forum et on nous traite d’assassin , appa­re­ment le choix d’avorter n’est pas si libre que ca.
    J’ai deja contacté mon gyneco, j’attend les résul­tats de la prise de sang.Mais mon choix est clair, je ne res­sent rien pour ce qu’il y a dans mon ventre.
    Mon conjoint est du meme avis que moi , nous en avons dis­cu­ter serieu­se­ment et à tete repo­ser.
    Les anti –ivg dans mon entou­rage que je ne soup­con­nai pas me sou­tiennent que je risque de ne plus retom­ber enceinte, qu’à mon age je n’ai pas à refle­chir et donc le gar­der.
    Je compte avor­ter par voie medi­ca­men­teuse car je pense etre dans les délai.
    Je ne com­prend pas les juge­ments de nos choix.
    Votre site m’a soulagé.

    • Marie dit :

      bon­jour Eva,
      Je suis exac­te­ment dans la même situa­tion que toi, j’ai 33 ans. Autant dire que mon choix est juste incom­pré­hen­sible pour les gens…Mais je ne me sens pas prête à être mère. Peut être que cela vien­dra un jour (ou pas !) mais là je n’en ai pas du tout envie. J’ai encore envie de voya­ger, de bos­ser à plein temps. Et comme toi je ne res­sens rien pour ce qu’il y a dans mon ventre. C’était un acci­dent. A l’annonce des résul­tats, j’ai pleuré. Je me suis dit que ce n’était pas pos­sible de le gar­der, je n’étais tout sim­ple­ment pas du tout heu­reuse de cette nou­velle !!!
      Moi aussi on me sort le coup du « Tu ne pour­ras peut être pas en avoir après »…Et donc, on doit se for­cer mon com­pa­gnon et moi ? Quitte à rendre un enfant mal­heu­reux ? Et nous aussi ?

      Il faut faire son choix en écou­tant son coeur…pas les autres…et fran­che­ment c’est très dur car c’est tel­le­ment rapide, brusque, que jus­te­ment tu as envie du sou­tien des autres. C’est le piège dans lequel je suis tom­bée. Mais aujourd’hui, mon choix est clair et mon télé­phone por­table coupé jusqu’à ce ven­dredi, date de mon IVG.

      Merci à ce blog, à toutes les contri­bu­trices, et au plan­ning fami­lial où j’ai été super bien accompagnée.

    • ap dit :

      Pour celles qui auraient tou­jours des doutes, on peut bien tom­ber enceinte après un avor­te­ment puisque c’est mon cas!

    • Gabrielle dit :

      Bon­jour,
      Je suis exac­te­ment dans votre cas : j’ai 34 ans, avec mon ami depuis 8 ans, mais nous ne vivons pas dans la même ville, dans l’attente de sa muta­tion, dont la date est incer­taine. Au delà de cet incon­fort maté­riel, je n’ai jamais eu le désir d’avoir des enfants. Je sens que, quand j’y pense, c’est plus l’âge et la pres­sion sociale et fami­liale qui prennent le des­sus sur un désir réel.
      Donc, quand j’ai com­pris que j’étais enceinte, ça a été une vague d’angoisse, comme un coup de mas­sue. Un truc inen­vi­sa­geable.
      Je n’ai pu en par­ler à per­sonne, sauf aux méde­cins que j’ai croisé (gyné­co­logue, méde­cins du labo d’analyses..), qui ont été irré­pro­chables (je ne parle du plan­ning fami­lial, débordé, car en période esti­vale, qui pro­pose un rv 10 jours après, beau­coup trop loin, quand on ne veut pas de cette gros­sesse. Sans par­ler des gyné­co­logues qui ne peuvent pas nous rece­voir, car ils partent en vacances, ce qui est leur droit, mais dif­fi­cile à entendre quand on est pas au top). En effet, lorsque j’ai ana­lysé mon entou­rage, c’était impos­sible: ma mère qui me parle de plus en plus de la joie de s’occuper de mes futur enfants, mes amies qui sont, soit jeunes mères, soit céli­ba­taires, avec la tren­taine bien enta­mée. Bref, très com­pli­qué. Avec même la peur d’en par­ler à mon ami, ne sachant pas le degré de sou­tien qu’il serait capable de me don­ner, et les consé­quences sur le désir et le couple.
      Donc, j’ai fini par lui en par­ler et il a été très pré­sent, ça nous a rap­pro­ché, ouf.
      Il m’a dit d’en par­ler ouver­te­ment, que les gens com­pren­draient. Et j’avais des doutes, et j’avais rai­son, car j’ai décidé d’en par­ler à une très bonne amie, qui m’a fondu dans les bras, car, elle est céli­ba­taire, a 36 ans, veut un enfant, donc je l’ai bles­sée. Je savais que ça allait se pas­ser comme ça, et c’est dif­fi­cile à accep­ter. Cela n’est facile pour per­sonne, même si je com­prends son désar­roi, mais j’ai le droit d’avorter et de ne pas vou­loir d’enfants. Du moins, pour le moment.

      En tout cas, ce site est sal­va­teur, avec tous les trucs dégueu­lasses qu’on peut lire, notam­ment les com­men­taires sur les sites de médias, suite à l’enlèvement de la notion de détresse dans la loi, ou très récem­ment, le gou­ver­ne­ment qui jus­te­ment, veut rendre l’accès à l’IVG l’été beau­coup plus simple. Ces avan­cées pour les femmes sont cri­ti­quées de façon vio­lente par des per­sonnes qui nous voient comme des gens irres­pon­sables, qui se servent de l’IVG comme un moyen de contra­cep­tion (vache­ment pra­tique comme moyen !), ou des tueurs de bébés.

      J’arrête là, trop de choses à en dire.
      Merci pour ce site en tout cas !

    • Marmotte dit :

      Je suis comme toi et ça me ras­sure de lire ton témoignage.

      J’ai 29 ans, je suis en couple depuis 5 ans, fraî­che­ment mariée et très amou­reuse, nous vivons ensemble, nous avons tous les deux une situa­tion pro­fes­sion­nelle stable et des reve­nus confortables.

      Du coup je n’ai aucune « bonne rai­son » d’avorter.

      Sauf que voilà, je ne suis pas prête. Faire des enfants avec lui est dans mes pro­jets, d’ici un an, deux ans. D’ici là je comp­tais pro­fi­ter de notre couple et de notre liberté. J’avais des pro­jets de voyage, de par­ti­ci­per à un cham­pion­nat de sport, de m’épanouir dans mes pas­sions, de chan­ger de lieu de travail.

      Et après, seule­ment, avoir des enfants.

      Etre prêt, c’est impor­tant. Dans mon ventre, ce n’est qu’un petit tas de cel­lule, un ovule comme des cen­taines ont péri depuis des années, un sper­ma­to­zoïde, comme des cen­taines ont péri depuis des années. Il se trouvent que ces deux là se sont ren­con­tré en dépit du sterilet.

      Je n’ai pas eu d’hésitations. J’en ai parlé à mon chéri et il est d’accord avec moi: nous vou­lons tous les deux des enfants, mais nous ne sommes pas prêts.

      L’avortement est la semaine pro­chaine, et ce n’est pas grave, j’ai décidé que je ne m’en ferais ni un drame ni un traumatisme.

      Bon cou­rage à toutes!

    • May dit :

      Merci pour ce témoi­gnage ça me rassure

  5. Elisabeth dit :

    J’ai écrit un article sur mon blog sur mon expé­rience, je vous laisse le lien.

    http://jdcjdr.wordpress.com/2012/07/29/libres-davorter-et-de-ne-pas-se-sentir-coupables/

  6. Camille dit :

    J’ai un sté­ri­let cuivre depuis 8 mois. Il y a 3 jours, j’ai appris que j’étais enceinte, j’en suis à 3 semaines. J’ai 24 ans, mon copain 26, nous sommes ensemble depuis 3 ans, notre couple est solide, stable, on bosse tous les deux depuis plu­sieurs années, on est en train d’acheter un appar­te­ment, oui mais, ce n’est pas le moment. Cet enfant, on le rêve, pour après, mais pas dans n’importe quelles condi­tions, pas de cette façon, on n’est pas encore prêts. C’est injuste, nous aurions dû être pro­té­gés, mon corps a déjà beau­coup souf­fert de la pilule, et je revi­vais avec ce sté­ri­let, ce foutu sté­ri­let qui s’est décro­ché, et qui a laissé la place à ce bébé dont on ne veut pas.

    La déci­sion d’avorter est rapi­de­ment prise. C’est dur, on pleure beau­coup, mais on est sûrs, on ne peut pas accueillir cet enfant cor­rec­te­ment. Jusqu’à aujourd’hui je suis tom­bée sur un per­son­nel médi­cal com­pé­tent et à l’écoute, avec du tact. Je n’ai pas voulu voir l’écran à l’écho, on m’a res­pec­tée. On me dit que « les gros­sesses sté­ri­let, ça arrive, c’est pas de votre faute ». J’espère faire face à la même écoute et à la même com­pré­hen­sion jusqu’au bout. En tout cas, je vais avor­ter, et je vais bien, merci.

    Merci à votre site, merci de dire aux femmes qu’elles ont le choix, et qu’avorter, si c’est un évè­ne­ment impor­tant, c’est pas for­cé­ment traumatisant.

  7. Altelia dit :

    J’ai avorté trois fois, trois années de suite, trois années où j’allais plus que très mal, où je ne savais pas com­ment prendre soin de moi, alors prendre soin d’une nou­velle per­sonne…
    C’était en 1990, 1991 et 1992… par aspi­ra­tion, et sans anes­thé­sie. Parce que la pre­mière fois, c’était par un ami d’ami, mais le souci c’est qu’il était plu­tôt contre, il m’a fait une écho­gra­phie (bien sûr il a pris soin de tout me « mon­trer ») et m’a demandé si je vou­lais tou­jours. Le jour de l’intervention, il m’a fait appor­ter le pro­duit anes­thé­siant, et quand je suis arri­vée m’a dit que c’était trop tard pour s’en ser­vir. Les deux autres fois, c’était à l’hôpital, et j’ai été un peu trai­tée comme une salope. Tou­jours pas d’anesthésie, j’ai le sou­ve­nir de la dou­leur de l’aspiration, et comme la troi­sième fois j’avais vrai­ment la frousse de l’aspiration, j’ai pleuré et l’infirmière m’a dit « il fal­lait y pen­ser avant ».
    Main­te­nant, je vais bien, je n’ai pas d’enfant (his­toire de cir­cons­tances), mais j’ai fait ma vie autre­ment.
    Et je suis plu­tôt fière d’avoir pu avor­ter, parce que je vois beau­coup de per­sonnes qui font des enfants his­toire de rem­plir un peu leur vie, et les dégâts que ça peut faire sur les dits enfants.

  8. La Marguerie dit :

    Bon­jour :)

    Tout d’abord un grand merci pour ce site. Génial, utile, nécessaire.

    J’ai 29 ans et déjà deux enfants, deux gros­sesses épui­santes, un petit appart, des res­sources limi­tées, et sur­tout, sur­tout j’ai lar­ge­ment assez d’enfants comme ça.

    N’empêche, en couple depuis bien­tôt six ans, deux petits en bas âges, et le besoin féroce d’un peu d’intimité (et avec mes deux lou­piots, c’est fran­che­ment dif­fi­cile). RDC il y très peu, un seul, un seul oubli de capote. Et pan. Le one shot. La loose.

    C’est la troi­sième fois. Et deux, ça suf­fit. Stop.

    Ce n’est pas le moment, je n’en veux pas, mon com­pa­gnon non plus. Point.

    J’ai eu le coup de mas­sue du test uri­naire hier. Sur le coup j’étais mal, j’ai même cru que je regret­tais cette déci­sion d’ivg. Mais en fait non. C’était juste le choc de l’annonce de cette grossesse.

    Je suis au clair avec moi même, au clair avec cette déci­sion, je me sens bien, en réa­lité. Je vais même oser le dire : je suis en joie à l’idée de me débar­ras­ser de ce truc. Oui, en joie. Le centre était fermé cet après midi. Mais demain je rappelle.

    Et j’ai hâte, hâte, de reprendre pos­ses­sion de mon corps, de ma vie, de mon couple, de ma famille et de ne plus subir cette gros­sesse qui m’entrave, et cette pos­si­bi­lité d’un troi­sième enfant qui fou­trait tout en l’air. Vivement.

    • marie dit :

      Bon­jour La Mar­gue­rie,
      Donne-moi ton secret pour que je stoppe la culpa­bi­lité
      Merci d’avance

      • La Marguerie dit :

        Cou­cou, je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas de secret. Sinon, je te le don­ne­rais volon­tiers, tu penses. Cou­rage à toi, si tu es sûre que c’est la meilleure déci­sion, ne te sens pas cou­pable. Tu as tout mon soutien.

    • val dit :

      La Mar­gue­rie,
      J’aurais pu écrire tes mots il y a quelques années. Même situa­tion que toi à l’époque, déjà maman de 2 jeunes enfants, heu­reuse mais épui­sée, acci­dent de contraception…une troi­sième gros­sesse en route… L ‘hor­reur ! J’ai pu béné­fi­cier 4 jours après le test de gros­sesse d’une IVG médi­ca­men­teuse, déter­mi­née à en finir très vite. C’était il y a 7 ans, je n’ai jamais regretté ni culpabilisé.

      • Sabou dit :

        bon­soir,

        c’est la sage femme de la pmi qui m’a parlé du site, j’ai mis du temps a venir mais je suis ravi et sur­tout ras­suré de vous lire.
        Mariée et déjà maman com­blée de deux enfants ‚un de 8 ans et une de Huit mois.
        Vou­lant stop­per ma pillule pour chan­ger de contra­cep­tion ‚bim comme des debu­tants nous avons joué avec le feu et nous nous sommes bru­lée car enceinte de 6 semaines , ne vou­lant pas d’autres enfants nous avons décidé de l’ivg.
        Sur de moi, j’ai pris mes rdv accom­pa­gné de mon mari, vu la sage femme qui nous a expli­qué le pro­to­cole et là deprimé d’entendre qu’il y a un delai legal de reflexion de 7j alors que pour moi tt est décidé.…Depuis cette semaine me parait longue et cette reflexion tres dure car je n’aspirai pas à avoir à prendre cette deci­sion un jour. Je pleure tt les soirs tt en sachant que c’est la meilleur solu­tion.
        Je prend mon 1er medi­ca­ment lundi et hosp­ta­li­sée pour la deuxieme parti mer­credi accom­pa­gné de mon mari et je le remer­cie d’etre à mes cotés, j’appréhende mais j’ai hate que cet epi­sode soit fini pour pou­voir voir un bel ave­nir avec mes petits dejà present, je pense que l’on oubli pas mais on vit avec.….…..
        je vais avorter.…mais je vais bien!! ;)

        • La Marguerie dit :

          Allons Sabou, tu n’as pas de reproche à te faire. Ce délai n’est qu’une sécu­rité pour évi­ter quelques très éven­tuels pro­cès. Ben oui, ne sais tu pas, que nous, femmes, sou­mises comme il se doit à nos hor­mones, chan­geons d’avis comme de culotte, et avons la vin­dicte facile ? Ha ha ha.

          Allez, cou­rage, tu vas bien, tu ne vas pas t’en excu­ser. Je crois sur­tout que tu es un peu stres­sée, mais ça ira, tu verras.

      • La Marguerie dit :

        Cou­cou,

        Je suis contente de lire que tu n’as ni regret ni remords. Quand on est sûre de soi, pour­quoi culpabiliser ?

        Pour ma part, j’aurais pu avoir la médi­ca­men­teuse, seule­ment j’allaite tou­jours ma puce et sevrage impos­sible actuellement.

        C’est demain matin, et jusque là, je n’ai eu affaire qu’à du per­son­nel sympa, qui a fait son taf sans juge­ment aucun, bien que je me foute pas mal du qu’en dira t on. Cela veut sur­tout dire que d’autres que moi, que cette déci­sion met mal, béné­fi­cient et béné­fi­cie­ront de per­son­nel humain et à l’écoute. Et ça, c’est cool.

        Vive­ment demain ;)

  9. La Marguerie dit :

    Cou­cou !

    Voilà, ça y est, cela s’est fait mardi matin.

    Tous les soi­gnants ont été sympa, à l’écoute si besoin, et tout s’est très bien passé.

    Je n’ai pas eu de dou­leurs, très peu de sai­gne­ments. Je vais super bien, et j’étais plus que ravie de sor­tir et retrou­ver mes petits monstres, et eux aussi, sur­tout ma pépette, qui sitôt qu’elle m’a vue a réclamé sa tétée, la coquine.

    Bref, je vais bien, je me sens sou­la­gée, libé­rée, d’autant plus que la gyné m’a posé le diu pen­dant l’intervention, du coup, je suis a priori tran­quille pour 5 ans.

    Plein de pen­sées ;)

  10. KAKAOUETTE dit :

    Bon­jour à tous et toutes,
    J’ai appris ma gros­sesse hier. Je vis en couple, nous sommes heu­reux, nous avons deux enfants mer­veilleux de 4 et 1an, un tout petit appar­te­ment mais mignon comme tout. Je tra­vaille en libé­ral et les dettes contrac­tées lors de ma seconde mater­nité ne sont pas encore épon­gées. Et puis sur­tout, je me sens débor­dée avec mes deux enfants et le tra­vail. Un troi­sième d’accord, mais pas là, pas main­te­nant, pas comme ça. Alors quand j’ai appris ma gros­sesse lundi, il n’a pas fait de doute que je ne sou­hai­tais pas la mener à terme. Mon conjoint a été d’une élé­gance extra­or­di­naire, trou­vant toutes les solu­tions à envi­sa­ger si jamais je chan­geais d’avis, si jamais je vou­lais ce bébé. Il a été aussi sou­lagé quand je lui ai fait part de mon choix. A aucun moment il n’a été envi­sa­geable pour moi de le gar­der. Je vis mon choix avec séré­nité mais je suis abso­lu­ment ter­ri­fiée par l’acte en lui-même. Lundi pro­chain sera la fin du délai de reflexion légal, la semaine pro­chaine aura lieu l’avortement, j’ai peur.

    • Christine dit :

      Bon­jour

      Il y a plein de témoi­gnages où l’acte se passe bien.
      Reviens nous don­ner des nou­velles.
      Que la semaine pro­chaine soit sereine.

  11. Adèle dit :

    Bon­jour,

    J’avais déjà entendu par­ler à maintes reprises de ce site, que je n’avais jusqu’alors pas pris la peine de consul­ter. Je me rat­trape maintenant.Ma réso­lu­tion est moins ferme que celle de cer­taines femmes, mais pou­voir lire leurs his­toires m’a redonné du cou­rage.
    En effet, étu­diante de vingt-trois ans pau­mée dans ses études et ses choix d’avenir, en couple et très amou­reuse depuis un an avec un jeune homme tout aussi incer­tain, j’ai appris il y a une semaine que j’étais enceinte. Le choc. Une semaine plus tard, com­plè­te­ment ava­chie nau­séeuse malade comme un chien, dépri­mée au plus haut point, après une écho­gra­phie à la limite de la bru­ta­lité, je suis sur le point de me résoudre à prendre rendez-vous pour une IVG chi­rur­gi­cale.
    Bien sûr, il fau­dra attendre un peu, se traî­ner encore ces infâmes nau­sées, mais je pré­fère vrai­ment cette méthode a priori.
    Cette réso­lu­tion, comme je l’ai écrit plus haut, est loin d’être ferme ; elle me rend extrê­me­ment triste, et incer­taine. Mais à mesure que les jours passent, les argu­ments « objec­tifs », ou disons, « ration­nels », pèsent un peu plus dans la balance : trop instables, trop pau­més, trop étu­diants, pas prêts, en deux mots. Même si amou­reux.
    Je suis heu­reuse de pou­voir lire des témoi­gnages posi­tifs qui vont dans le sens du mieux-être pour la femme, plu­tôt que ces innom­brables forums et sites de dés­in­for­ma­tion (les très hon­teux ivg.net et consorts, pour ne pas les citer) qui ne pré­disent que dépres­sion, ten­ta­tive de sui­cide, rup­ture conju­gale, culpa­bi­lité jusqu’à la mort et au-delà ; je pense — c’est la rai­son pour laquelle je me sens, depuis très jeune, concer­née par les débats autour de l’IVG — que la prio­rité doit être don­née à ceux qui sont déjà là : la femme, éven­tuel­le­ment aussi la per­sonne avec laquelle elle par­tage sa vie. Ça ne rend pas for­cé­ment la déci­sion plus simple, mais ça a le mérite de ne pas la bar­bouiller de culpa­bi­lité.

    Je sens bien que mon mes­sage est un peu brouillon, sim­ple­ment je me sens récon­for­tée d’avoir trouvé cet espace de parole. Il n’en demeure pas moins que j’ai peur et ne sais pas encore quelle sera l’issue de l’histoire, même si elle semble se préciser.

  12. alexandra dit :

    Bon­jour,

    Je m’appelle alexan­dra et j’ai 31 ans, je suis maman de 3 magni­fiques petits gar­çons.
    Hier soir j’ai appris que j’étais à nou­veau enceinte, mon der­nier enfant vient juste de fêter ses 1 ans, et je viens de reprendre mon bou­lot il y a 3 mois.
    Il était pas prévu que je sois a nou­veau enceinte… depuis hier je ne fais que réflé­chir entre l’ivg et le gar­der. Les pour et contre se bous­culent dans ma tête.
    Le faite d’avoir 4 enfants ne me parait pas insur­mon­table, et puis 3 enfants c’est deja com­pli­qué, je suis com­plè­te­ment perdu… quoi que je fasse j’ai peur de le regret­ter…
    j’ai rdv le 12/02 avec mon gyneco, ca me laisse encore un peu de temps pour prendre la bonne decision.

    • Muriel dit :

      Bon­jour,

      Je serais inté­res­sée de connaitre votre choix final, je suis dans le meme cas que vous, j’ai appris l’existence de ma 4eme gros­sesse ce matin et je suis tota­le­ment perdue…

  13. S dit :

    Bon­jour,
    Je suis tombé sur site pen­dant mes recherches, et je dois dire que ça fait du bien bcp de bien de pou­voir avoir des infos et voir des temoi­gnages et par­ler de ce qu’on vis sans etre jugée, car je vis dans un pays ou IVG, reste un gros tabou. J’ai 25 ans et je suis dans une situa­tion com­pli­quée, je suis pour la deuxième fois d’un homme marié (j’ai suc­combé à ses avances dans un moment de fai­blesse, délais­sée par celui que j’aime, car ca feras 3 ans qu’on vis une rela­tion a dis­tance).
    J’ai déja subi une ivg médi­ca­men­teuse seule a la mai­son et j’en garde un très mau­vais sou­ve­nir (dou­leur, sai­gne­ment et culpa­bi­lité). Et cette fois j’ai vrai­ment peur. Peur que ca se passe mal

  14. Antig0n3 dit :

    Bon­jour,
    J’ai 23 ans, étu­diante, et avec un petit ami qui est et dont je suis (étais ?) très amou­reuse depuis 6 mois. Mal­heu­reu­se­ment je suis dans une période d’instabilité, et ces der­niers mois n’ont été qu’un enchaî­ne­ment d’actes des­truc­teurs: fêtes à répé­ti­tion, mul­tiples par­te­naire, et même tri-thérapie d’urgence et test de sub­stances illi­cites. Mon par­te­naire actuel est contre le pré­ser­va­tif et dans ce n’importe quoi qu’est ma vie actuelle j’ai cédé le mois der­nier, en pen­sant qu’à cette étape de mon cycle le risque était minime. 3 jours après je com­men­çais à avoir des doutes. Et puis il y a une semaine j’ai com­mencé à res­sen­tir des dou­leurs dans la poi­trine, et après 3 jours de retard ça n’a pas loupé: test de gros­sesse posi­tif. ça m’a mis une claque, et c’est là que j’ai pris conscience du marasme que deve­nait ma vie.
    J’en ai parlé avec mon par­te­naire, je pen­sais être sûre de moi, qu’avec mes études ce n’est pas le moment, que je n’ai pas les moyens, pas le bon par­te­naire. Lui dit qu’il me sui­vra quelque soit ma déci­sion, mais qu’en effet ce n’est peut être pas le bon moment. J’ai l’impression que pour moi cette nou­velle épreuve a cassé les sen­ti­ments que j’éprouvais pour lui, même si les siens n’en sont qu’exacerbés.

    Mais voilà, main­te­nant j’ai peur. Peur que le rendez-vous avec la gyné­co­logue ne se passe pas bien (j’ai eu de très mau­vaises expé­riences avec des gyné­co­logues par le passé) et que cela me bloque. Peur de l’échographie. Peur qu’une fois le moment venu je n’arrive pas à faire l’IVG médi­ca­men­teuse, car dans la sym­bo­lique je me retrouve seule avec moi même à prendre cette pilule qui amè­nera à la mort de l’embryon. Je me dis que ce n’est pas juste, que c’est de ma faute et pas un acci­dent impré­vi­sible, et que par consé­quent je devrait assu­mer. J’ai peur de la semaine de réflexion, car je doute chaque jour un peu plus. J’ai peur de la dou­leur, des regrets, mais je me dis qu’une IVG médi­ca­men­teuse sera sur­ement mieux qu’une IVG chi­rur­gi­cale, et je ne veux pas attendre.

    Je suis per­due, et j’aimerais réus­sir à affron­ter mes peurs et à assu­mer cette déci­sion : je ne pour­rai pas éle­ver un enfant main­te­nant, je veux avor­ter et je veux aller bien.

  15. Mouch dit :

    Bon­jour,

    Comme vous toutes, j’ai appris une gros­sesse non dési­rée il y a quelques jours. Je dois dire que je ne me vois pas me jus­ti­fier envers qui que ce soit, je ne veux pas d’enfants main­te­nant point barre. Pour moi c’est une inter­ven­tion rele­vant d’une éthique per­son­nelle et ins­crite comme un droit dans la loi fran­çaise. Jusque là pas de pro­blème, et je ne culpa­bi­lise pas non plus, pas de crise de larmes ni rien. Mon copain est pré­sent, ami(es) aussi, tout en bonus.

    Je ne pense pas qu’il y ait de dis­cours per­son­nel adapté à ce pro­blème, mais il y a sur­tout tout une espèce de pres­sion sociale des­ti­née à faire com­prendre aux femmes les réac­tions qu’on attend d’elles: culpa­bi­lité, dou­leurs morales et phy­siques, irri­ta­bi­lité, illé­gi­ti­mité et j’en passe. Même si je com­prends par­fai­te­ment que ça puisse être une expé­rience déli­cate, je n’ai vrai­ment pas l’intention de cocher les-dites cases.

    J’ai galéré pour trou­ver un rendez-vous avez une gynéco, tout en pen­sant être dans les temps pour une ivg médi­ca­men­teuse. Plu­sieurs m’ont envoyée un peu bala­der -« ça ne presse pas madame » -« bah en fait si », ou alors -« d’ici trois semaines j’ai peut-être une place ».

    J’ai conti­nué à cher­cher et j’ai pu trou­ver avec la liste des pra­ti­ciens dis­po­nible sur ce site, une gyné­co­logue fiable et sans juge­ment. Pour ça tout va bien et le pro­ces­sus est enclen­ché. Ne dis­po­sant pas du maté­riel adé­quat, elle m’a envoyé d’urgence vers un centre d’échographie pour res­pec­ter les délais. Et là bim rebelote-surprise, pour avoir un rendez-vous pré-ivg et pour deux d’entre-eux, ils m’ont annon­cés qu’ils n’en fai­saient pas. Pour des centres d’échographies, ne pas les pra­ti­quer, vous avoue­rez que c’est un peu le comble. J’ai pu trou­ver en insis­tant à nou­veau un cré­neau rapide dans un autre centre. Je dois dire que mon avor­te­ment tourne en indi­gna­tion et très pro­ba­ble­ment en futur mili­tan­tisme pro accès faci­lité à l’ivg pour toutes. Ca va de soi, mais je me rends compte de l’ampleur du problème.

    Glo­ba­le­ment, c’est incroyable de ne pas avoir plus de lisi­bi­lité sur qui fait quoi, com­ment, et sur­tout qui ne le fait pas. Presque ça faci­li­te­rait la vie d’avoir une notice pour chaque pra­ti­cien sur les closes morales qu’il sou­haite ou non enga­ger. Ca per­met­trait d’éviter de tour­ner inuti­le­ment autour du pot, de perdre du temps pour eux comme pour moi. Je dois avouer qu’en pou­vant avan­cer les frais, en étant édu­quée, majeure et vac­ci­née, je peux ras­sembles les infor­ma­tions et faire rapi­de­ment cer­taines démarches mais je trouve cer­taines pra­tiques très très limites.

    Bon cou­rage à toutes, et tous.

    • Gabrielle dit :

      Atten­tion, ne sur­tout pas avor­ter en été ! par­cours du com­bat­tant assuré.

      Après avoir essuyé plu­sieurs refus de gyné­co­logues, et après avoir appelé le plan­ning fami­lial, qui m’a donné un rv 10 jours après, pen­dant mon tra­vail (pas facile de trou­ver plu­sieurs excuses pour des rendez-vous en jour­née), j’ai fina­le­ment appelé la Fédé­ra­tion du Mou­ve­ment fran­çais pour le plan­ning fami­lial de ma région, sur le site IVG.gouv. Je suis tom­bée sur une per­sonne impli­quée, qui m’a donné la liste des pra­ti­ciens qui fai­saient des avor­te­ments médi­ca­men­teux. J’ai appelé, et j’ai eu la chance (car il s’agir de cela), de tom­ber sur une gynéco effi­cace, qui m’a donné un rv rapide, et après cela, ‚ça a été très vite.
      Je crois mal­heu­reu­se­ment que la chance inter­vient beau­coup dans ces situa­tions: la chance de tom­ber sur des méde­cins ouverts, qui ne jugent pas, ne posent pas trop de ques­tions, res­tent dis­crets (j’ai vu que ma gynéco avait caché la radio du foe­tus sciem­ment, ce que j’ai trouvé très res­pec­teux). Parce qu’un acte tota­le­ment décidé et assu­méau départ, comme dans mon cas, peut deve­nir trau­ma­ti­sant si on tombe sur des gens mal intentionnés.

  16. Lucie dit :

    Bon­jour a toutes,

    Je ne suis pas sure d’entrer dans la cate­go­rie « je vais avor­ter bien­tôt » mais il n’y a pas de cate­go­rie « je suis actuel­le­ment dans mon canape a attendre que le cyto­tec fasse effet et que je puisse pas­ser a autre chose ».

    Je consi­dere que j’ai eu de la chance dans mon mal­heur. J’ai 21 ans, je suis appren­tie com­mer­ciale a l’export, autant dire que ce « bebe » (je ne consi­dere pas vraie­ment etre enceinte puisque je suis a a peine un mois) n’était pas du tout bien­venu en ce moment entre les etudes et le bou­lot, ca aurait ete syno­nyme d’abandonner tous mes reves de voyages, de reus­site et de car­riere. J’ai eu de la chance puisqu’entre le moment ou j’ai appris cette gros­sesse et aujourd’hui ou j’en suis a la der­niere etape de ce « com­bat » il ne s’est ecoule que deux semaines. J’appelle ca un com­bat car oui, nous avons beau etre en France au 21eme siecle, pour pou­voir avor­ter il faut se pre­pare comme Rocky avant qu’il ne rentre sur le ring. Le regard du corps medi­cal, racon­ter toute cette his­toire a tour de bras, se battre pour obte­nir des RDV dans des delais rai­son­nables…
    J’ai de la chance, mon ami a ete et est tou­jours tres present, nous avons pris la deci­sion ensemble et il m’accompagne dans ce com­bat autant qu’il le peut.
    J’ai la chance de pou­voir avor­ter grace a un mede­cin de ville qui est tres engage pour l’IVG et qui croit en la liberte de cha­cune. Bien sur, une IVG n’est pas un acte ano­din, et une dans une vie est ample­ment suf­fi­sant, je ne m’en veux pas, du moins je ne nous en veux pas. Je reste per­sua­dee que mon ami et moi avons pris la meilleure deci­sion qui soit pour nous, j’ai envie d’avoir des enfants un jour, mais pas dans ces condi­tions.
    Alors les filles, si vous pre­nez cette deci­sion sachez que vous le faites pour vous et quelles que soient vos rai­sons elles seront justes selon votre situa­tion.
    Je peux le dire, j’avorte et je le vis bien !

    J’arrete ce pave ici, et bon cou­rage a toutes,

    Lucie

  17. sab dit :

    A mon tour… j’ai 31 ans, maman de deux enfants, 3 ans et 1 an tout juste. J’apprends aujourd’hui que je suis enceinte, oubli de pilule avec pour­tant la soit disant méthode du retrait… et non ça ne fonc­tionne pas. Je suis encore sous le choc j’ai fais le test ce matin en me disant impos­sible c’est juste pour véri­fier elles vont arri­ver. Et posi­tif. . Je ne peux pas. je suis trop fati­guée. J’ai peur j’espère que tous se pas­sera bien. Je vais avor­ter et en suis pour ma part déso­lée. Une fois que ce sera ter­miné j’espère me sen­tir soulagée.

  18. sab dit :

    Merci car grâce à vos mes­sages que j’ai tous lu je m y retrouve dans beau­coup.… et ça fait du bien.

  19. sab dit :

    Envore moi.. jai juste oublié de vous dire Merci car grâce à vos mes­sages que j’ai tous lu je m y retrouve dans beau­coup.… et ça fait du bien.

  20. Violette dit :

    Alors voilà, je témoigne pour toutes les jeunes femmes qui pour­raient être dans mon cas, ayant trouvé peu de témoi­gnages rela­tifs à ma situa­tion.
    J’ai 27 ans, je suis mariée avec un homme ado­rable, j’ai un bon tra­vail, des amis, des pas­sions, tout va pour le mieux bref.
    N’ayant plus, à cause de mon tra­vail, une vie sexuelle débri­dée, j’ai oublié de remettre mon anneau un mois. Un soir, coup de folie avec mon mari, pas grave, je prends un Nor­levo le len­de­main matin.
    Tout va donc tou­jours pour le mieux.
    Et ce dimanche, alors que depuis 10jours j’ai mal aux seins, je me dis  » je ne suis pas enceinte quand même ».… je fais donc un test : hor­reur, un deuxième trait rose pale !
    Deuxième, puis troi­sième test, plus de doutes !
    Crise de larmes, mari ado­rable quand même, mais non je ne le gar­de­rais pas.

    Pour­quoi ?
    Parce que, même si je suis en mesure de l’accueillir, je ne suis pas prête.
    Je tra­vaille beau­coup, et j’ai encore envie de me consa­crer à mon bou­lot à temps plein pour le moment.
    Parce que j’ai encore envie de voya­ger, parce que j’ai encore envie pra­ti­quer l’équitation, parce que j’ai encore pleins de rêves per­son­nels à réa­li­ser avant, parce que je veux encore pro­fi­ter A DEUX de mon couple.
    Parce qu’un enfant, c’est mer­veilleux, mais soyons réa­listes ca change une vie, et ma vie, je l’aime comme ca pour le moment. J’ai subi beau­coup d’épreuves dif­fi­ciles, et je com­mence seule­ment à trou­ver mon équi­libre et la joie de vivre. J’ai envie d’en profiter.

    Alors je connais les réac­tions pos­sibles: je suis égoïste allez vous me dire.
    Et bien je pense que c’est tout le contraire. Je sou­haite avoir un enfant dans 1 an ou 2 , mais un enfant que j’aurais DESIRE, que je serais prête a accueillir, qui ne sera pas vécu comme une contrainte par notre couple mais comme une joie, bref un enfant à qui j’aurais fait une place. Je ne veux qu’un enfant, je n’ai pas envie qu’il arrive dans ces condi­tions là, même pour lui.

    Alors, oui, je vais avor­ter.
    Et je vais bien, merci.
    A part la culpa­bi­lité qu’on m’impose ( et toutes ces démarches qui sont clai­re­ment faites pour décou­ra­ger les femmes, et qui font même vaciller les plus déter­mi­nées comme moi, c’est dire ! je passe les RDV dans des salles pleines de femmes enceintes, les exa­mens humi­liants où l’on vous montre votre « bébé » sur l’écho, et les dis­cours infan­ti­li­sants sur notre futur regret cer­tain)
    Mon corps n’est pas une usine à per­pé­tua­tion de l’espèce humaine, pour­quoi devrais-je abso­lu­ment le gar­der si « j’en ai les moyens » (dixit la gen­tille gynéco) alors que je n’en VEUX PAS. J’ai le droit de déci­der et je le prends.
    Mon enfant, je l’aimerais, mais pas maintenant !

    • Gabrielle dit :

      Tu n’es abso­lu­ment égoïste. C’est mar­rant comme la notion d’égoïsme est rela­tive, et a des cen­taines de défi­ni­tions, selon les points de vue. C’est dingue…
      Je ne trouve pas égoïste de savoir ce que tu veux et ce que tu ne veux, c’est même plu­tôt res­pon­sable.
      Ce qui est égoïste, c’est vou­loir un enfant pour se don­ner un but ou rem­plir sa vie, ou faire comme les autres, sans se rendre compte du lob­bying géné­ra­lisé sur la famille, les enfants…surtout en France, j’ai l’impression.
      Déso­lée que tu es du affron­ter les juge­ments dépla­cés de cer­tains, cela n’est pas nor­mal, mais tel­le­ment prévisible.

    • didi dit :

      Le mes­sage de Vio­lette se réper­cute en moi, je res­sens la même chose. J’ai 26 ans un tra­vail remuant dans la pro­tec­tion de l’enfance, une jolie mai­son un mari ado­rable à vraie dire ce qui mets arri­vée de mieux dans la vie. Notre ren­contre il y à 7 ans main­te­nant a été une bouf­fée d’oxygène, de récon­fort, d’amour qui me comble de jour en jour et d’autant plus aujourd’hui dans mon état. J’ai arrête la pilule en pen­sant que cela allait nous aider dans notre libido (qui était en berne) sur conseils d’amies et que si je devais tom­ber enceinte c’est « une puis­sance » exté­rieure qui l’aurait décidé. C’est bête je sais voire même irres­pon­sable mais je sais ce qu’incombe un enfant et je n’avais peut être pas la force de prendre cette déci­sion. Ainsi après un mois d’arrêt de pilule, un test de gros­sesse néga­tif et un doute…une prise de sang et hop je suis enceinte!
      J’ai appris la nou­velle au labo, j’ai pleuré comme si le sol se déro­bait. Lui il pleu­rait de joie et moi de tris­tesse et d’inquiétude.
      J’en parle à ma sœur et rebe­lote, impos­sible de dire pour­quoi je suis comme ça. Peut être parce que je ne m’y atten­dait pas, pas si vite, pas après un mois d’arrêt de pilule.
      Plus j’avance et plus je vais mal j’ai l’impression que je vais étouf­fer et puis j’ose lui dire que je vais mal que je ne sais pas ce que je vais faire et pour­quoi je ne res­sens rien à l’égard de ce que j’ai dans le ventre. Sauf de l’inquiétude et très vite l’idée que je ne peux pas le gar­der qui s’immiscent dans mes pen­sées. Bien sur d’un point de vue maté­riel et orga­ni­sa­tion­nel il pour­rait être bien mais sans mon amour, com­ment va t-il être?
      Comme toi Vio­lette, je pro­fite de la vie depuis que je suis indé­pen­dante à savoir il y a trois ans, une enfance et ado­les­cence dif­fi­cile, des études pour me construire et m’en sor­tir.
      Ce res­sen­tis ou du moins cette absence de joie à l’égard de cette nou­velle m’effraie, j’ai envie que tout s’arrête et vite, très vite. PAR MOMENT JE ME DIS QUE JE VAIS LE GARDER, mais très vite je suis enva­hie par le fait que je ne res­sent rien sauf de la peur et le fait que je sou­haite qu’il parte seul si possible…Si j’ai ce res­sen­tis c’est bien qu’il y a un pro­blème et qu’il n’est pas pos­sible que je prenne le risque de le gar­der pour fina­le­ment regret­ter car il sera là et n’aura rien demandé. Mais vais– je avoir ce sen­ti­ment là lorsque je retom­be­rais enceinte? Ou est-ce vrai­ment lié au fait que je ne suis pas prête tout sim­ple­ment? Dans le passé j’ai ima­giné sa chambre, ses vête­ments et je sais le pré­nom que je veux lui don­ner mais tout ceci ne me suf­fit pas pour me convaincre de le gar­der. J’espère pou­voir ren­con­trer un psy de l’hôpital très vite afin qu’il m’aide à trou­ver réponses à mes ques­tions et que je puisse com­prendre pour­quoi je res­sens ça AFIN DE FAIRE UN CHOIX LE BON CHOIX. Je me dis aussi que si je me suis trom­pée et que fina­le­ment je vou­lais vrai­ment être maman et que c’était sim­ple­ment la peur et bien on recom­men­cera, et la je pour­rais l’accueillir et l’aimer comme il le mérite.

      J’ai rdv mer­credi avec la gynéco, je ne veux pas voir l’écho et ensuite avec le psy, je n’en peux plus, j’ai besoin d’aide. Est-ce une dépres­sion? Une amie a fait ça et a fina­le­ment gardé son petit bout alors qu’elle était à deux doigts d’avorter…

      Je croise les doigts pour échan­ger avec un bon pro­fes­sion­nel et sur­tout que l’image que mon mari a de moi ne change pas, qu’il reste avec moi parce que les enfants c’est avec lui et pas un autre…

      A bien­tôt,

    • Delphine L dit :

      La notion d’enfants desires est tel­le­ment fon­da­men­tale. Tous les enfants qui ont ete des acci­dents bizar­re­ment le savent!!! Quelque part il y a une cer­taine forme de contrainte qui est res­tee. Par­fois quand je vois les etats de couples ayant des bebes sur­prises, il faut mieux savoir prendre les bonnes deci­sions. Ame­ner une vie dans ce monde n’est pas qu’une contrainte bio­lo­gique, c’est enor­me­ment de responsabilites.

    • Marmotte dit :

      Merci, je suis exac­te­ment comme toi et te com­prend par­fai­te­ment, du coup ça me ras­sure de ne pas être la seule. Comme toi, j’ai toutes les bonnes condi­tions pour accueillir un bébé et aucune « bonne rai­son » pour avor­ter.
      Comme toi je me sen­tais égoïste. Quand j’ai contacté des gyné­co­logues pour avor­ter, j’avais tel­le­ment honte que je ne par­ve­nais pas à rete­nir mes larmes. J’avais l’impression d’avoir com­mis une négli­gence atroce et de m’apprêter à com­mettre un acte grave par égoïsme… Je me sen­tais obli­gée de me justifier.

      Mais ce n’est pas de l’égoïsme. Tu n’es pas prête. Je ne suis pas prête. Ca suffit.

      Avoir des rêves, des pro­jets à réa­li­ser avant de mettre au monde un enfant, et même si on envi­sage ce pro­jet pour dans un an ou deux, c’est une rai­son suffisante.

      Faut il se rendre mal­heu­reuse, renon­cer à des pro­jets, des rêves, se frus­trer, asso­cier la gros­sesse à un moment de deuil de quelques rêves?
      Et faire por­ter à notre futur enfant une part de res­pon­sa­bi­lité dans nos frus­tra­tions, Est-ce lui rendre service?

      Et comme tu le dis, il y a aussi l’envie de faire un enfant par choix… Au moment où tu lui aura fait une place.

      De même, je veux dési­rer mon enfant, je veux le rêver, je veux être com­plice avec mon chéri dans un pro­jet conscient et une démarche volon­taire de pro­créa­tion, je veux qu’au moment de le conce­voir ce soit en toute connais­sance de cause, en espé­rant cette fécon­da­tion. Je veux l’espérer, je veux l’attendre, (oui je veux l’attendre!) je veux être heu­reuse de voir cette petite barre rose appa­raître sur le test le jour où ça arri­vera. Je veux me jeter dans les bras de mon chéri qui serait aussi heu­reux que moi, car prêt lui aussi.

      En un mot je veux choisir.

      • Violette dit :

        Bon­jour, un an après , resul­tat, AUCUN regret.

        j’espere que pour vous tout s’est bien passé par la suite, mais je me sens vrai­ment tou­jours bien avec cette deci­sion, qui était la meilleure pour tout le monde.

        Et on envi­sage meme de faire un bébé d’amour cet été !
        Je lui pré­pare une place dans ma tete et dans ma vie (et mon taf !;) ) .

        Mais à toutes celles qui pour­raient pen­ser le regret­ter … et bien mon expe­rience me montre que je suis bien plus heu­reuse à l’idée de conce­voir cet enfant volon­tai­re­ment plu­tôt que de l’avoir accueilli à contre-coeur !

  21. O dit :

    Bon­jour les filles,

    Quel sou­la­ge­ment d’avoir trouvé ce site…

    Déjà très angois­sée de nature, je vis cette expé­rience comme « un drame », moi qui n’ai jamais fait de « bêtise » de ma vie, la bonne petite fille bien sage sous tout rap­port, je m’autoflagelle à coups de stress et sce­na­rios catas­trophes en me fai­sant payer le prix fort aujourd’hui. Sen­ti­ment ren­forcé par le fait que, bien que l’on soit en 2014, l’avortement reste un sujet tabou, hon­teux, à cacher.

    J’ai 26 ans et je suis en couple depuis plus d’un an, en inter­mit­tence, avec mon copain.
    En inter­mit­tence avec une « pause » de quelques mois pen­dant laquelle j’ai décidé de pro­fi­ter de ce céli­bat pour faire un break de pilule (parce que vous savez, « la pilule, c’est pas bon pour la santé hein », qu’on nous rabâche).

    De retour en couple, depuis trois mois, se conten­tant de pré­ser­va­tifs avec l’intention de reprendre la pilule ce mois-ci (iro­nie du sort…), je m’aperçois d’un retard de règles, moi qui suis réglée de manière très régu­lière. Je ne m’en fais pas trop quand même car j’ai des symp­tômes de pré-règles : seins dou­lou­reux, mal aux reins et dans le bas du ventre, sautes d’humeur, même si elles sont plus viru­lentes que d’habitude.
    Signes trom­peurs.
    Je décide de faire un test après plus d’une semaine de retard.
    Et là, le cou­pe­ret tombe : positif.

    Je sens immé­dia­te­ment une vague de stress et d’angoisse m’envahir, je n’arrive pas à y croire.
    La déci­sion est prise dans la seconde qui suit. Pour­quoi ? Parce je n’ai pas envie de cette gros­sesse, pas envie de deve­nir mère dans 9 mois. A cela s’ajoute un blo­cage voire une répu­gnance de ma part envers la gros­sesse, l’accouchement, la mater­nité, l’allaitement.
    Rien que de me dire que je suis actuel­le­ment « enceinte » me pose pro­blème (ceci est en autre débat, j’en conviens).
    Mon copain est d’accord. Notre couple vient juste de retrou­ver une sta­bi­lité, cet « acci­dent » sur­vient trop tôt. On n’habite pas ensemble, finan­ciè­re­ment les fins de mois sont bou­clées non sans efforts et vigi­lance. On a des pro­jets com­muns et indi­vi­duels à mener. On aime notre vie tran­quille comme elle est. Bref, « ce n’est pas le moment ».

    Le soir-même, je me rends au plan­ning fami­lial accom­pa­gnée de mon copain.
    On nous signale que « ce n’est pas ici » mais nous ren­seigne quand même, sous léger fond de « oui mais bon, le pré­ser­va­tif quand même » (sous-entendu : vous êtes bêtes ou quoi, il y a d’autres moyens de contra­cep­tion ?!!). Certes, je ne vais pas contre­dire le fait que ce n’est pas le moyen le plus effi­cace au monde, la preuve…
    Fina­le­ment l’entretien se déroule bien, on nous four­nit le papier du délai légal des 7 jours et les coor­don­nées de l’établissement où se rendre.

    Dès le len­de­main matin, 8h30, je veux aller à cette poly­cli­nique, mon copain me suit même si « vaut mieux appe­ler, on n’aura pas de RDV comme ça, on va se faire rem­bal­ler ».
    Mais moi j’ai BESOIN d’y aller de manière phy­sique. Pour voir, appré­hen­der, dis­cu­ter mieux qu’au télé­phone. Sur­tout que, le matin-même, j’avais effec­tué un autre test qui m’indiquait être enceinte de plus de 3 semaines. L’angoisse : il ne faut pas traî­ner avant qu’il ne soit trop tard !

    Gros coup de bol, en étant arri­vés à l’ouverture, la sage-femme accepte de nous rece­voir.
    D’une gen­tillesse et com­pré­hen­sion extrême (atti­tude qui tran­cha d’ailleurs com­plè­te­ment avec celle de sa secré­taire, plu­tôt froide). La sage-femme prend le temps d’expliquer, d’écouter, de dédra­ma­ti­ser.
    Une écho­gra­phie vagi­nale sans dou­leur ni gêne nous indique que « le petit truc » est tout récent et date de moins de 3 semaines (ouf !) (hé oui, les tests qui indiquent l’âge de la gros­sesse sont pure­ment com­mer­ciaux, la sage-femme me le confirme).
    Celle-ci prend bien soin des mots qu’elle emploie, cache l’écran, regarde l’échographie dis­crè­te­ment et la retourne aussitôt.

    Elle nous ras­sure aussi sur un point qui m’angoissait énor­mé­ment : nous devons par­tir en vacances demain soir. Pas pos­sible donc d’entamer la pro­cé­dure avant le départ, trop juste, sans comp­ter le fameux délai légal (qui, selon moi, ne devrait pas être obli­ga­toire, quand on est sûrs de soi, l’attente est plus une souf­france qu’autre chose).
    Néan­moins, elle nous invite à prendre contact sur place dans notre ville de vil­lé­gia­ture (en France) pour effec­tuer la pro­cé­dure là-bas et rédige une lettre de compte-rendu.
    Selon elle, ce n’est pas un pro­blème, « on est en France ». Ce qu’elle dit me ras­sure beau­coup. J’étais bien entendu prête à annu­ler ces vacances mais cela aura sus­cité beau­coup de soup­çons auprès de ma famille et de mon entou­rage. Men­tir, cacher n’aurait fait qu’ajouter à mon stress déjà bien présent.

    J’ai, à ce jour, effec­tué les exa­mens néces­saires (écho + prise de sang) et ai obtenu un rendez-vous avec une gynéco sur place (que j’ai dû sélec­tion­ner « au pif ») dès les pre­miers jours de notre arrivée.

    J’ai tout de même peur qu’elle fasse machine arrière et refuse de me prendre en charge compte tenu de la situa­tion (dans une ville incon­nue, en situa­tion de « tou­riste »), qu’elle ne me juge ou culpa­bi­lise alors, jusqu’à pré­sent, les pro­fes­sion­nels que j’ai ren­con­tré ont tout de même été plus cool.
    Et peur de la pro­cé­dure en elle-même, qui gâchera et gâche déjà ces vacances que je me lan­guis­sais de pas­ser.
    Peur que ça se passe mal, peur de la dou­leur, peur des sai­gne­ments. Peur de l’inconnu.

    Mon copain me sou­tient mais a du mal à com­prendre mon extrême angoisse (« ça arrive tous les jours et à des mil­liers de femmes » — « sauf qu’on était à 2 à le faire mon coco, et que là, il n’y a que mon corps et moi qui devons subir cet acci­dent »). Je ne serai pas tran­quille et sereine tant que tout cela ne sera pas der­rière moi, der­rière nous. La pire angoisse de cette expé­rience reste véri­ta­ble­ment l’attente, ça me rend dingue !

    Déso­lée pour ce long pavé… Il fal­lait que ça sorte (à défaut que ça ne sorte pas, pour l’instant, d’autre part *humour noir*). Autour de moi, seuls mon copain et ma meilleure amie sont au cou­rant mais per­sonne ne me comprend.

    En tout cas, je tiens à remer­cier mille fois celles et ceux qui sont der­rière ce blog (les admi­nis­tra­teurs comme les contributrices/teurs), celles et ceux qui pour­suivent encore aujourd’hui le com­bat de Simone Veil pour que l’avortement reste un droit que per­sonne ne peut enle­ver, juger, railler, culpa­bi­li­ser, dramatiser.

    Il me tarde de reve­nir ici pour vous racon­ter « la suite » de mon his­toire et pou­voir dire enfin, moi aussi, « j’ai avorté et je vais bien, merci ».

    A bien­tôt

    • Camille dit :

      Cou­cou, alors ? la suite ? com­ment cela s’est il passé ?
      je sou­haite avor­ter et je pars en vacances samedi.… j’espère juste que le méde­cin va pou­voir rac­cour­cir le délai de réflexion

      • O dit :

        Bon­jour à toutes,

        Comme pro­mis, je reviens vers vous après mon expé­rience IVG.
        Je peux vous dire « j’ai avorté et je vais bien, merci ».

        J’ai donc pu avor­ter sans aucun souci dans la ville où je pas­sais mes vacances. Petite paren­thèse, la pro­cé­dure était dif­fé­rente par rap­port à chez moi : il y a un centre IVG (ortho­gé­nie pour être plus pré­cise) où tout est bien rodé, dédié à la pra­tique avec des pro­fes­sion­nels vrai­ment au top.
        Là, en vacances, j’ai du aller chez un gynéco « de ville » dans son cabi­net, ce qui a pour désa­van­tage que j’ai du avan­cer les frais, au-delà notam­ment du for­fait prévu par la Sécu car la gynéco a voulu me refaire une écho sur place, que j’ai du payer avec mes deniers.
        C’est un détail, fin de la parenthèse.

        Tout s’est très bien passé. La gynéco a été vrai­ment top, patiente, douce. J’ai pu outre­pas­ser le fameux délai légal (à vrai dire, elle ne m’a même pas demandé le papier, ni la date), ce qui fut un sou­la­ge­ment. Petit bémol que je mets sur le compte de l’inexpérience (elle était toute jeune), elle m’a deman­dée si je vou­lais gar­der des pho­tos de l’embryon, ce qui m’a fran­che­ment désta­bi­li­sée sur le coup.

        La prise du pre­mier médi­ca­ment a été la plus com­pli­quée car cela m’a ren­due malade : nau­sées, vomis­se­ments, ver­tiges. J’ai com­mencé à déjà perdre du sang au bout du 2ème jour ce qui m’a ras­su­rée sur le pro­ces­sus.
        La prise du deuxième médi­ca­ment s’est mieux pas­sée. Le « bazar » a été expulsé en 30 minutes. J’étais sur le che­min du retour et les anti-douleurs n’avaient pas encore fait effet, donc sur le coup j’ai pas mal douillé, mais c’est TRÈS vite passé et la dou­leur a été maî­tri­sée par les médi­ca­ments. Et en quelques heures à peine, j’étais d’aplomb et enfin libé­rée.
        À part les sai­gne­ments, sem­blables à ceux de règles, cette expé­rience n’a pas du tout gâché mes vacances et j’ai pu profiter.

        Au final, ce que je retiens, c’est que l’attente et l’inconnu ont vrai­ment été mes pires enne­mis durant cette expé­rience. Même si la pro­cé­dure est loin d’être ano­dine, elle reste néan­moins sup­por­table et nous avons la chance d’être dans un pays où elle est bien enca­drée et où beau­coup de dis­po­si­tifs sont mis en oeuvre en faveur de l’accompagnement.

        Hier, j’ai eu mon RDV post-IVG, tout va bien, tout est en règle.
        Tout « ça » est der­rière moi.
        Je ne regrette pas du tout ma déci­sion, j’assume com­plè­te­ment et je dirai même que j’en suis sou­la­gée.
        Comme l’évoquait une contri­bu­trice en témoi­gnage, je n’étais pas prête à l’accueillir main­te­nant, mais ce sera pour mieux l’aimer plus tard.

        Encore une fois, merci à toutes et tous.
        J’espère que les « futures » trou­ve­ront, comme moi, ici, un peu de récon­fort et de sérénité.

  22. Sarah dit :

    J’ai 23 ans, en stage à l’étranger. Je suis avec mon copain depuis moins de 2 ans, mais on s’aime et c’est solide. On s’aime tel­le­ment qu’on ne pense pas à se pro­té­ger. 1, 2, 3 fois et tou­jours rien ne se passe dans mon corps. Je me dis que ça ne m’arrivera pas, que je suis invin­cible et que les bébés ce n’est que pour les autres. Seule­ment, hier, après deux jours de retard et l’impression de ne plus être seule dans mon corps, je fais un test. Posi­tif. Mes mains tremblent. Je cours sur Skype pour annon­cer la nou­velle à mon copain. Il sou­rit et n’est pas stressé. Je sais que sui­vant ses convic­tions reli­gieuses, il refu­sera que j’avorte mais il me dit quand même « c’est ta déci­sion, c’est ton corps ». Aba­sour­die par la nou­velle, je me laisse dis­sua­der que c’est pos­sible de le gar­der. On pèse le pour et le contre. Mais j’entends sans écou­ter : je suis enceinte, res­pon­sable d’une autre vie alors que je sais à peine gérer la manière de façon conve­nable, j’ai plein de pro­jets et d’envies et je ne suis pas encore diplô­mée. Enceinte de 4 semaines au maxi­mum et dans 3 mois, j’entre dans la vie active. Enceinte et bien­tôt sur le mar­ché du tra­vail. Der­nière de ma famille, mes sœurs n’ont pas d’enfant, ma mère et moi avons des rap­ports ten­dus et je ne sais même pas où je vais habi­ter à mon retour en France. Je revois le sou­rire de mon copain et je me rends compte qu’il ne réa­lise pas, que ce n’est pas son corps qui va chan­ger du tout au tout, que ce n’est pas lui qui va se char­ger des nui­tées, de l’allaitement, etc. Je file à un plan­ning fami­lial et tombe sur une infir­mière très com­pré­hen­sive. Mais Maman. Ayant déjà avorté contre son gré, elle m’explique qu’elle y pense tous les jours. Je lui explique cal­me­ment ma situa­tion. Elle m’écoute mais elle est maman. Et quand je fais l’erreur de lui deman­der son avis, elle me répond « bé moi, j’aimerai bien ça que vous le gar­diez ».
    La jour­née s’enchaine sans saveur, je marche dans la rue, sans pen­ser à ce qui m’entoure, je dois être blanche car les pas­sants me dévi­sagent. 23ans, pas diplô­mée, amou­reuse mais pas sûre que c’est l’homme de sa vie et sur­tout pas envie d’entamer une gros­sesse à l’étranger, seule, loin des miens. Je fais des recherches et tombe sur des forums où je lis « le bébé est la chose la plus heu­reuse qui me soit arri­vée » « maman au foyer, je ne reprends pas mon tra­vail, de toute façon, la chef était une chieuse » « j’ai avorté mais je me sens vide ». Je ne me sens pas concer­née. Puis, je tombe sur votre site et je lis tous les témoi­gnages. Et là, je réa­lise que l’avortement n’est pas une solu­tion de faci­lité. Au contraire, il faut assu­mer son choix, admettre ne pas être prête et se dire qu’on va quand même « tuer » quelque chose, un ave­nir, une vie bref quelque chose. La nuit passe et le matin je pré­viens mon copain que je ne veux pas gar­der ce bébé. Il me dit qu’on en repar­lera plus tard. Je culpa­bi­lise et j’ai peur de le mettre en colère mais j’assume, un gamin c’est pas un truc à prendre à la légère et vaut mieux être hon­nête avec tout le monde, y com­pris avec soi d’abord. Je prends rendez-vous pour l’avortement. Pas le choix, ce sera par aspi­ra­tion, dans le pays dans lequel je suis, c’est la seule tech­nique. Je prends aussi rendez-vous avec une tra­vailleuse sociale pour confir­mer ma déci­sion et bien être sûre de savoir ce que je fais.
    Puis, j’avertis mes trois meilleures amies. Un peu éton­nées, toutes disent « qu’importe ta déci­sion, je te sou­tiens ». Et je décide de par­ler à ma mère. Son avis est essen­tiel car c’est une mère et c’est la mienne. Et même si ça me fait chier de le dire, elle a sou­vent rai­son. Elle me décul­pa­bi­lise, me dit de me res­pec­ter moi et pas les autres, de res­pec­ter mon corps et de pen­ser à moi. J’apprends qu’elle aussi a déjà avorté, elle ne veut pas en par­ler mais me dit qu’elle y pense par­fois mais sans plus. Je suis sou­la­gée et sur­prise. Je me sens mieux.
    Puis, vient le moment où j’annonce ma déci­sion à mon copain. Il n’est pas sur­pris, me dit que « si il était une fille, il ne pour­rait pas le faire » mais c’est mon choix. Il tente de me dis­sua­der mais voit que ma déci­sion est prise. Il accepte, je lui demande si il est fâché, si il m’en veut, il me dit que non, il pré­fère l’honnêteté et des enfants, on pourra en avoir plus tard.
    Et là, ce soir, je me rends compte que je suis bien entou­rée. J’ai encore peur des retom­bées sur mon couple mais j’assume. Moi d’abord. Mon corps est à moi et ce n’est pas aux autres de me dire d’assumer. D’assumer quoi? Un enfant que je n’aurai pas voulu et que je ren­drais res­pon­sable de mes échecs? Non merci. On ne joue pas avec la vie d’un enfant. Un enfant, ça se veut à 100% et ça ne s’impose pas. C’est mon droit. Mais je tenais à dire que la déci­sion d’avorter n’est pas facile à prendre et à com­battre le cli­ché « elle a avorté, elle n’assume pas ses erreurs, Dieu t’a donné cette vie, tu dois gérer, c’est ton pro­blème, avor­ter c’est une solu­tion de faci­lité ». NON. C’est faux, ça me fait mal mais j’assume mon choix : c’est un mal néces­saire. Je pense à la future vie de l’enfant aussi. Mais à ma vie avant tout.
    Merci pour votre site qui m’a décom­plexée et m’a per­mis de pen­ser à l’avortement. Merci à ces filles qui ont assumé leur déci­sion et qui ont fait le choix d’en par­ler. Je vais avor­ter mais je vais bien (mieux que si je l’avais gardé), merci.

  23. Camille dit :

    Bon­jour à toutes !
    Quel bien fou la lec­ture de tous ces com­men­taires. Maman d’un petit gar­çon de 6mois, je suis tom­bée enceinte il y a 3 semaines main­te­nant — retour de couches on appelle ça.. il m’a fallu un an pour tom­ber enceinte et là, en « one shot » c’est bon!!! pffff­fiou. Bref, je tombe en larmes lorsque j’apprends cette nou­velle. L’accouchement et les 6 pre­miers mois de mon bébé m’ont demandé d’énormes efforts et je ne me sens pas la force de recom­men­cer une gros­sesse main­te­nant. j’ai besoin de pen­ser à moi.. Sur­tout que je cherche du tra­vail et ne me vois pas attendre encore un an pour retour­ner sur le mar­ché du tra­vail. J’ai rendez-vous ce soir chez une gynéco pra­ti­quant l’ivg médi­ca­men­teuse. On est lundi et nous avons prévu de par­tir en vacances samedi. J’aimerai rac­cour­cir le délai de réflexion, est-ce que cer­taines d’entre-vous à réussi à voir ce délai rac­courci ? j’appréhende vache­ment aussi, sur­tout de voir tout ce sang cou­ler, mais je suis bien entou­rée par mon com­pa­gnon et mon petit bout de chou..
    en tout cas, merci pour votre site. le pre­mier site que j’ai visité c’était ivg.net mais j’ai vite arrêté de lire ça, j’étais trop mal à l’aise et depuis IVG médi­ca­men­teuse = hémor­ra­gie interne pour moi…mais de le voir listé dans vos sites de « dés­in­for­ma­tion » m’a fait le plus grand bien..
    Camille

  24. Christine dit :

    Bon­jour,
    J’ai 40 ans et vit en Alle­magne. Mere deja de deux enfants de 4 et 2 ans, j’ai appris cette troi­sieme gros­sesse il y a 1 semaine,; le len­de­main j’ai file chez le gyneco qui m’a prise sans rdv. Ma situa­tion fami­liale et finan­ciere est stable. Mon mari me soutient.

    Depuis 1 semaine, j’hesite enor­me­ment et passe d’un extreme a l’autre. C’est insup­por­table. J’ai RDV mardi pour une IVG.

    J’en ai bave apres mes deux accou­che­ments. Pour la pre­miere, c’etait en Nouvelle-Zelande loin de ma famille. Je me suis retrou­vee seule face a ce nouveau-ne si fra­gile qui m’angoissait. Un allai­te­ment rate, le manque de som­meil, les hor­mones, jamais eu l’experience d’un nouveau-ne avant etc. J’ai deblo­quee. J’ai eu l’impression de rede­ve­nir un bebe moi-meme qu’on avait besoin de prendre par la main et de pro­te­ger. Malgre mes longues etudes super­ieures, je ne com­pre­nais plus rien a rien. J’appelais le centre d’aide pedia­trique (equi­va­lent a la PMI en France) trois fois par jour car tout ce que mon bebe fai­sait ou ne fai­sait pas m’angoissait.

    Apres mon deuxieme accou­che­ment, je ne suis pas retom­bee dans le piege de l’angoisse du nouveau-ne mais je me suis lan­cee corps et ame dans l’allaitement au point de com­ple­te­ment negli­ger ma fille. Je me levais la nuit pour tirer mon lait et res­tais ensuite debout pour lui don­ner le lait frai­che­ment tire au bibe­ron. Ca a dure 6 mois. Puis j’ai tire mon lait seule­ment en jour­nee. Les autres meres ne com­pre­naient pas com­ment je fai­sais pour tenir. J’ai com­mence a deblo­quer aux trois ans de ma fille. Ma fille de trois ans a peine n’avait plus de mere.

    Mes deux enfants ont fait au meme age cad a 4 mois un refus de lait.

    Je me remet enfin de cette per­iode dif­fi­cile. Je suis une ‘jeune de 40 ans’ qui ne fait pas son age mais mon visage est marque. Il y a cer­tai­ne­ment des sequelles avec ma fille mais les choses rentrent petit a petit dans l’ordre. Il m’aura fallu plus de 4 ans pour me sen­tir enfin mere. Les mor­ceaux se recollent et je com­mence enfin a appre­cier le fait d’avoir deux enfants a cherir.

    Apres la decou­verte de cette gros­sesse acci­den­telle, j’ai eu un sen­ti­ment enorme de culpa­bi­lite vis a vis de mon fils qui a a peu pres le meme age que ma fille lorsque je suis tom­bee enceinte du 2ieme. Je me suis dit:‘je vais faire subir a mon fils ce que j’ai fait subir a ma fille’. Et moi tou­jours au bord de l’epuisement, com­ment don­ner le meilleure de ma per­sonne a ce bebe? Com­ment m’occuper de ma fille, de son entree a l’ecole, de ses acti­vites para-scolaires. Ce 3ieme va com­ple­te­ment la, nous limi­ter en tant que famille.

    Avec cette 3ieme gros­sesse et un troi­sieme enfant, je ne me sens pas capable d’assumer plei­ne­ment mes res­pon­sa­bi­lites de parent vis a vis de mes deux enfants.
    Mes enfants sont prio­ri­taires sur ce petit embryon de trois semaines. Si j’interromp cette gros­sesse c’est pour eux et pour mon equi­libre mental.

    Iro­ni­que­ment, mon mari et moi sommes tous deux les pro­duits de deux gros­sesses non desi­rees. Nos meres ont beau­coup souf­fert de n’avoir pas eu le choix ou le cou­rage d’avorter, de contro­ler leur mater­nite. Nous en payons encore les frais.

    Voila, j’espere que ce petit temoi­gnage en aidera cer­tains et certaines.

  25. Morgane dit :

    Bon­jour !

    Après deux semaines de dou­leurs dans la poi­trine, (mes dou­leurs de règles habi­tuels, et cycle pas très régu­lier, je ne me suis donc pas inquiété tout de suite), et avant d’aller voir un gynéco, j’ai décidé de faire un test de gros­sesse, par acquis de conscience.
    Bingo, c’est posi­tif… Mais je vais bien. Pas trop pani­qué par le fait mais plu­tôt par la démarche, je réveille mon copain qui com­prend tout de suite, et dans le calme, on cherche le numéro du Plan­ning Fami­lial. Notre déci­sion est prise taci­te­ment, étu­diant tous les deux, pas de situa­tion, et sur­tout envie de pro­fi­ter encore de nous deux et de la vie !
    Une dame me donne tous les ren­sei­gne­ments et je pars pour l’hôpital un quart d’heure plus tard. On est super bien reçu, pas de juge­ment, que des voix douces et cha­leu­reuses, quel bon­heur ! J’espère que tout se pas­sera aussi bien quand je vien­drais prendre le pre­mier médi­ca­ment, et sur­tout le jour d’hospitalisation pour le deuxième. J’ai très peur d’être jugé, même si je suis sûre de ma déci­sion, et que je n’ai pas à culpa­bi­li­ser.
    Je crois que je ne réa­lise pas vrai­ment ce que je vis dans mon ventre, mais en même temps ce n’est pas plus mal, je ne prends pas le risque de m’y atta­cher, j’espère sim­ple­ment que la semaine de réflexion obli­ga­toire ne va pas être trop longue à force de fatigue et nau­sées.
    Mais je vais bien, merci :)

  26. Hélène dit :

    Je suis sous DIU cuivre depuis 1 an et demi, méthode de contra­cep­tion qui me conve­nait par­fai­te­ment. Plu­sieurs mois de rela­tion très très hou­leuse avec un gar­çon plus tard, on est mer­credi der­nier, il me quitte. Pro­blème : j’ai les seins dou­lou­reux et un léger retard de règles. Je ne lui en parle pas au moment de la rup­ture, parce que je ne peux pas encore ima­gi­ner moi-même l’ironie que serait la situa­tion de réa­li­ser que je suis enceinte le len­de­main même de ma rup­ture. Et pour­tant, le test, effec­tué dès le jeudi matin chez une copine est sans appel… Deux barres roses. Immé­dia­te­ment, je file aux urgences gynéco, puisqu’une gros­sesse sous sté­ri­let pré­sente des risques de gros­sesse extra-utérine. J’y passe la jour­née, entre écho et prise de sang, puis j’y retourne 48h plus tard, puis encore une fois deux jours après (les résul­tats de mes exa­mens ne sont pas signi­fi­ca­tifs puisque la gros­sesse est récente et il fau­dra 6 jours en tout pour éli­mi­ner la sus­pi­cion de GEU). Je suis par­ti­cu­liè­re­ment bien trai­tée dans ces urgences, le per­son­nel est com­pé­tent et com­pa­tis­sant. A l’issue de ce par­cours assez stres­sant, et une fois que le dérou­le­ment « nor­mal » de la gros­sesse est avéré, le méde­cin me délivre le fameux sésame et je file dans la fou­lée au centre d’IVG. Le rendez-vous pour la 1ère consul­ta­tion est pris, il aura lieu demain matin.
    Je suis abso­lu­ment déter­mi­née à avor­ter, pas à cause de ma rup­ture, mais bien parce que je ne veux pas d’enfant pour le moment. J’ai 27 ans, je suis encore en études, céli­ba­taire et pas du tout, du tout, prête à être mère. Je suis entou­rée de mes ami(e)s à qui je n’ai pas caché la situa­tion, du géni­teur qui, bien que sorti de ma vie, accepte d’être pré­sent si besoin. La seule inquié­tude concerne fina­le­ment ce choix entre les deux méthodes, qui m’est laissé, puisque je suis encore dans les délais pour le médi­ca­men­teux ou le chi­ru­gi­cal. Dif­fi­cile de choi­sir, puisque chaque méthode semble avoir son lot de dif­fi­cul­tés et d’avantages. Je suis donc dans le flou. Mais pour le reste, et mal­gré les injonc­tions nom­breuses à ce que cette période soit émi­nem­ment dif­fi­cile (je ne compte plus les « ma pauvre »), je vais avor­ter et je vais bien merci. Je vais bien parce que ce qui m’est tombé des­sus, ce n’est pas une IVG, mais bien une gros­sesse non-désirée. Je vais bien parce que j’ai la pos­si­bi­lité de choi­sir, d’être infor­mée, d’être soutenue.

  27. Claire dit :

    Bon­jour,
    Je viens tout juste de vous décou­vrir et je tenais a appor­ter mon témoi­gnage.
    Il y a quelques années,j ai avorté,début d une belle his­toire d amour,projets de voyages et de par­tir vivre a l etranger.beaucoup trop tôt pour un enfant , même si je savais au fond de moi que c était lui le futur père de mes enfants ‚mais pas main­te­nant.
    Cet avortement,je ne l ai jamais regretté .mais j avais au fond de moi la peur de ne pou­voir retom­ber enceinte.angoisses non jus­ti­fiées.…
    Nous sommes depuis ‚parents d un petit gar­çon et de jumeaux .
    Et il y quelques jours ‚en allant chez le gyneco pour chan­ger de moyen de contra­cep­tion,
    Il m apprend que je suis de nou­veau enceinte,non je ne veux pas!!!!
    Donc,dans la foulée,j appelle le ser­vice en ques­tion pour prendre ren­dez pour un ivg.
    La per­sonne me demande pour­quoi je vou­lais avor­ter et que 4 enfants c était gérable,
    ( mes bébés ont 6 mois).je fus cho­quée par sa prise de posi­tion camou­flée pour me faire dou­ter de mon choix.je trouve ça triste que des per­sonnes bos­sant dans ces ser­vices laissent appa­raître leur point de vue qui devraient être trans­pa­rents.
    Pour ma part , j assume tota­le­ment ma déci­sion et je n ai aucune culpa­bi­lité.
    Je vou­lais sim­ple­ment vous dire de suivre votre ins­tinct ‚votre envie et pas vous lais­ser influen­cer par les pro­pos d autruis.on fait ce que l on veut de notre corps.

  28. Lili dit :

    J’ai 22ans, je suis dans une rela­tion à dis­tance depuis 6mois. Bien que nous soyons très amou­reux, nous n’envisageons pas de gar­der le bébé.
    Un oubli de pilule, une pilule du len­de­main inef­fi­cace et me voilà enceinte d’environ 3semaines.
    J’ai tout de suite eu un doute, comme un pré sen­ti­ment. Test en phar­ma­cie posi­tif, test en labo aussi. Mon méde­cin géné­ra­liste a été com­pré­hen­sive et m’a très bien orien­tée vers des pro­fes­sion­nels pour l’échographie de data­tion et ensuite les démarches pour une ivg médi­ca­men­teuse. J’ai tout de même eu le droit à un  » tu sais, tu es jeune mais tu es dans la vie active, tu peux assu­mer maté­riel­le­ment un enfant, réflé­chis bien ». Maté­riel­le­ment oui je peux assu­mer un enfant, mais psy­cho­lo­gi­que­ment non. Je ne veux pas être mère, j’ai tel­le­ment de pro­jets, je me trouve tota­le­ment imma­ture pour assu­mer un bébé, et la rela­tion dans laquelle je suis est trop récente.
    Mon ami est d’un très grand sou­tien, tout comme ma mère et une très bonne amie. C’est impor­tant d’être entou­rée, d’avoir dif­fé­rents points de vus, et des per­sonnes pour être récon­for­tée.
    Oui je pleure sou­vent, non pas parce que je doute de mon choix, mais par peur.
    La peur d’être jugée, d’avoir mal, et puis mince, avor­ter ce n’est pas un geste ano­din! C’est un par­cours du com­bat­tant que je me serais bien passé de subir.
    Je suis en colère, d’avoir oublié cette fichue pilule, de pas­ser par toute ces étapes… Et en même temps je me dis que c’est une chance d’avoir le droit d’avorter aujourd’hui en France. Je pense que ça per­met d’épargner beau­coup de souf­frances psy­cho­lo­gique aux femmes et aux « poten­tiels futurs enfants ».
    Dans trois jours j’ai mon écho­gra­phie de data­tion, ensuite je pren­drais un rendez-vous dans un centre d’ivg. Mon ami vien­dra m’épauler, ensuite j’espère reprendre une vie nor­male avec un contra­cep­tion sûre, et avoir des enfants lorsque le temps sera venu!

    Merci pour ce site, dès que j’ai un coup de moins bien, que je sens la peur mon­ter je viens lire les témoi­gnages de femmes pas­sées par là, et ça me ras­sure vraiment!

    J’espère que d’ici quelques temps moi aussi je pour­rais dire « j’ai avorté et je vais bien merci »

  29. Katarina dit :

    Encore deux lun­dis et tout sera fini..

    Pré­am­bule…

    Avant, je me pen­sais pro-choix. J’étais juste pro-life, avec la tolé­rance qui me carac­té­rise. Il aura fallu bon nombre d’IVG dans mon entou­rage plus ou moins proche pour deve­nir réel­le­ment pro-choix. Heu­reu­se­ment, le déclic s’est fait.

    J’ai 23 ans. Deux enfants. Un nou­veau copain depuis quatre mois, après 7 ans de rela­tion. Une ado­les­cence qui se réveille, des sor­ties, des beu­ve­ries, des fous rires.
    Un test posi­tif le 24 octobre. Des déci­sions, un accord sur l’AAD, une recherche de SF. Une gros­sesse = un bébé.
    Un rendez-vous gyné, une écho­gra­phie, un petit coeur qui bat.. Le sien. Le mien reste figé. Les émo­tions ne viennent pas.
    Une situa­tion d’équilibriste. Un seul salaire, le mien. Un copain très chouette mais pro­ba­ble­ment pas pour la vie. Un copain pro-life. Une gros­sesse = un bébé.
    Des symp­tômes enva­his­sants. Des nau­sées que je mau­dis. Une angoisse per­sis­tante : l’annoncer à mes enfants. Un ex-compagnon qui le fait pour moi. Une six-ans heu­reuse. Un deux-ans-et-demi qui ne com­prend pas. Tou­jours pas de séré­nité.
    Une nou­velle semaine, un sur­nom : « le pois chiche ». « Le » pois chiche, pas « mon » pois chiche. Une dis­pute conju­gale, un gros stress, une echo­gra­phie en urgence. Un coeur qui bat tou­jours. Tou­jours le sien. Le mien reste imper­méable.
    Une déci­sion. L’avortement. Aucun pin­ce­ment au coeur. Aucune culpa­bi­lité. Juste un immense sou­la­ge­ment. Et une sen­sa­tion encore incon­nue : celle de prendre une déci­sion res­pon­sable, pour la pre­mière fois en 23 ans.
    Une semaine de plus, un copain qui refuse d’admettre qu’il ne sera pas papa. Une der­nière écho­gra­phie. 2cm4. Un embryon sur un écran, pas un bébé dans mon ventre. Des caresses et des bai­sers sur le ventre, de la part du pas-futur-papa. Des injonc­tions à le gar­der, son entou­rage prin­ci­pa­le­ment. Des mots qui ne résonnent pas en moi. Des gens qui parlent de bébé alors que je pense « tas de cel­lule ». Des per­sonnes qui parlent de « prendre une vie » quand je parle de « règler un pro­bleme » . Un entou­rage pro-life, qui pour­rait faire de gros dégats, si je n’étais pas si sûre de moi. Aucune culpa­bi­lité. Guys, well done, but try again.
    Un anni­ver­saire. 40 ans. Il y a qua­rante ans, Simone Veil tenait son dis­cours pro-avortement. Une émo­tion, de la recon­nais­sance. Merci Mme Veil, grâce à vous, je reste maî­tresse de ma vie.
    Une de mes meilleurs amies qui m’a par­tagé l’article. Qui est venue aujourd’hui, avec son télé­phone. Un appel au plan­ning fami­lial. Une voix douce; une mul­ti­tude d’information. Merci madame pour cette océan de dou­ceur que vous m’avez fait res­sen­tir. Un rendez-vous pris, un entre­tien pré-IVG et une consul­ta­tion gyné­co­lo­gique lundi pro­chain. Une inter­ven­tion pos­sible une semaine après.
    Encore un lundi, avant de reprendre en main ma vie.
    Encore deux lun­dis; et tout sera enfin fini.

  30. VV dit :

    30 ans, un mari, un tra­vail, une mai­son et 2enfants… Et il y a 15jours test posi­tif… Rdv pris en urgence avec mon Gyneco, je le croyais ouvert en fait un anti ivg: mais madame c’est une bonne nou­velle, vous faites de beaux bébés et votre situa­tion n’est pas a plaindre. Effec­ti­ve­ment mais mon choix dans tout ça on l’oubli. Je ne suis pas prête d’avoir un autre enfant, j’aime plus que tout mes deux (3ans et 4mois) je récu­père tout juste un équi­libre fami­lial. Heu­reu­semt. Ma sage femme et une gen­tille dame au plan­ning me ren­voie chez un autre Gyneco, mais c’est long rdv ce soir, j’espère que ça ira vite, je ne veux plus réflé­chir, je culpa­bi­lise mais je pense a moi et mes enfants. J’aimerai seule­ment que moi mari soit a mes côtés il qu’il com­prenne… J’espère reve­nir rapi­de­ment et vous anon­cer que je vais bien.

  31. Manon dit :

    Bon­jour à toutes,
    En écri­vant ce mes­sage, j’aimerai pou­voir cou­cher mes maux par des mots, trou­ver écoute et récon­fort, aide et par­tage pour me ras­su­rer dans ma déci­sion et ainsi m’apaiser. J’ai 24 ans, j’ai décou­vert ma gros­sesse ce jeudi der­nier, ayant acheté un test de gros­sesse après quelques symp­tômes étranges, mais ne croyant pas une seconde décou­vrir le résul­tat « enceinte, 3semaines et + ».. Quand j’ai appris cela j’étais au travail..j’en avais parlé à deux de mes col­lègues le matin, par­ta­geant mes craintes, que je me pen­sai qua­sie­ment non fondé et je ne pani­quai pas tel­le­ment. Mais quand j’ai lu le résul­tat, j’ai senti le sol se dérobé sous mes pieds, je suis sor­tie dehors avec mes collègues-amies..en pleure et com­plé­te­ment pani­qué.
    Je suis en couple depuis 3 ans avec mon ami de 32 ans…Pendant long­temps j’ai pensé qu’il atten­dait que je sois prête à fondé une famille avec lui du fait qu’il soit plus âgé, étant aussi per­sua­dés l’un comme l’autre, que nous sommes faits pour être ensemble et plu­tôt bien ins­tal­lés. Je l’ai ainsi annoncé à mon ami, et à ma maman, qui était au cou­rant de mon retard de règles. Tous deux m’ont beau­coup ras­suré quant à cette gros­sesse, annon­çant la pos­si­bi­lité de le gar­der comme d’avoir recours à l’ivg si je ne me sen­tai pas prête. En l’espace de deux jour­nées, tout s’est bous­culé dans ma tête… pas­sant ainsi du rire aux larmes, de l’envie de le gar­der, à la panique.
    L’année 2014 a été pour moi très com­pli­quée étant très instable psy­cho­lo­gi­que­ment, je suis depuis bien­tot une année sous anti dépres­seurs, sui­vie par une psy­cho­logue. L’année a été très éprou­vante pour moi, comme pour mon ami, qui m’a beau­coup épaulé, aidé, porté. Et depuis fin aout je semble revivre. Quand j’ai com­pris que j’étais enceinte, mes peurs étaient véri­ta­ble­ment d’ordre psy­cho­lo­gique… l’impact d’une gros­sesse sur moi, la peur de ne pas réus­sir à assu­mer cette gros­sesse assez « jeune », ne pas réus­sir à prendre soin de moi et à me déta­cher encore des anti dépres­seurs, com­ment réus­sir à s’occuper d’un enfant quand on a du mal à prendre soin de soi, deman­der de l’aide sans cesse quand je ne vais pas bien, être encore une petite fille qui a besoin de sa maman et de son copain constam­ment (ce que je suis véri­ta­ble­ment…) .… alors oui je sais que véri­ta­ble­ment j’ai envie de fon­der une famille avec mon ami, d’être heu­reuse, d’avoir un bébé. Mais quand on en parle, je vois bien que nous avons peur, que nous n’avons pas sauté au pla­fond, que véri­ta­ble­ment  » ce n’est pas le moment » cela peut sem­bler bête mais mon ami est en train de mon­ter une entre­prise, et je suis en recherche d’emploi en tant qu’Art thé­ra­peute.. que nous n’avons pas tout réa­lisé, que nous avons encore beau­coup de choses à vivre à deux, etc
    Et sur­tout, il y a une chose qui sur­vient sans cesse : cet énorme tra­vail que je fais avec ma psy­cho­logue depuis une année : à savoir : accep­ter de prendre du temps pour soi, sor­tir des états anxieux géné­ra­li­sés, accep­ter de ne rien faire, se relaxer, pro­fi­ter des petites choses de la vie : tout sim­ple­ment : me gué­rir de la dépres­sion dans laquelle je suis tom­bée il y a main­te­nant une année.

    C’est très dur pour moi de m’exprimer ici et je ne penses pas être très clair mais ne faut –il pas se sen­tir à l’aise dans ses bas­kets, mora­le­ment et phy­si­que­ment avant de s’embarquer dans cette incroyable aven­ture que d’avoir un enfant ?

    Mon ami est très pré­sent, je sais que je ne suis pas seule et qu’il sera là pour moi dans les pro­chaines étape, et je nous sent véri­ta­ble­ment encore plus proches, plus sou­dés et plus amou­reux avant que tout cela nous arrive, il est MON épaule solide, mon sou­tient parmi vents et tem­pêtes depuis main­te­nant trois ans, et l’est encore plus aujourd’hui. Je l’aime pro­fon­dé­ment et je suis cer­taine qu’il sera mon homme idéal à la construc­tion de notre lit douillet fami­lial et un mer­veilleux papa.
    Main­te­nant, tout de même, j’ai peur, atro­ce­ment peur, je veux aller bien et j’espère que ce sera le cas, j’ai atro­ce­ment peur de l’ivg et de tout ce qu’on peut en dire, car je ne veux en aucun cas revivre la passe dif­fi­cile dont j’ai long­temps était pri­son­nière. Je pleure beau­coup, en pen­sant tout de même que c’est la meilleure solu­tion. Aujourd’hui je veux être maî­tresse de ma vie, écou­ter MES envies avant de satis­faire les autres, être un peu égoiste, …être heu­reuse tout simplement !

  32. mélo dit :

    Bon­jour !

    Tout d’abord je suis sou­la­gée d’être enfin tom­bée sur un site qui ne juge pas !!
    Je vous raconte un peu mon histoire :

    En couple depuis 7 ans, maman de 24 ans d’une mer­veilleuse petite fille qui aura 1 an le mois pro­chain, tout nou­veau pro­prié­taire.
    J’ai arrêté la pilule en sep­tembre en atten­dant mon rdv pour poser mon sté­ri­let. Mais rdv annulé car j’ai enfin retrouvé du tra­vail que j’adore, cdd renou­velé, on me parle de poten­tiel cdi…
    Der­nières règles le 23 novembre, début décembre 2014 oubli de pré­ser­va­tif, 1 seul oubli en 4 mois, je file le len­de­main ache­ter la pilule du len­de­main que je prends 12h après le rap­port à risque. Cette pilule me rend malade comme pas pos­sible !
    Juste avant noël j’achète un test car je me sens patraque, poi­trine dou­lou­reuse et des nau­sées, je recon­nais les symp­tômes…
    Et voilà 2 barres roses sur le test… Tout de suite je me dis que c’est pas pos­sible, ma fille n’a que 10 mois, je viens de reprendre le tra­vail, on vient seule­ment de trou­ver un équi­libre à trois.
    Mon­sieur est là et me dis que c’est pas le moment mais que le choix m’appartient qu’il sera là quoi que je décide.
    2ème test qui affiche enceinte 2–3 semaines…
    Prise de sang qui confirme les deux tests.
    Me voilà enceinte alors que ma sœur vient de subir un cure­tage suite à une gros­sesse vou­lue mais le cœur c’était arrêté…

    Même si je suis sûre de mon choix je ne peux m’empêcher de pleu­rer…
    J’ai mon pre­mier rendez-vous ce matin à 10h, j’y vais avec ma fille car per­sonne pour la gar­der, nou­nou est en vacances.
    Je culpa­bi­lise énor­mé­ment même si je sais que je fais ça pour pou­voir assu­rer le meilleur à ma fille, une maman épa­nouie avec son tra­vail.
    C’est juste pas le bon moment…

  33. Eleonore dit :

    Bon­jour à toutes,

    Que de plai­sir à lire vos témoi­gnages, ce site me fait un bien fou !
    Étu­diante de 20 ans, en couple depuis 2 ans, j’ai appris il y a 10 jours ma gros­sesse. Un oubli de pré­ser­va­tif au len­de­main de mes règles et voici le résul­tat. Pour nous, l’IVG est une évi­dence. Trop de choses à vivre à notre âge, à voir, à expé­ri­men­ter, avant d’avoir seule­ment l’envie de fon­der une famille, ensemble ou non.
    Jusqu’à pré­sent, tous les pro­fes­sion­nels de santé ont été d’une grande com­pré­hen­sion et d’une dou­ceur apai­sante: de mon géné­ra­liste m’indiquant la marche à suivre pour concré­ti­ser cette déci­sion, à l’échographiste qui a eu la déli­ca­tesse de tour­ner l’écran lors de l’écho pour que je n’aperçoive pas l’embryon. Si ce n’est la psy­cho­logue du plan­ning fami­lial qui, une fois ma situa­tion expli­quée m’a répondu:  » Ah mais vous savez la sexua­lité s’est tou­jours dan­ge­reux! ». Et me deman­dant si je n’allais pas faire de dépres­sion.
    Dans deux jours j’irais à l’hôpital prendre les pre­miers com­pri­més. J’ai peur. Peur d’avoir mal, d’une com­pli­ca­tion, de l’hôpital, de l’hospitalisation 2 jours après pour l’expulsion. Peur de voir cet embryon qui a arrêté ma vie depuis 10 jours.
    Mais je sais inti­me­ment qu’après, ça ira mieux. Que ma vie repren­dra, que je pour­rais à nou­veau me concen­trer sur mes études sans pen­ser à ça, être heu­reuse. Et rêver d’avoir des enfants, quand je le sou­hai­te­rais, avec qui je le sou­hai­te­rais.
    Et d’avoir cette chance de choi­sir mon futur, je me sens infi­ni­ment reconnaissante.

  34. Marie dit :

    Bon­jour les filles,

    merci pour ce blog, bien plus utile que la myriade de sites visi­tés avant. J’ai 25 ans, en couple depuis 2 ans et demi, une petite fille de 10 mois, et je suis de nou­veau enceinte…

    Retour de couche très tar­dif, 7 mois après mon accou­che­ment (jamais je n’aurais pensé que ça puisse mettre si long­temps), ma sage femme m’avait conseillé d’attendre ce retour pour la pose de mon sté­ri­let, des rap­ports plu­tôt spo­ra­diques, méthode du retrait pour le peu de fois « à risque ».
    J’ai habi­tuel­le­ment des cycles plu­tôt longs, 6/7 semaines, et puis mes règles viennent de reve­nir, je suis peu être un peu déca­lée. Après quelques doutes et une grosse fatigue je me décide à faire le test la semaine der­nière, bien sûr ça n’a pas loupé, les fameuses barres sont bien là. Et dans ma tête c’est juste « Et merde! ». Je me sens cou­pable, c’est notre faute, on a joué avec le feu, je me sens irres­pon­sable… Sans avoir le résul­tat on avait déjà décidé de l’IVG avec le papa, ma fille est trop petite, on est en plein achat de mai­son, je ne tra­vaille pas, bref c’est pas le moment pour le deuxième.

    A l’hosto dès le len­de­main pour les prises de rdv qui seront 4 jours plus tard. Il y a deux jours donc, rdv avec une sage-femme/psy, puis écho pour dater, ça ferait 7 semaines et demi. J’ai le choix entre IVG médi­ca­men­teuse ou chir, j’opte pour la seconde, je devrai res­ter chez eux dans les 2 cas, mais je dois aussi m’occuper de ma fille, je ne me voyais pas contrac­ter et sai­gner chez moi, en étant avec elle. Je tiens à vous pré­ci­ser que tous les gens à qui j’ai eu à faire ont été ado­rables, n’ont jamais mis leur grain de sel, sim­ple­ment écouté ce que j’avais à leur dire, je n’ai rien vu de l’écho, on ne m’a jamais parlé de « bébé », je suis déter­mi­née. Merci le CHU de Cler­mont.
    Triste aussi, évi­dem­ment, je suis envi­ron au même stade de la gros­sesse que lors de la 1ère écho de ma fille, je me rap­pelle la voir bou­ger à ma grande stu­pé­fac­tion, et là cette fois-ci, je vais le tuer, on va me l’enlever. Mais je le fais pour l’embryon, pour ma fille, pour mon mec, pour ma famille. Ce n’est pas le moment le deuxième il sera prévu, voulu, je tra­vaille­rai, il aura tout, ma fille sera plus grande, plus autonome.

    J’ai rdv dans une semaine pour l’intervention. Je n’ai jamais été anes­thé­siée, j’ai peur, mais j’ai hâte. Hâte de ne plus sen­tir mon ventre s’arrondir, les nau­sées, la fatigue, de me retrouver.

    Merci à toutes, et bravo !

    • Julia dit :

      Je me retrouve tota­le­ment dans ton témoignage.…je suis moi aussi maman d’un petit amour de 10 mois et je viens d’apprendre que j’étais enceinte il y a 3 jours …
      Com­ment s’est passé ton IVG ? com­ment l as tu vécu ? Phy­si­que­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment…
      J’espère avoir de tes nouvelles.…j’ai vrai­ment besoin d’y voir plus clair je suis tel­le­ment perdue …

  35. aurelie dit :

    Bon­jour ,
    Je suis tombé sur ce site par hasard et je le trouve super et sans tabou enfin sur l’ ive
    En effet j’ai 27 ans , je suis maman de trois ado­rable enfants désire .
    Et je vais bien­tôt me faire avor­ter pour la pre­mière fois .

    Je rejoint le témoi­gnage de beau­coup sur le faite que je ne me sent pas meu­triere ni cou­pable .
    C’est à chaque unes de prendre cette déci­sion et d’être vrai­ment libre de la prendre surtout.

    Je ne vois pas le bon­heur , autant pour la maman que pour le bébé d’être obligé de faire avec une gros­sesse non désire.
    Car avoir un enfant ce n’est pas que d’être enceinte , c’est aussi pou­voir l’aimer et l’éduquer . S’en occu­per au quo­ti­dien avec d’autre sou­cis selon les âges etc…
    Sur­tout à notre époque des femmes se sont bat­tus pour ce droit de dis­po­ser de notre corps . Après y’aura tou­jours des gens pour juger ou les pro religieux .

    Mais moi autant pour mon couple , mes enfants , ma santé . Je suis sûre de mon choix et je vais bien.

  36. Béa dit :

    J’ai 39 ans, mon ami et moi avons une petite fille de 6 ans et nous sommes heu­reux comme ça. Il y a 8 mois j’ai eu quelques sou­cis d’ordre gyné­co­lo­gique et j’ai du arrê­ter la pilule qui ne me conve­nait plus. Mon gyné­co­logue qui me sui­vait depuis mes 17 ans est parti en retraite l’année der­nière, c’était un méde­cin en qui j’avais entiè­re­ment confiance, il était très à l’écoute. J’ai du retrou­ver un gyné­co­logue, je me suis rap­pro­chée auprès de l’hôpital, j’ai donc pris un ren­dez vous pour me faire poser un sté­ri­let. Je sais que c’est étrange mais le gynéco m’a mis vrai­ment mal à l’aise pen­dant l’examen. J’aurais du prendre un ren­dez vous chez un autre, enfin du coup, je lui ai dit que je vou­lais réflé­chir pour le sté­ri­let. Avec mon ami nous en avons dis­cuté, et on a convenu d’attendre que« tout revienne dans l’ordre » en effet, j’étais très déré­glée, et qu’ensuite je me retrou­ve­rais un autre gynéco. Mais voilà, je suis enceinte de 3 semaines, j’ai fait le test avant hier et ce fut la douche froide. Pani­quée tota­le­ment.. Je me sou­viens de mon res­senti pour ma fille, c’était une joie immense, mais là… Je ne veux pas d’autres enfants, nous avons une situa­tion stable finan­ciè­re­ment, mais je n’ai pas le cou­rage de recom­men­cer, j’ai un tra­vail très pre­nant et qui me plaît et je ne sais pas com­ment je pour­rais tout gérer, et voilà, je n’ai pas envie de me jus­ti­fier. En fait ce que je res­sens c’est de la honte, j’ai honte d’avoir jouer avec le feu, je me sens idiote d’être confron­tée à ce pro­blème mais je ne culpa­bi­lise pas de ma déci­sion. Ce matin je suis allée voir mon méde­cin géné­ra­liste et j’ai fondu en larme, il pense que si je pleure c’est parce que je ne suis pas sûre de moi. Il n’a pas com­pris, je me sens déjà jugée et ça me fait mal. Je sais que je suis juste au début du pro­ces­sus, mais j’ai vrai­ment hâte d’en avoir fini. Je suis heu­reuse d’avoir décou­vert ce blog, car en effet même si l’avortement est léga­lisé, les men­ta­li­tés ne sont pas si « open ». Ça fait du bien de pou­voir écrire ce que je res­sens, à part mon com­pa­gnon et moi per­sonne n’est au cou­rant, je sais que même s’ils accep­taient mon choix ils ne com­pren­draient pas. A bien­tôt pour la suite…

    • sandra dit :

      bon­jour,
      je suis un peu dans la même situa­tion, des enfants en moins. Je suis en couple depuis 4 ans et on s’entend à mer­veille. On a plein de pro­jets, des points de vue com­muns, et celui de ne pas avoir envie d’enfant en fait par­tie.
      Sauf que voilà, je me retrouve enceinte de 6 semaines à 39 ans. Le choc.. je me rends compte à quel point ça bou­le­verse des cer­ti­tudes.
      Pour­tant, dès que je l’ai su, je me suis dit « je vais faire une ivg »; mon com­pa­gnon est d’accord. Puis viennent quand même les doutes… je pense à mes parents, que j’aime tant, qui me donnent tel­le­ment d’amour . Je me pro­jette, dans 10, 20 ans avec un enfant. Mais bizar­re­ment, ça sonne faux. Je ne sais pas com­ment l’expliquer, une voix au fond de moi, qui me dit que non, ça n’est pas ce que je veux, ça n’est pas mon envie pro­fonde.…
      En même temps, comme j’ai pu le lire ici, le fait de savoir qu’on peut avoir des enfants me ras­sure, bien qu’à mon âge, le glas est proche.
      J’ai fina­le­ment pris rendez-vous à l’hôpital pour la semaine pro­chaine. Au télé­phone, la secré­taire du ser­vice ortho­gé­nie est sympa et pour­tant je me sens comme une gamine. Je lui demande si on va être jugée enfin des ques­tions un peu stu­pides… elle e dit que non, qu’ils ont l’habitude.
      Depuis que j’ai ce rendez-vous, je me sens mieux. Je ne me sens pas cou­pable de quoi que ce soit. Certes, je n’aurais peut-être jamais d’enfant et en même temps, je n’en ai jamais voulu. Mon com­pa­gnon me sou­tient et sera pré­sent.
      Je ne sais pas quelle méthode je vais choi­sir, bien que je sois ten­tée par la chi­rur­gi­cale. Prendre des médi­ca­ments ne me tente pas.. Je ver­rai bien. En tout cas, je me rends compte qu’être une femme en France est une vraie chance et qu’il faut se battre, sur­tout en cette période où tant de choses sont remises au pilori, pour gar­der nos droits et les faire évo­luer et les rendre encore plus accessibles.

      • Béa dit :

        Bon cou­rage San­dra, il est vrai que même si nous sommes sûres de notre choix, nous pou­vons sen­tir un malaise autour de l’IVG, nous les femmes, devons être par­faite, et on nous fais bien sen­tir que vu tous les moyens de contra­cep­tion qui existent com­ment cer­taines arrivent encore à tom­ber enceinte, sur­tout à 39 ans ! Je me suis sen­tie comme toi, comme une gamine irres­pon­sable ! J’ai eu le rendez-vous de pré-consultation la semaine der­nière, ça s’est bien passé, le gyné­co­logue a été très pro­fes­sion­nel, pour moi ça sera médi­ca­men­teux. J’ai hâte que ça soit ter­mi­ner et que je reprenne le cour de ma vie. Je trouve impor­tant de savoir ce que l’on veut ou pas et il n’ y rien d’anormal de voir des femmes ne pas vou­loir d’enfants, ce qui serait dan­ge­reux se serait de pour­suivre une gros­sesse par dépit pour faire « plai­sir » aux autres et à la société. L’IVG sera tou­jours un débat et un combat !

  37. jujuli dit :

    Bon­jour, j’ai 29ans maman de 3 gar­çons j’ai appris il y a une semaine que je suis enceinte, et j’en veux pas
    Donc jai appe­ler la semaine der­nière pour un rdv avec ma gyneco qui pra­tique les IVG mais pas de place avant une semaine (donc demain), j’aurais voulu savoir si elle va quand même lais­ser le temps des 7 jours de rétrac­ta­tion ou bien va t-elle me don­ner les 1er com­primé demain? A savoir que je n’ai jamais chan­ger d’avis, je ne veux pas de 4 ème enfants. Je suis impa­tiente d’être demain, impa­tiente d’avorter de me sen­tir libé­rer.
    Je vous racon­te­rez la suite dans les pro­chains jours

  38. Galou dit :

    Bon­jour, j’ai bien­tôt 27 ans. Et suis en plein doute, car je pense très for­te­ment être enceinte (mal­gré la prise de pillule) et songe déjà à un avor­te­ment alors qu’il n’y a rien de confir­mer encore. J’ai déjà été enceinte une fois et dû avor­ter il y a 4 ans. J’étais en pleine dépres­sion à cause de mon bou­lot que j’étais sur le point de quit­ter et plein milieu de ça, j’ai appris que j’étais enceinte (idem, mal­gré la pillule que j’ai changé depuis…)
    prendre la déci­sion d’avorter n’a pas été chose facile mais mon com­pa­gnon, qui ne se sen­tait pas du tout prêt, a été d’une pré­sence et d’une aide excep­tion­nelle. Je n’aurais jamais pensé qu’il aurait été d’un tel sou­tien.
    Et heu­reu­se­ment car mon avor­te­ment ne s’est pas bien passé. Médi­ca­le­ment oui, mais sur le côté humain, à l’hôpital, une catas­trophe. .. j’ai eu cette sen­sa­tion, et j’étais pas la seule, d’être du bétail : 4 par chambre, là où on est deux en géné­ral, des infir­mières odieuses (sauf une et heu­reu­se­ment ), qui vous parlent comme des débiles irres­pon­sa­bles­donc une fois sorti de l’hôpital, pour me sor­tir de l’anesthésie géné­ral ben à coup de claques dans la figure puis après j’ai du mar­ché jusqu’à la salle de réveil, mais jusqu’à la chambre aussi plus tard.
    J’ai été com­plè­te­ment bou­le­versé. Depuis j’ai peur, je fai­sais atten­tion pour que ce genre d’événements ne se repro­duise pas. Que je tombe enceinte quand on l’aura décidé. Depuis l’avortement, il ne se passe pas un jour où je pense à ce qui aurait pu arri­ver si j’avais gar­der le bébé (com­ment il serait, son âge, si ça aurait été une fille ou un gar­çon…) et pour­tant je sais que ça a été la meilleure déci­sion. Je me sens très bien mais je ne peux m’en empê­cher d’y pen­ser.
    À pré­sent, ça fait une semaine que mon corps montrent des signes de début de gros­sesse (crampes au bas du ventre, nau­sées, maux de tête régu­lier, grosse fatigue mais l’élément qui m’a fait tilt est mes sautes d’humeur. ..) Presque comme la pre­mière.
    Déjà il faut que je fasse le test mais si celui ci s’avère posi­tif je sais déjà que je vais être com­plè­te­ment perdu…
    Per­son­nel­le­ment je ne sais pas si c’est le bon moment, moi je me sens prête, mais mon com­pa­gnon je n’en sais rien.… et avor­ter de nou­veau m’effraie trop si c’est pour vivre la même expérience.

  39. Mm dit :

    Bon­jour à toutes !

    Merci déjà à vous toutes de nous ras­su­rer, de nous « accom­pa­gner » dans ce moment. Pour ma part, je suis sans doute la plus jeune, je n’ai que 19 ans, mon copain en a 24, et bien entendu la phrase « tom­ber enceinte faut le faire si on se pro­tège pas une fois cela n’arrivera pas » est bien et bien arri­vée! Je n’ai jamais eu de retard sur mes règles, je l’ai déjà fais avec mon ex copain sans pro­tec­tion il ne m’est jamais rien arri­vée alors dans ces moments là on se dit… pour­quoi cela n’arrive que main­te­nant et pas avant alors?
    A 19 ans bien entendu quand vous faites ce fameux test et que cette double ligne rose appa­rait vous ne pou­vez que pleu­rer et appe­ler vos amies les plus proches.
    Pour moi, avoir un enfant ne ren­trait pas dans ma concep­tion de vie sur­tout à cet âge là… et pour tout vous dire je suis plu­tôt le genre de fille qui même à 30 ans n’aurait jamais envi­sagé d’avoir d’enfant.
    J’ai eu de la chance d’avoir des amies en or et sur­tout l’une d’elle qui est pas­sée par là, et aussi un copain qui m’a plus que sou­tenu. Il est des­suinte venue me voir, a dormi avec moi, a par­ti­cipé au finan­ce­ment de l’avortement avec mon père (ma mère n’était pas au cou­rant et je ne vou­lais pas car elle est trop émo­tive et après ma nais­sance a dû subir un avor­te­ment) parce que dans mon pays cela n’est pas rem­boursé, et m’a accom­pa­gné à tous les rendez-vous du gynéco. J’ai fais cet avor­te­ment par médi­ca­ment chez moi avec mon copain un après-midi où je savais que ma mère ren­tre­rait tard.
    La dou­leur est fran­che­ment sup­por­table et les sai­gne­ment sont com­pa­rable à ceux des règles, beau­coup s’affolent trop pour rien.
    Actuel­le­ment je suis entrain de tra­vailler en job d’été pour pou­voir rem­bour­ser une par­tie à mon papa, parce que même s’il n’a pas besoin je pense qu’à 19 ans on devient res­pon­sable et on doit assu­mer plei­ne­ment cer­tains actes. J’ai eu la chance de pou­voir avoir un père et un copain qui avaient de quoi payer tous ces rendez-vous et le médi­ca­ment parce que dans mon pays c’est 600 euros tout mais rien n’est rem­boursé… Alors lais­sez moi vous dire qu’en France avec la chance que la loi vous per­met n’ayez sur­tout pas honte d’avorter, au contraire per­sonne ne peut vous jugez qui que ce soit ne l’oubliez pas, soyez forte, n’ayez pas peur de l’avortement, on s’en remet, moi-même j’ai eu des moments de « blues », de pleure seule chez moi où je devais attendre que ma mère dorme et fumer ma clope en pleu­rant tran­quille­ment parce que oui même si on n’en veut pas on est consciente d’avoir un petit bout de chose de l’être qu’on aime en nous.

    Si je devrais rete­nir une seule chose, c’est la rela­tion plus forte entre mon papa et moi, et bien évi­dem­ment avec aussi mon copain. Je vais très bien, j’ai avorté, j’en suis fière, je ne regrette pas, et oui je suis une femme libre!

  40. Juliette dit :

    Nous y sommes c’est aujourd’hui: après 10 jours d’une attente dif­fi­cile, 10 jours de nau­sées, de vomis­se­ments, 10 jours de fatigue, 10 jours d’envies aussi sau­gre­nues que « bouchées-de-crevettes-à-la-vapeur » en plein milieu d’après-midi, 10 jours que par­fois je pense fur­ti­ve­ment que cette gros­sesse à quelque chose de magique, 10 jours que par­fois je pense que je suis tota­le­ment dépos­sé­dée de mon corps. 10 jours que nous avons décou­verts cette gros­sesse et que nous savons qu’elle n’est pas dési­rée, pas là, pas main­te­nant, pas comme ça.

    Je vais avor­ter par voie médi­ca­men­teuse aujourd’hui et je vais bien merci.

    Je suis Juliette, j’ai 30 ans. Je vis depuis 2 ans une belle his­toire d’amour avec l’homme dont je sais qu’il sera le père de nos futurs enfants. Je suis déjà maman d’une ado­rable chi­pie de 6 ans qui rem­plit comme il se doit nos jour­nées de fou-rires, de balades en canoé, de ran­don­nées enfin pos­sibles à 3, de décou­vertes de nou­velles villes, de nou­veaux pays tous les 3. Celà fait un an que nous habi­tons tous les 3 et cet équi­libre que nous avons aujourd’hui nous avons mis du temps à le trou­ver et nous savons qu’une année sup­plé­men­taire n’est pas un luxe pour conso­li­der et sta­bi­li­ser cette nou­velle petite famille.

    Un bébé oui mais pas maintenant.

    Je suis au chô­mage et j’ai passé un entre­tien d’embauche pour un CDI la semaine der­nière (me sachant enceinte = oui oui en mode War­rior!). J’attends la réponse de cet entre­tien bien­tôt mais sans pré­ten­tion je crois que les choses se pré­sentent bien. Antoine lui, bosse dans l’évènementiel: il ne compte pas ses heures, est sou­vent absent les soirs et les week-ends. D’ailleurs à la décou­verte de cette gros­sesse il venait de quit­ter notre ville pour une mis­sion d’un mois…

    Un bébé oui mais pas maintenant.

    Je ne prends pas de moyen de contra­cep­tion, j’ai arrêté la pilule il y a 3 ans pour ne plus ingé­rer d’hormones de syn­thèse. On uti­lise donc le pré­ser­va­tif et par­fois juste après mes règles on ne se pro­tège pas parce que bête­ment on se dit que non je ne peux pas avoir ovulé et que ses super-spermatozoïdes ne peuvent pas nicher patiem­ment 10 jours dans mon uté­rus en atten­dant Made­moi­selle Ovule. Et bien si!… On doit avoir des ovules-spermatozoïdes patients et en pleine forme car si c’est ce qu’il s’est passé.
    Der­nières règles le 18 Juin et d’après les ana­lyses rap­ports fécon­dant le 21–22 Juin. Donc fini les idées reçues…

    Vers le 10 Juillet, je me sens toute bizarre (Antoine est déjà parti en périple), ca fait plu­sieurs jours que j’ai de ter­ribles nau­sées qui débutent à 4h du mat et ne me quittent par­fois pas de la jour­née (oui oui vous avez bien entendu). Après 4 jours d’un tel mal-être je décide de prendre rdv chez mon méde­cin trai­tant le samedi 10 Juillet. Juste avant je me décide à faire un test. Je fais ce test: posi­tif.
    Je me rends comme prévu chez le méde­cin et je lui annonce que je pense savoir d’où viennent ces nau­sée et cette fatigue. Rapi­de­ment je lui dit que nous ne savons pas encore si nous allons pour­suivre la gros­sesse ou pas. Il me dit de lais­ser la semaine pas­ser pour réflé­chir et de le rap­pe­ler fin de semaine sui­vante.
    J’informe Antoine par télé­phone, nous sommes son­nés, un coup heu­reux, un coup abat­tus. On se laisse la jour­née pour y réflé­chir cha­cun de son côté et on convient de se rap­pe­ler dans la soi­rée pour sta­tuer (plus ou moins) de la suite.
    Le soir arrive, et tous les 2 presque simul­ta­né­ment en évoque cette année de sta­bi­li­sa­tion qui arrive et dont nous avons besoin. Nous pesons le pour et le contre mais au fond de nous la conver­sa­tion s’oriente déjà vers une IVG. La déci­sion est prise. Nous allons inter­rompre cette gros­sesse.
    La nuit sui­vante, lui et moi avons dormi comme des pierres, sou­la­gés par cette déci­sion que nous avons pris en com­mun accord.

    Un bébé oui mais pas maintenant.

    Le lundi 13 Juillet, j’appelle mon méde­cin dès 09h pour l’informer de notre déci­sion. Il me reçoit dans la jour­née. J’espérais que ce soit un méde­cin « conven­tionné IVG » pour qu’il soit en mesure de me déli­vrer lui même les fameux médocs. Mais non. Il m’oriente vers le plan­ning fami­lial. Plan­ning que j’ai essayé de joindre en vain toute l’après-midi… Injoi­gnables.. Panique.
    Note pour plus tard: ne pas avor­ter en plein été.
    La peur com­mence à me sai­sir, je finis par trou­ver un autre plan­ning qui me répond tout de suite. « Je vous pro­pose un RDV le 23 Juillet ». Quoi le 23 Juillet? Mais c’est dans 10 jours ! Ma déci­sion est prise madame, je veux avor­ter! Pas le choix. Ce sera 10 jours « épicétou ».

    A la suite de cet épi­sode j’ai passé plu­tôt une bonne semaine. En accord avec notre déci­sion, j’ai éton­ne­ment été sereine. Je me suis mis focus sur mon entre­tien qui avait lieu le ven­dredi et je pas­sais ensuite le week-end à la mer avec une amie qui me sou­tient depuis le début et qui m’accompagneras pour le rdv ‘aujourd’hui et le sui­vant.
    Le coup de cafard a fait insi­dieu­se­ment érup­tion à l’intérieur de moi le dimanche soir lorsque je suis pas­sée dans un stade au-dessus en terme de symp­tômes: les nau­sées aux­quelles je m’étais habi­tuée ont laissé place à l’écoeurement total et aux vomis­se­ments. Et quand on ne veut pas de cette gros­sesse croyez moi c’est pas fun du tout. On se sent tota­le­ment dépos­sé­dés.
    Je savais que cette semaine jusqu’à aujourd’hui serait plus longue et dif­ficle. Je devais affron­ter cette der­nière ligne droite seule. C’est la que j’ai cra­qué. Que j’ai pleuré toutes ces larmes qui n’étaient pas encore sor­ties. C’est donc un peu dépri­mée et fati­guée que je m’apprête à vivre le der­nier sprint.

    J’ai RDV à 14h pour prendre le pre­mier médi­ca­ment qui stop­pera la pro­duc­tion de pro­ges­té­rone et qui stop­pera donc la gros­sesse. Mais sur­tout les symp­tômes!
    J’en suis là. Je veux que tout ça s’arrête.

    Je m’excuse pour cet énorme pavé que je viens d’écrire.
    Ce témoi­gnage me per­met à moi aussi d’assumer le fait que je ne culpa­bi­lise pas de faire ce choix de femme libre, ce choix de femme de « l’an 2000″ qui est un cadeau pour nous. Mais ce cadeau nous le devons à nos mères, à nos grand-mères.
    Aujourd’hui plus que jamais, je me sens appar­te­nir à la com­mu­nauté des femmes tout sim­ple­ment.
    La société vou­drait que nous culpa­bi­li­sions mais non ! Je, tu, elle, elles avons le droit de dis­po­ser de notre corps et de déci­der si oui ou non nous vou­lons être enceinte.

    Je vais avor­ter et je vais bien merci.

    Juliette

  41. melissa dit :

    Bon­soir,
    Maman de deux ado­rable prin­cesse et en couple depuis 6ans.
    Mais enceinte du 3eme mais lundi ren­dez vous pour l’ivg.
    La rai­son est simple je n’ai que 22ans et mes filles on 3 ans et 1ans deux acci­dents qu’on a assu­mer. Je me pro­tege le hic chez moi la pillule n’as pas d’effet ( j’ai essayer plu­sieurs) du coup je devais mettre l’implant mais voila j’ai repous­ser en pen­sant que la nou­velle pillule fonc­tion­ne­rais mais en faite non tous les deux ans je tombe enceinte a la même période… Mais celui je peux pas le gar­der… J’ai envie de chan­ger de métier donc je reprend une for­ma­tion (mais elle ecarte direc­te­ment les per­sonnes enceintes) mais cela fais déjà 3ans que je veux faire cette for­ma­tion a chaque fois je repousse pour les enfants! Et la je dit stop mon com­pa­gnon me sou­tient mais il a peur que je tienne pas le choc… Je culpa­bi­lise mais la rai­son l’emporte sur le Coeur… Mes enfants sont heu­reux il ont tous mais je veux pas d’un troi­sième je veux que celui la sois voulu… Mais j’ai un Coeur de maman énorme et je sais que je vais avoir dur a le sur­mon­ter… Mais je sais sue cela est la meilleure des des­ci­sion… J’ai de la chance car en Bel­gique nous avons des centre spé­cia­le­ment pour les jeunes et l’ivg on ne se fais pas juger  » le plan­ning fami­lial » pour ceux que sa inté­resse.
    Vos mes­sage mon beau­coup aider

  42. Piltier dit :

    Bjr les filles
    comme vs aujourd’hui le choc et un véri­table sen­ti­ment de soli­tude face au pipi­test !
    Si j’ai un conseil à vous donner…surtt quand je vois que cer­taines ont lutté à trou­ver un rdv gyneco. .. allez aux urgences gyné­co­lo­gie. .. je me suis sen­tie tel­le­ment anéan­tie et dému­nie face à cette nou­velle que je me suis ren­due immé­dia­te­ment là bas…
    enre­gis­tre­ment … ques­tions ( neutres) sur ma volonté ou non de la mener à terme..échographie vagi­nale ( pas le choix seule­ment une semaine de retard) et prise de sang… et tt ça avec des mots récon­for­tants et un rap­pel de l interne à 21h pour m’expliquer le reste des démarches. .. lundi re bat­te­rie de test pr voir si ce n’est pas extra ute­rin et si on peut déclen­cher l ivg médi­ca­men­teuse …
    ma déci­sion me paraît évi­dente je sais ce que je veux. Je n’ai jamais encore res­senti la volonté d’être mère. ..je l’aurai sûre­ment en ren­con­trant celui qui me don­nera envie mais là aujourd’hui c’est non et pzr­sonne je dis bien per­sonne n’a le droit de se met­tee en tra­vers de mon che­min… ce qui me désole c’est que naï­ve­ment je pen­sais qu’en un aller retour aux urgences gyné­co­lo­gie ce serai fini mais j’étais au pays des bisou­nours… je res­pi­re­rai à nou­veau quand ce sera fait… ce qui j’espère sera le cas bientôt. …

  43. Andy dit :

    Je vais avor­ter demain. J’ai un peu plus de 35 ans et cette gros­sesse était dési­rée. Oui, mais voilà, ce petit est tri­so­mique. Le diag­nos­tic a été confirmé par trois tests.

    Pour mon mari, c’est hors de ques­tion d’élever un enfant han­di­capé. Pour moi, la déci­sion a été moins claire car je sais que je l’aurais aimé comme mon pre­mier enfant, mais on vit à l’étranger, on n’a aucune famille autour de nous et, pour des rai­sons de visa, si je gar­dais le bébé et qu’il sur­vi­vait (30% de risques de fausse-couche, 40% de graves pro­blèmes car­diaques), je ne pour­rais ni arrê­ter de tra­vailler, ni tra­vailler à mi-temps pour l’accompagner dans les mul­tiples sui­vis que néces­sitent ces enfants. Sans par­ler du fait que je ne veux pas mettre mon couple en dan­ger pour une déci­sion prise en dépit de l’avis du papa, ce qui pour­rait ensuite per­tur­ber mon aîné.

    Bref, la déci­sion est prise. Je sais qu’il n’y en a pas de meilleure pour nous, dans cette situa­tion. Mais c’est dur quand même. J’ai tou­jours été pour le libre choix, tout en sou­hai­tant n’avoir jamais à prendre cette déci­sion que j’ai tou­jours sue dif­fi­cile à prendre — je suis une véri­table parano de la contra­cep­tion :-) .

    Enfin, mon com­pa­gnon sera à mes côtés. J’en ai parlé à deux copines très proches et com­pré­hen­sives. Ça va se faire sous anes­thé­sie géné­rale, en deux fois car le temps de faire les tests et d’avoir les résul­tats, j’en suis au tout début du deuxième tri­mestre. Le per­son­nel de la cli­nique semble super res­pec­tueux, mon gynéco com­prend aussi tout à fait.

    Je n’en ai pas parlé à ma famille, tout sim­ple­ment parce que je n’ai pas envie de rendre public le fait qu’on essaie d’avoir un autre enfant.Quand je tien­drai mon deuxième dans mes bras, il n’y aura plus aucun tabou.

    Merci pour ce site, parce que même si j’y vois peu de filles dans ma situa­tion, ça fait du bien de lire des témoi­gnages de femmes res­pon­sables qui prennent cette déci­sion après mûre réflexion et qui l’assument — quelle qu’en soit la raison.

  44. Salie dit :

    Je suis dans ma semaine de réflexion et ce qui est sûr c’est qu’elle consti­tue­ras mon unique regret et le seul moment désa­gréable de mon avor­te­ment, enfin… peut-être avec le petit dej’ de l’hôpital, on verra.

    J’ai 22 ans, étu­diante, en couple depuis un an. Je pars du prin­cipe qu’il n’y a pas de bonne ou de mau­vaise rai­son d’avorter alors le pour­quoi du com­ment j’avorte res­tera sans réponse.
    Pour l’heure je me suis rendu au centre de pla­ni­fi­ca­tion jeudi der­nier (le plan­ning n’avait pas de cré­neau avant une semaine), et je n’y suis pas aller en sif­flo­tant… faut dire que je déteste les hôpi­taux, ça me fait angois­ser et une amie n’avait pas été bien reçus dans une autre ville où je l’avait accom­pa­gnée.
    Mais bon, per­son­nel­le­ment j’ai été super bien reçu et enca­drée ! Tout sim­ple­ment par­fait ! Je me suis même senti plus sou­tenu là-bas que chez moi avec mon chéri (non qu’il soit contre, mais il n’est pas très alaise avec la situa­tion… le pauvre… hum !) et j’aurais presque voulu y res­ter toutes la (grosse)semaine pré­cé­dent mon opé­ra­tion. Sans rire.

    Je vou­lais faire au plus vite pour pou­voir béné­fi­cier de l’avortement médi­ca­men­teux, parce que pas­ser un moment dans un hôpi­tal pour moi c’est déjà pas jojo mais si en plus je dois pas­ser par la case chi­rur­gie… Hor­reur ! Et pour­tant… Lundi pro­chain : aspi­ra­tion avec anes­thé­sie locale. You­hou…
    Lorsque la gynéco m’a dit que ce serait la meilleurs option au vu des délais plus que court et ma situa­tion (mon copain risque d’être muté du jour au len­de­main à des kilo­mètres, donc je serait seule à la mai­son), j’ai du prendre la teinte de sa blouse.

    Mais elle et l’infirmière, qui m’a reçu par la suite, se sont atte­lée à me ras­su­rée, on m’a expli­qué comme ça se dérou­le­rait en détail et j’avoue que, pani­quant au moindre imprévu, avoir le pro­gramme com­plet m’a bien cal­mée et rassérénée.

    Non, fran­che­ment mon appré­hen­sion ne découle que de ma nature anxieuse. J’ai pen­sée au fait que si je pour­sui­vais cette gros­sesse, je pour­rais avoir un petit bout de chou dans les bras. Je peux don­ner la vie… Waouw ! A quoi ressemblerais-t-il ? Quel sexe ? Quel nom ? Mais fran­che­ment, pen­ser à tout ça n’a en rien modi­fier ma déci­sion, c’était amu­sant d’y pen­ser, d’imaginer… ça fait bizarre. Mais je sais que ce n’est pas le bon moment, alors tant pis, on reporte tout ça à une pro­chaine fois. Une fois où j’aurais émis l’envie d’être enceinte avant de le décou­vrir, une fois qui se dérou­le­ras dans les meilleurs condi­tions pos­sible, avec séré­nité et sur­tout avec envie.. Ce serait pas mal.

    Par contre je vis l’horreur en ce moment même. Une semaine de réflexion ral­lon­gée de quatre jours pour manque de place et week-end… je la sens pas­sée. Je fais mal­heu­reu­se­ment par­tie de ses femmes qui vivent des nau­sées assez fortes pour faire régur­gi­ter son plat de lasagne et ce, jours et nuits. Je suis épui­sée, je ne vais presque plus en cours et je me sens assez seule en fait. Sur­tout que ce délais est pro­fon­dé­ment inutile, je ne chan­ge­rais pas d’avis, je sais pour­quoi j’avorte et je sais qu’il s’agit de la meilleur deci­sion. Mais fran­che­ment… c’est sur­tout un véri­table calvaire.

    M’enfin, au moins lundi, je pour­rais souf­fler… et dormir.

  45. Cathy dit :

    Bon­jour,
    Jai 33 ans, je viens de prendre mon pre­mier médi­cae­ment et la suite mer­credi.…
    J’écris ce com­men­taire pour les filles comme moi pour qui la déci­sions a ete un vrai cal­vaire… Et grace a ce genre de site je me suis sen­tie moins seule et Ca m’a aidé à com­prendre que nous sommes maître de notre corps …
    Je suis en couple enfin je l’étais depuis 5 ans avec un per­vers nar­cis­sique mais que j’aimais plus que tout… Il me fai­sait croire monts et mer­veilles … Je ne vou­lais pas voir la réa­lité malgre la luci­dité que j’ai gardé jusqu’au bout… Il me mani­pu­lait tel­le­ment bien que je n’arrivais plus à dis­so­cier le bien du mal. Je buvais ses men­songes et je finis­sais par le croire. Il me fai­sait culpa­bi­li­ser pour tout… 5 ans de rela­tion et tou­jours aucun pro­jets com­muns… Je patien­tais dans l’espoir quil chan­ge­rait un jour. Car quand je déci­dais de le quit­ter il reve­nait avec les mots magiques  » appart » « bb » et je lui lais­sais à nou­veau une chance… Mais a chaque fois je creu­sais un peu plus mon trou.…
    Je ne pre­nais plus de contra­cep­tion depuis 2 ans et il était bien­sur au cou­rant… Aucun acci­dent.. Jusqu’au 28 décembre 2015 ou je fais ce test qui devient tres rapi­de­ment posi­tif… Je m’étais dis­pu­tais avec lui le 26 decembre alors comme d’habitude on ne se don­nait pas de nou­velles durant quelques jours…
    Mais la il m’était impos­sible de ne rien lui dire… J’étais angois­sée comme pas pos­sible car un enfant Cest ce que je vou­lais depuis long­temps mais je sen­tais très fort quil n’était pas la bonne per­sonne… Jai a ce moment là com­pris que je ne vivrais pas lan­nonce de cette nou­velle comme je l’ai temps espéré… Je demande a le voir le 29 decembre et la aucune réac­tion a lan­nonce de cette gros­sesse… A part  » je suis contente pour toi que tu sois enceinte » et la mon cal­vaire a com­mencé …
    Cetait une rai­son suf­fi­sante pour quil dis­pa­raisse défi­ni­ti­ve­ment apres 5 ans de rela­tion. Il m’a laissé seule face à ce qui m’arrivait … Tout se bous­cule dans ma tete, je pleure jour et nuit face à cette indif­fé­rence et face à cette gros­sesse que je ne veux plus!!!! Je ne mange plus, je suis per­due, je me sens seule… Je ne sais plus ce que je veux.… Jai fait la grosse erreur de taper ivg sur le net et la je suis tom­bée sur  » ivg.net » a sur­tout évi­ter dans ces moments la!!!!! Jai appelé le numero vert et je suis tom­bée sur Bene­dicte qui pour elle Cetait une évi­dence de gar­der cette enfant!!! Mais com­ment puis je gar­der cet enfant alors que je n’arrive pas encore à faire le deuil de ma rela­tion.… Je me suis fait lache­ment aban­don­née par le géni­teur a qui j’ai donné mes 5 der­nières années de ma vie !!!?? J’ai pleuré pen­sant les 3 der­nières années pour lui et je devrais don­ner nais­sance à cet enfant qui me rap­pe­le­rait sans cesse ce que j’ai vecu… Je vais conti­nuer à pleu­rer pen­dant 9 mois!????
    Je suis alors tom­bée sur ce site et j’ai lu je n’ai pas arrê­ter de lire et jai com­mencé a etre sou­lagé… J’ai com­pris que je n’étais pas la seule et que la déci­sion nous appar­tient.… Jai par la suite beau­coup refle­chis mais le temps nous est compté.. Jai donc pris rdv au plan­ning fami­lial le plus proche pour faire les démarches néces­saires. Je suis tom­bée sur des gens très bien sans aucun juge­ment , juste à l’écoute et qui m’ont guidé.…
    J’ai pris ce matin mon pre­mier médi­ca­ment et suite et fin des opé­ra­tions mer­credi… Et je vais bien. Je ne suis pas fière de mon acte mais je sais que Cest ce quil y avait de mieux a faire pour moi, mon bien etre et la meilleure chose a faire pour que j’essaye enfin detre heu­reuse…
    Voilà… Le plus dure est de prendre la déci­sion… Une fois qu’elle est prise il ne faut plus regar­der en arrière… J’espère qua­vec mon com­men­taire j’aiderai cer­taines femmes qui comme moi se sont sen­ties aban­don­nées per­dues à un cer­tain moment de leur vie…
    Merci encore aux fon­da­trices de ce site vous m’avez tel­le­ment aidé … J’étais tres bien entouré mais je me sen­tais tel­le­ment seule malgre tout…

  46. frisouille dit :

    Bon­jour,

    J’ai 28 ans, maman d’un petit gar­çon de 4 ans.. sépa­rée de son papa depuis un an et demi et de nou­veau en couple depuis un an… et enceinte bien sur… mon com­pa­gnon actuel a un tra­vail qui lui demande de se dépla­cer fré­quem­ment. En plein chan­ge­ment de contra­cep­tif, pas vu mon chéri depuis 6 mois… quand on se revoit on ne réflé­chis pas vrai­ment… on se dit « oh c’est pas pour une fois que je vais tom­ber enceinte » d autant plus que c’est le der­nier jour de les règles! En théo­rie dira le méde­cin, on ne tombe pas enceinte pdt des règles… en théo­rie… pas de bol, j’ai ovulé ce jour la. Donc me voilà enceinte… nau­seeuse … dépri­mée… je veux avor­ter mais je ne veux pas lui en par­ler. J’ai les rai­sons d’avorter qui seront cer­tai­ne­ment les mêmes que les siennes mais j’ai peur d’avoir mal de l’entendre me dire que j’ai rai­son. Qu’est ce qu’on peut être com­pli­quées.… J’ai déjà avorté il t’a 6 ans de cela… IVG médi­ca­men­teuse. Un désastre pour ma part. Hémor­ra­gie etc… bon.je suis un cas rare. Donc cette fois ce sera aspi­ra­tion de suite. L’attente me paraît longue avant de me sen­tir déli­vrée… on a le choix .. mais aussi bcp de doutes… mais sur­tout on a le choix de ne pas don­ner vie à un enfant dans de mau­vaise condi­tions.. peut importe l’amour qu’on aurait eu pour lui…

  47. Melissa dit :

    Bon­jour à toutes, alors voilà je suis enceinte de 1 mois et ivg prévu dans 3 jours par aspi­ra­tion avec anes­thé­sie géné­rale. J ai hâte que tout ceci n appar­tienne qu au passé et à la fois de l appré­hen­sion de pas­ser par là.
    Je suis enceinte parce que je ne me suis pas pro­té­gée avec un homme avec qui je suis res­tée un mois. Je sais…pas res­pon­sable et pas mâture! Je m en veux de m être mise dans une telle situa­tion de de m infli­ger de nou­veau un ivg. Car ce sera mon 4 ème. J en ai eu un à 16 ans, 19 ans, 27 ans, et là 38 ans. A l époque avor­ter était très com­pli­qué dans ma tête car j avais un désir d avoir un enfant. Aujourd hui je n ai plus ce pro­blème d indé­ci­sion car j ai mon fils qui a 4 ans donc j ai l enfant que je vou­lais tant. C’est sur­tout que je m en veux de m être mise dans une telle situa­tion et vient se rajou­ter que la per­sonne dont je suis enceinte ne prend pas de ms nou­velles et me laisse toute seule vivre cela..je ne com­prends pas com­ment j ai pu pas­ser un mois avec quelqu’un qui puisse se com­por­ter avec si peu d huma­nité. Vient se rajou­ter aussi quelques mal de ventre, grosse fatigue et mal au coeur. Bref vive­ment que cela se finisse. Moi qui hési­tait à avoir un autre enfant un de ces jours pour moi ce que je vis déjà entre fatigue et mal au coeur ne me donne plus envie d une autre gros­sesse. J ai mis 3 ans avant de me retrou­ver en tant que femme après avoir eu mon fils et à 40 ans je ne tiens pas à revivre cela. Au moins cette gros­sesse acci­den­telle m aura per­mis de réa­li­ser cer­taines choses.

  48. Marie dit :

    Bon­jour,

    Voilà je suis en train d avor­ter cal­me­ment serei­ne­ment dans mon canapé.il y a 1 semaine le ver­dict tombe,je suis bien enceinte tous mes res­sen­tis et intui­tions sont vrais.aaaahhh non j en veux plus!!!deja maman d une fille de 5 ans je suis épa­nouie dans ma vie fami­liale et pro­fes­sion­nelle un enfant en plus n est pas possible.J aime les enfants(je tra­vaille tous les jours avec eux) mais ceux des autres et ma fille évidement.Bref le stresse démarre je sais déjà que trou­ver un gyneco rapi­de­ment va se révé­ler impossible.Je tente un mess à ma pote sage femme au cas où…et par chance et parce c est une super amie elle me trouve un gyneco qui veut bien me rece­voir le mardi et hop tout est lancé , ce gyneco je l ai remer­cié bon nombre de fois mais pas assez…je sou­haite bon cou­rage à toutes celles qui vont pas­ser ce moment pour moi j ai qu une hâte que ce soit fini et que je retrouve mon corps et mon esprit libre.

  49. Haï-Cro dit :

    Bon­jour, j’ai 32 ans, 5 ans de vie com­mune, j’avorte demain et j’ ai peur.

    Le ven­dredi 16 sep­tembre der­nier je me décide à faire un test de gros­sesse.. je ne suis pas tou­jours bien réglée mais j’ai quand même des symp­tômes (dou­leurs dans le bas ventre, poi­trine gon­flée..) comme d’habitude !! mon conjoint me dit que j’aurai du les avoir il y’ a une semaine envi­ron! ça m’a tou­jours faire rire qu’il sache mieux que moi quand arri­ve­rait mes règles ! pas aujourd’hui !

    Direc­tion la phar­ma­cie! tel­le­ment stres­sée que j’urine par­tout sur le test, sur mes mains, par terre ! du n’importe quoi :) .. pas besoin d’attendre 3 mn.. les 2 barres roses s’affichent en moins de 10 secondes! les 2 mn qui sui­vront le test me paraissent une éter­nité !
    -« Le test est peut-être faussé, j’ai pas pissé que sur la mèche mais sur tout le bâton­net, c’est un faux-positif c’est sur! »-

    Je fond en larme, j’appelle mon conjoint, il tra­vaille, pas de réponse!! j’appelle une copine, elle tra­vaille mais elle répond.. je lui dit dit, je pleure, je ne sais pas quoi faire !! elle me sou­tient.. je me calme, je raccroche !

    Je fonce chez le méde­cin, qui me pres­crit une prise de sang pour le len­de­main matin.
    en sor­tant je retourne à la phar­ma­cie et je rachète un test !!
    Plus de sus­pens c’est encore posi­tif ! la prise de sang le confirmera !

    Le samedi et dimanche, grande dis­cus­sion avec mon copain.. Les POURS, les CONTRES etc.. la déci­sion est prise, on ne peut pas et JE ne veux pas avoir d’enfant maintenant..

    Lundi 19 , RDV au plan­ning pour par­ler de ma déci­sion et de mon désir d’interrompre cette gros­sesse.. prise du pro­chain RDV médi­cal le lundi sui­vant !!
    -« Ah… est-il pos­sible d’avoir un rdv un peu plu­tôt SVP?« 
      -« Non malheureusement »-

    Quelle longue semaine !! est ce que je peux vivre une vie « nor­male » ? fumer des clopes, boire un coup, man­ger des fruits de mer, du fro­mage et boire des litres de café? j’ai mal au crâne , je peux prendre un Doli­prane ? je n’ai tou­jours pas de réponse à ces ques­tions..
    Je n’ai pas osé poser la ques­tion au méde­cin qui m’a reçu, par peur sans doute de ce que l’on pour­rait pen­ser de moi, de prendre ça à la légère.. Mais mine de rien, j’ai acheté du déca !! je n’ai pas bu et n’ai pas mangé de crus­ta­cés .. POURQUOI? je pense qu’égoïstement j’avais peur (encore une fois) pour ma santé.. et non celle du « fœtus ».. Par contre la ciga­rette !! je fume et fume et fume encore !

    Lundi 26, RDV médi­cal (écho de data­tion, quelle IVG, contra­cep­tion..)..
    Enceinte de 6SA+2 jours, ce sera une IGV médi­ca­men­teuse. Je demande naï­ve­ment au gynéco si ça va me faire mal, il me répond OUI, -« très mal?  » -« OUI » !!

    Je dois prendre le 1er médi­ca­ment demain matin à 11h , puis le 2eme ven­dredi après-midi à l’hôpital.. Moi qui attends ce jour depuis presque 10 jours, main­te­nant je le redoute, j’ai très peur d’avoir mal.. j’ai peur « d’expulser » avec le 1er médoc alors que je serai seule, chez moi…
    mais j’ai aussi peur de ne pas « expul­ser » quand je serai à l’hôpital..
    J’ai peur !! Même si la déci­sion d’avorter a été assez facile à prendre, c’est l’acte en lui même qui est dif­fi­cile à faire…

    Merci d’avoir pris le temps de lire mon témoi­gnage et cou­rage à celles qui sont dans mon cas…

    • Christine dit :

      Bon­soir

      Si l’IVG médi­ca­men­teuse t’effraie (et c’est com­pré­hen­sible) tu peux deman­der une IVG par aspi­ra­tion. 10 minutes d’anesthésie et hop, on n’en parle plus
      Les femmes sont sup­po­sées avoir le choix…

      Mais si tu veux aller vite, ne t’inquiète pas, lis les témoi­gnages qui parlent des dou­leurs, sou­vent seule­ment comme des grosses règles. Et sur­tout variables selon les femmes. Demande des anti-douleurs avant d’y être. Tout va bien se pas­ser, puisque tu es sûre de ta décision.

      Reviens nous dire que tu vas bien

      Je te sou­haite une douce fin de semaine

  50. Lore dit :

    Bon­jour,

    Merci pour ce site. J’y ai trouvé des situa­tions décrites proches de la mienne. Je n’ai pas encore tota­le­ment pris la deci­sion mais je com­mence ce soir les démarches vers l’IVG.
    J’ai 31 ans, je suis en couple depuis 2 ans, nous sommes amou­reux et vou­lons fon­der une famille ensemble, nous tra­vaillons tous les deux avec un bon niveau de vie.
    Mais voilà, j’ai un cer­tain nombre d’évènements à venir dans les 6 pro­chains mois que j’ai envie de vivre plei­ne­ment et qui ne seront pas pos­sible avec la gros­sesse… Ensuite, après, si une gros­sesse se repro­duit elle sera accueillie avec joie.

    Mon com­pa­gnon se sent prêt à accueillir un enfant, mais il sait bien que c’est les pro­chains mois à venir, de gros­sesse, où lui sera moins impacté, qui tombent mal pour moi… Il a peur de mal vivre l’avortement. Mais il me dit qu’il res­pec­tera mon choix si je ne suis pas prête tout de suite.

    Je ne culpa­bi­lise pas à l’idée de l’IVG, mais je me dis que dans 6 mois ma vie sera plus calme et je pour­rai accueillir un enfant. Mes prin­ci­paux ques­tion­ne­ments sont:
    –Est-il rai­son­nable de faire un IVG à 6 mois prêt, juste pour pou­voir pro­fi­ter un peu plus.… !?
    –Je sais aussi que l’IVG ne rend aucu­ne­ment sté­rile, mais ma mère a mis des années avant d’être enceinte, au terme de nom­breux trai­te­ments. Je me demande si cette fois, n’est pas juste un hasard pour moi et si ensuite, moi aussi je n’aurai pas du mal à retom­ber enceinte lorsque je serai com­plè­te­ment prête.…
    Voici les ques­tion­ne­ments qui me rendent dif­fi­cile la prise de déci­sion.
    Dans tous les cas, merci pour ce site qui est celui qui m’aide le plus.

  51. Sissi dit :

    Dans 2h je vais prendre la pre­mière pillule avor­tive, je ne suis qu’à 3 semaines de gros­sesses mais ca fait déjà 4 jours que je le sais. Cet enfant ce n’est pas que je n’en veut pas c’est seule­ment pas du tout le moment. J’adore les enfants j’en ai 2 magni­fiques et ado­rables qui me prennent énor­mé­ment de mon éner­gie, de mon temps, du temps de mon conjoint, de notre argent de notre liberté mais je les aime plus que tout et ils ont été énor­mé­ment dési­rés. Mais voilà un troi­sième main­te­nant c’est Non, chaque jour qui passe je ne sup­porte pas cette gros­sesse et les consé­quences que cela risque d’avoir sur toute nos vies… j’en suis malade fati­guée, à fleur de peau… heu­reu­se­ment que j’ai pu avoir des ren­dez vous rapi­de­ment : dimanche test uri­naire que j’ai acheté au super­mar­ché, lundi mon mede­cin a de la place le matin, il me pres­crit les bhcg et echo, appel un cabi­net de radio­logue, je sors je vais faire ma prise de sang je retourne chez moi j’appelle le gyné­co­logue que me conseille ma soeur, rdv pris le jour même, l après midi chez le radio­logue qui confirme la gros­sesse prise des résul­tats eux aussi posi­tifs, je vais chez le gyné­co­logue mais en fait la secré­taire s’est trom­pée je n’ai pas de rdv, je prend donc 2 rdv mardi et mer­credi… j’appelle mon méde­cin pour lui confir­mer ma gros­sesse et il me dit bon cou­rage. Du cou­rage je n’ai pas l’impression d’en avoir besoin, je sais que cela fera mal mais j’ai deja accou­ché sans péri­du­rale et cela ne m’a pas sem­blé insur­mon­table. J’ai éga­le­ment déjà fait une fausse couche pré­coce et ca ne m’a pas trau­ma­tisé. J’ai juste hate que cela soit ter­miné ! J’ai une forte pen­sée pour Simone Veil à qui l’on a rendu hom­mage aujourd’hui. Merci à elle.

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