J’y vais, j’ai les adresses — Un site pour faciliter l’IVG en Ile de France

Par­ta­ger

Pour faci­li­ter le par­cours des femmes qui sou­haitent recou­rir à une IVG, REVHO (Réseau Entre la Ville et l’Hôpital pour l’Orthogénie), sou­tenu par l’Agence Régio­nale de Santé Ile-de-France, met à dis­po­si­tion du grand public un site inter­net lancé aujourd’hui 7 mars 2013.

Créé en 2004 par des méde­cins, REVHO est une asso­cia­tion loi 1901 dont l’objectif est de faci­li­ter l’accès à l’IVG en Ile-de-France. Les pro­fes­sion­nels du réseau font le constat, dans leur tra­vail de ter­rain auprès des femmes qui sou­haitent avor­ter d’une réelle dif­fi­culté à obte­nir adresses et numé­ros de télé­phone des struc­tures pra­ti­quant des IVG. Par ailleurs, l’information sur l’IVG via inter­net — source pri­vi­lé­giée des patientes — est court-circuitée par les sites anti-IVG à réfé­ren­ce­ment payant, dont les dis­cours masquent une lutte contre l’avortement, sou­vent invi­sible aux yeux non avertis.

J’y vais, j’ai les adresses !  per­met­tra aux fran­ci­liennes de trou­ver en 3 clics les infor­ma­tions sur les lieux, les struc­tures, les méthodes pour avor­ter selon leur choix.

Par­ta­ger
Posted in De l'autre côté de la canule | Tagged , , | Leave a comment

Une journaliste du Monde Académie recherche des témoignages

Par­ta­ger
Nous relayons sa demande. N’hésitez pas à nous trans­mettre un retour si vous pre­nez contact avec elle.

 

Bon­jour, 

Je suis jour­na­liste pour le Monde Académie, l’académie des jeunes pigistes du jour­nal Le Monde.

Je réa­lise actuel­le­ment une enquête sur les femmes qui font une demande d’IVG dans les délais légaux en France et sont pour­tant contraintes d’avorter à l’étranger. C’est pour­quoi je cherche des femmes ayant vécu ou tra­ver­sant cette situa­tion qui accep­te­raient de témoi­gner. L’anonymat est abso­lu­ment possible.

Vos témoi­gnages me seraient d’une aide précieuse !

Vous pou­vez me contac­ter à cette adresse : olivbarron@yahoo.fr

Cor­dia­le­ment

Oli­via Barron

Par­ta­ger
Posted in Témoignages | Leave a comment

Un documentariste vous sollicite

Par­ta­ger

 

Nous avons reçu cette demande. Et ren­con­tré Mickaël avant de vous la soumettre.

Bon­jour,

Je pré­pare actuel­le­ment un docu­men­taire mili­tant sur le droit à l’avortement et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur la façon dont les femmes ont vécu leur IVG depuis l’adoption de la loi en 1975. Tout comme ce blog qui recueille les témoi­gnages de femmes qui affirment qu’elles ont avorté et qu’elles se portent bien,  je sou­haite offrir dans ce film à tra­vers des entre­tiens fil­més, ce même espace de parole.

C’est pour­quoi je cherche des femmes qui accep­te­raient de témoi­gner et d’évoquer leur res­senti concer­nant la période durant laquelle elles ont avorté.

Les entre­tiens pour­ront être réa­li­sés dans toute la France. Une fois ter­miné, le film sera dif­fusé dans le cadre asso­cia­tif et mili­tant et dans les réseaux de dif­fu­sion indé­pen­dants et alternatifs.

Merci de votre sou­tien. N’hésitez pas à me joindre pour obte­nir de plus amples infor­ma­tions sur ce projet.

Vous pou­vez me contac­ter à cette adresse : documentaire.mf@gmail.com

Par­ta­ger
Posted in Témoignages | Leave a comment

Et toi, quand est-ce que tu t’y mets ? Le tome 2 est paru

Par­ta­ger

 

Il a pour titre « On l’appelera Simone ». Le pre­mier tome, c’était « Celle qui ne vou­lait pas d’enfant ».

La scé­na­riste, Véro­nique Cazot le raconte ainsi : Jeanne com­mence une nou­velle vie à la cam­pagne avec Jeff et pré­pare sa pre­mière expo photo. Ade­line, toute dévouée à Céles­tin, 18 mois, a ten­dance à s’oublier un peu. Sa petite sœur, Lucie, découvre qu’elle est enceinte et ne se sent pas prête à être mère à 20 ans. Entre manque d’information, culpa­bi­li­sa­tion et obs­tacles à sur­mon­ter, Lucie réa­lise que, 37 ans après la loi Veil, avor­ter n’est pas encore simple. Incom­prise par sa sœur, mais sou­te­nue par Harry, son amou­reux, et bien sûr par Jeanne, Lucie com­mence alors un drôle de par­cours du combattant…

Ici, on parle plu­tôt de par­cours de la com­bat­tante mais c’est pareil.

Avec la com­pli­cité de la des­si­na­trice Made­leine Mar­tin, elle nous offre (enfin, faut l’acheter, c’est obligé !) une BD drôle et ins­truc­tive, qui en plus cite notre blog.

Deux petites pages pour vous don­ner envie.

 

Par­ta­ger
Posted in Vient de paraître | Tagged , , , , | Leave a comment

Appel à témoignages pour une étudiante

Par­ta­ger

Une étudiante en psy­cho­lo­gie nous a contac­tées. Elle va réa­li­ser un mémoire sur la prise en charge de l’IVG en 2012/2013. Voici un résumé de son sujet :

Le but de cette recherche est d’étudier la prise en charge actuelle de l’IVG de la décou­verte de la gros­sesse jusqu’à quelques mois après l’intervention à l’hôpital afin d’identifier les points à amé­lio­rer. J’ai donc besoin de témoi­gnages de femmes sur leur res­senti tout au long de ce par­cours. Votre par­ti­ci­pa­tion à cette recherche per­met­tra donc d’aider à amé­lio­rer de la prise en charge de l’IVG.

Elle cherche donc des per­sonnes qui seraient d’accord pour par­ti­ci­per et lui faire par­ta­ger leur expérience.

Vous pou­vez la contac­ter à cette adresse : etudiantepsychobab@gmail.com

Edit du 16 mars 2013 :

Anna nous écrit :

Bonjour,

Je vous écris car j'ai un doute sur le bien-fondé des recherches
d'une étudiante en psychologie qui vous a demandé de publier son
mail pour la contacter. En effet, je l'ai contacté il y a 2 semaines
pour lui donner mon témoignage (très douloureux pour moi, une des
rares fois où j'en parle dans ma vie) sur le coup ça m'a fait du
bien mais sans réponse de sa part, je trouve ça très incohérent de
la part d'une étudiante en psycho! et je me suis sentie blessée. (je
lui ai renvoyé un mail toujours sans réponse...) Voilà je voulais
vous le dire pour éviter à d'autres de raconter des choses très
personnelles et dures à une femme pas très solidaire qui prend même
pas la peine en 2 semaines de dire "Merci pour votre témoignage"
c'est quand même pas compliqué...

 

Par­ta­ger
Posted in Témoignages | 1 Comment

A y est, vous pouvez réclamer notre livre à votre libraire

Par­ta­ger

Notre livre est depuis le 18 avril dis­po­nible chez votre libraire si sa librai­rie est une bonne librai­rie. Sinon, commandez-le.

Il est pré­facé par Carine Favier, pré­si­dente du Mou­ve­ment fran­çais pour le plan­ning fami­lial et Danielle Gau­dry, membre du bureau confé­dé­ral du plan­ning fami­lial, char­gée de la com­mis­sion avortement.

Voici le début de l’introduction :

Avant 1975, en France, les femmes avortent dans la clan­des­ti­nité et à leurs risques et périls. Beau­coup en meurent ou sont muti­lées à vie. Cha­cune fait ce qu’elle peut, en fonc­tion de son car­net d’adresse et de ses moyens. Cer­taines ont assez d’argent pour aller avor­ter dans quelque cli­nique suisse ou anglaise, tan­dis que d’autres se retrouvent sur la table de cui­sine « d’une fai­seuse d’anges », entre la mar­mite de pot-au-feu et le buf­fet en for­mica, en échange de quelques billets. D’autres encore sont obli­gées de se débrouiller seules et uti­lisent ce qu’elles peuvent pour s’avorter : « aiguille à tri­co­ter, baleine de para­pluie ou de cor­set, épingle à che­veux » mais aussi « des bigou­dis, des scou­bi­dous, des tuyaux d’aquarium, des piques (que les ven­deuses uti­li­saient pour mar­quer les prix) […] des ciseaux, des four­chettes, des branches d’arbre, des tiges de lierre ou de per­sil, des os de pou­let, du fil de fer, du fil élec­trique, un bout de bois » (GAUTHIER (Xavière), Paroles d’avortées, quand l’avortement était clan­des­tin, La Mar­ti­nière, 2004, pages 20–21.).

Quelles que soient les condi­tions, avant 1975,lorsqu’une femme est déter­mi­née à avor­ter, elle doit sup­por­ter le pire. Com­bien d’entre elles sont allées tra­vailler avec une sonde intro­duite dans l’utérus, souf­frant le mar­tyre dans l’espoir d’interrompre une gros­sesse dont elles ne veulent pas ? Gisèle Halimi raconte ainsi qu’elle a plaidé des jours entiers au tri­bu­nal, avec une sonde sous sa robe d’avocate. Pen­dant le pro­cès, elle se tient debout, mal­gré « une dou­leur intolérable,fulgurante », des « ver­tiges [qui lui] brouillaient la vue » et « une fatigue atroce » (HALIMI (Gisèle), La cause des femmes, Gras­set, 1973, pages 47.). Pour déclen­cher l’avortement, les femmes essaient de pro­vo­quer une infec­tion. Cer­taines arrivent à l’hôpital à temps :la gros­sesse est inter­rom­pue et l’infection peut se soi­gner ;d’autres arrivent trop tôt, et repartent avec leur gros­sesse etquelques médi­ca­ments pour soi­gner l’infection. Et puis il y acelles qui n’arrivent jamais à l’hôpital ou qui arrivent trop tard, alors que l’infection ne peut plus être enrayée : elles perdent alors leur uté­rus, leurs trompes ou leur vie, à la suite d’une sep­ti­cé­mie, d’une hémor­ra­gie ou d’une embolie.

De nombreux-ses militants-es luttent contre cette situa­tion into­lé­rable. En avril 1971, 343 femmes prennent le risque de décla­rer publi­que­ment avoir avorté, et ainsi enfreint l’article 317 du code pénal fran­çais. Ce fai­sant, elles s’exposent à une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement si le Minis­tère public­choi­sit de les pour­suivre – ce qu’il ne fit pas. Par cet acte de déso­béis­sance civile, les femmes signa­taires du Mani­feste des 343ont contri­bué à faire de l’avortement une ques­tion poli­tique. Il fau­dra encore quatre années d’âpres luttes (Ces luttes furent menées par des femmes, des méde­cins, des avocat-es… On se sou­vient par exemple du MLAC (Mou­ve­ment pour la liberté de l’avortement et de lacon­tra­cep­tion), du MFPF (Mou­ve­ment fran­çais pour le plan­ning fami­lial), ou encore de l’association « Choi­sir la cause des femmes », fon­dée notam­ment par Gisèle Halimi.) pour que soit – dif­fi­ci­le­ment – votée une loi auto­ri­sant le recours à l’avortement.

Cette loi, d’abord votée pour un temps défini (cinq années) est arra­chée dans un cli­mat d’une grande vio­lence, notam­ment vis-à-vis de la ministre de la Santé, Simone Veil, qui essuie de nom­breuses insultes. Mais la loi est là. Elle per­met enfin aux femmes d’avorter dans de bonnes condi­tions sani­taires, au sein d’hôpitaux fran­çais et sans ris­quer leur vie. Mieux, dès 1982, l’acte est enfin rem­boursé par la Sécu­rité sociale. Mais l’avortement est sou­mis à de nom­breuses condi­tions : les femmes doivent obli­ga­toi­re­ment se rendre à un « entre­tien social » avant chaque IVG, l’avortement n’est auto­risé que dans un délai de 12 semaines d’aménorrhée (absence de règles), soit dix semaines de gros­sesse, et les jeunes femmes mineures doivent obte­nir le consen­te­ment de leurs parents pour béné­fi­cier d’une IVG. Il fau­dra attendre 2001 pour que le délai légal passe de 12 à 14 semaines d’aménorrhée (soit de 10 à 12 semaines de gros­sesse), que l’entretien préa­lable obli­ga­toire soit sup­primé pour les femmes majeures, et que les mineures puissent avor­ter sans le consen­te­ment de leurs parents.

Dix années après la loi de 2001, trente-cinq ans après la loi Veil et plus de qua­rante années après le Mani­feste des 343, où en sommes-nous avec l’avortement ? C’est ce que nous vous pro­po­sons de décou­vrir à tra­vers les témoi­gnages de femmes, de militant-es et de soignant-es.

« Vous devez vous sen­tir cou­pable » Notre action a débuté à l’occasion des 40 ans du Mani­feste des 343, en avril 2011. Nous, filles des 343, avons sou­haité don­ner à nou­veau la parole aux femmes, pour lut­ter contre la culpa­bi­lité et le silence dans les­quels, encore actuel­le­ment, sont enfer­mées celles qui décident d’interrompre volon­tai­re­ment leur gros­sesse. À tra­vers les témoi­gnages que vous allez lire, se des­sine l’image de l’avortement aujourd’hui en France – et cette image est, c’est le moins que l’on puisse dire, contrastée.

Com­men­çons par ce qui est encou­ra­geant. Les femmes venues témoi­gner sur le site IVG : je vais bien, merci !  sont com­ba­tives et lucides. Conscientes que ce droit fon­da­men­tal est sans cesse menacé, elles ne semblent pas prêtes à bais­ser la garde.

Par­ta­ger
Posted in Matériel, Vient de paraître | Leave a comment

Un an et Un livre !

Par­ta­ger

Le site « IVG, je vais bien, merci ! » a un an !

L’année der­nière, alors que le Mani­feste des 343 fêtait ses 40 ans, nous avons décidé de créer un espace de parole décul­pa­bi­lisé et décul­pa­bi­li­sant sur l’avortement. 

Nous en avions assez qu’une majo­rité de médias, de poli­tiques et de méde­cins pré­sentent sans cesse l’avortement comme un drame et un trau­ma­tisme dont on ne se remet­trait pas. Selon nous, ces dis­cours sur l’avortement sont des slo­gans éloi­gnés de ce que vivent la grande majo­rité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.

Aussi, nous avons voulu dire :

  • Nous en avons marre que l’on nous dicte ce que nous devons pen­ser et ressentir;
  • Nous en avons assez de cette forme de mal­trai­tance poli­tique, média­tique, médicale;
  • Nous disons haut et fort que l’avortement est notre liberté et non un drame;
  • Nous décla­rons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien !

Nous avons lancé un appel et une péti­tion, qui a pour l’instant recueilli près de 3000 signa­tures, et que vous pou­vez tou­jours signer en vous ren­dant à l’adresse http://jevaisbienmerci.net/

UN AN, UN LIVRE !

J’ai avorté et je vais bien, merci : le livre !

Depuis avril 2011, nous avons recueilli sur ce site plus de 250 témoi­gnages de femmes qui ont avorté, et vont très bien (merci !).

Nous vou­lions abso­lu­ment que ces témoi­gnages puissent être lus et par­ta­gés par un maxi­mum de femmes : nous avons donc décidé de les ras­sem­bler dans un livre.

Sa sor­tie est pré­vue pour le 18 avril pro­chain, mais vous pou­vez déjà l’acheter en ligne, sur le site des éditions la ville brûle.

 

 

Conti­nue rea­ding

Par­ta­ger
Posted in Matériel, Témoignages, Vient de paraître | Tagged , , , , , , | 3 Comments

Les avortées décomplexées contre les cathos intégristes

Par­ta­ger

Samedi 31 mars, les cathos inté­gristes ont orga­nisé, comme chaque mois un ras­sem­ble­ment devant le centre IVG de l’hôpital Tenon.

Une contre-manifestante a uti­lisé le titre de notre livre à venir.

Et d’autres femmes sont venues spon­ta­né­ment signer sa pancarte.

Par­ta­ger
Posted in Attaques contre le droit à l'IVG, Manifestations | 1 Comment

J’ai avorté à 17 ans, et je vais bien, merci !

Par­ta­ger

Selon le grand Pro­fes­seur Nisand, sa col­lègue gyné­co­logue Bri­gitte Letombe et Sophie Mari­no­pou­los, psy­cha­na­lyste, il fau­drait «  s’inquiéter du recours à l’avortement des jeunes  ».

Ces trois pro­fes­sion­nels, qui affirment écou­ter les femmes, disent n’avoir jamais « ren­con­tré de femmes pour qui l’avortement a[it] consti­tué «un événe­ment fon­da­teur de leur vie d’adulte». Pour eux, il s’agit même d’une «  énor­mité ». Les énor­mi­tés les saluent donc bien bas et leur pré­sentent quatre témoi­gnages de jeunes femmes ayant avorté à 17 ans. L’une d’elle, dit gar­der «  une dent très nette contre cer­tains méde­cins, qui pro­jettent leur concep­tion du monde et leurs idées sur leurs patients, et peuvent cau­ser des trau­ma­tismes dont ils ne sont sans aucun doute pas conscients.  » (Lili) , une autre écrit : «  Je n’ai jamais res­senti de regret, de peine ou d’hésitation, depuis le depart tout était trés clair pour moi et je pense que cette expe­rience m’aura fait gran­dir et murir.  » (Claire) ; la troi­sième affirme : «  J’ai 17 ans, je suis lycéenne et je ne regrette pas une seconde ma déci­sion  ». (Lou) ; et la qua­trième, enfin, déclare n’avoir  « pas vécu cette période comme dif­fi­cile, ni même mar­quante  » (Hélène).

Puisque ces trois pro­fes­sion­nels se targuent d’écouter les femmes, en voici ! Et s’ils se demandent pour­quoi ils n’entendent pas ces paroles dans le cadre de leur pra­tique, qu’ils s’interrogent sur les effets de cen­sure que leurs repré­sen­ta­tions impriment sur les femmes qu’ils reçoivent…

Conti­nue rea­ding

Par­ta­ger
Posted in Témoignages | Tagged , , , | 11 Comments

Avortement aux Etats-Unis: des projets de lois comme s’il en pleuvait

Par­ta­ger

Les pro­jets de lois pour limi­ter, entra­ver, et abo­lir de fait, le droit des femmes à l’avortement se mul­ti­plient aujourd’hui sur tout le ter­ri­toire USaméricain.

Les répu­bli­cains (en par­ti­cu­lier) se sont fait une spé­cia­lité de ten­ter d’abolir, sans y arri­ver, tou­te­fois, l’arrêt Roe v. Wade, qui recon­naît l’avortement depuis 1973 comme un droit constitutionnel.

Cepen­dant, les groupes anti-IVG sont par­ve­nus à rendre l’avortement tou­jours plus dif­fi­cile d’accès, grâce à la com­pli­cité des élus de cer­tains états qui, soit ont omis volon­tai­re­ment de prendre des mesures pour faire appli­quer le droit à l’avortement, soit ont adopté des lois sour­noises pour le limi­ter – qu’il s’agisse du rem­bour­se­ment de l’acte, d’examens obli­ga­toires à la charge de la patiente, d’obligation de consul­ter un « cabi­net de conseils » en matière de soins repro­duc­tifs ou de l’inaccessibilité des centres d’IVG.

Sans par­ler de l’autorisation de se pré­va­loir de la « clause de conscience » pour les per­son­nels soi­gnants, les phar­ma­ciens ou les centres hos­pi­ta­liers, de l’indifférence des auto­ri­tés au har­cè­le­ment et aux menaces que subissent les per­son­nels de ces centres, leurs familles et les femmes qui s’y rendent pour avorter.

Cela, en vertu du 1er Amen­de­ment qui garan­tit la liberté d’expression et la liberté de conscience en matière de religion.

Mal­gré cela, ces mesures ne sont tou­jours pas satis­fai­santes pour le lobby anti-avortement, qui revient à la charge avec d’autres pro­jets de loi visant à por­ter un coup fatal à la loi sur l’IVG, et qui est sou­tenu par cer­tains élus des congrès des états qui débordent d’imagination pour inter­dire aux femmes – et plus par­ti­cu­liè­re­ment aux plus dému­nies — l’accès à l’IVG.

Après la Vir­gi­nie, le Texas, et l’Iowa , entre autres,  c’est main­te­nant au tour de la Loui­siane de remettre sa copie au Congrès de l’état.

L’état de Loui­siane pré­sente aujourd’hui un pro­jet de loi qui inter­dira à qui­conque de pra­ti­quer des avor­te­ments s’il n’est pas méde­cin agréé.

Selon NOLA.com (publié le 1 mars 2012) :

« Les avor­te­ments pra­ti­qués par toute per­sonne qui n’est pas doc­teur en méde­cine accré­dité par l’état de Loui­siane seraient consi­dé­rés comme un crime en vertu de la loi pro­po­sée jeudi 1 mars par le séna­teur démo­crate Rick Ward III. Ward  a déclaré que sa pro­po­si­tion de loi concer­ne­rait les infirmier-ère-s diplomé-e-s d’état, les infir­miers auxi­liaires, les assis­tants des méde­cins, les aides-soignant-e-s et ceux qui n’ont reçu aucune for­ma­tion médicale.

Le pro­jet de loi de Ward intro­duit la notion d’ »homicide volon­taire aggravé par le démem­bre­ment du fœtus » quand ceux qui ne sont pas doc­teurs en méde­cine se seront ser­vis de pinces, de for­ceps ou d’autres moyens pour démem­brer le fœtus au cours de l’avortement. Qui­conque accusé de ce crime serait pas­sible d’une peine de un à dix ans de pri­son, d’un amende entre 10 000 et 100000 dol­lars, ou à la fois d’une amende et d’une peine de prison.

Un autre aspect inté­res­sant de ce pro­jet de loi, c’est que les méde­cins doivent attes­ter par écrit qu’une femme qui a subi une inter­ven­tion à la suite d’un avor­te­ment spon­tané ou d’une gros­sesse qui se pas­sait mal, néces­si­tait vrai­ment une inter­ven­tion pour ce motif, en joi­gnant à son dos­sier les docu­ments et écho­gra­phies prou­vant le diag­nos­tic du médecin ».

Par­ta­ger
Posted in Attaques contre le droit à l'IVG | Leave a comment